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Et si le vrai taux d’inflation était de 5% au lieu de 2%?

Apparemment, je ne suis pas le seul à remettre en question les taux d’inflation officiels et à me questionner le vrai taux d’inflation!

Étant comptable et non un économiste, j’ai fait des recherches sur le web, lu plusieurs publications sur le sujet et j’ai aussi creusé la question auprès de quelques économistes au Canada, en Amérique latine et en Europe.

J’ai d’abord été surpris de constater la réaction unanime des économistes à qui j’ai posé la question bien humblement (car je me disais qu’une « erreur » si importante ne saurait être cachée…). Je dois dire que les économistes que j’ai rencontrés sont soit retirés, travaillent dans l’entreprise privée ou sont des enseignants.

Les économistes à qui j’ai parlé de mes doutes sur les taux d’inflation officiels ne croient pas une minute aux taux d’inflation publiés!

Je cherchais tout de même des éléments plus précis…

 

Une étude sur le vrai taux d’inflation

Je connaissais depuis plusieurs années Shadow Stats. 

Cette société a analysé en détail le taux d’inflation officiel du gouvernement américain.

Son travail d’analyse – voir le graphique ci-dessous – permet de comparer le taux d’inflation officiel avec ce que devrait être le vrai taux d’inflation, selon eux.

Les auteurs de cette étude, qui couvre plusieurs années, maintiennent qu’un taux d’inflation réaliste doit être calculé selon un panier fixe de biens et de services. Alors que dans les faits, la composition du panier que l’on considère représentatif varie selon les fluctuations du marché. En fait, on enlève systématiquement les éléments du panier trop volatils (comprendre: ce qui augmente!).

Le problème de crédibilité des organismes officiels, c’est que le calcul des statistiques officielles américaines permet de substituer un bien devenu trop cher par un autre plus accessible financièrement pour le consommateur.

Car si dans ce calcul, le gouvernement peut substituer un produit devenu trop cher par un autre, le chiffre obtenu n’est pas le vrai taux d’inflation.

En conséquence, ni le consommateur ni l’investisseur ne devrait se fier au taux d’inflation officiel!

Shadow Stats donne l’exemple du steak qui a été substitué par le hamburger dans le calcul de l’indice. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a une importante différence entre ces deux produits!

 

Manipuler le taux d’inflation?

Mais quel serait l’intérêt des gouvernements – il n’y a pas que les Américains qui le font! – à sous-évaluer le taux d’inflation?

Un premier avantage serait de limiter la hausse les dépenses publiques. Car, en sous-estimant le vrai taux d’inflation, toutes les dépenses liées par ententes à l’indexation automatique au coût de la vie augmenteraient moins. Ce sont des dépenses importantes de l’état comme les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires et les prestations des assistés sociaux.

Ensuite, il y a l’impact sur la consommation. Imaginez le moral des consommateurs s’ils connaissaient l’état réel de la situation économique! On peut penser que la consommation des ménages diminuerait de façon marquée!

Et enfin, nous les investisseurs…

Comment réagiraient les petits comme les grands investisseurs s’ils savaient que l’économie mondiale est en décroissance depuis plusieurs années?

Ils retireraient sans doute une bonne partie de leur argent des marchés boursiers!

Et en définitive, tout cela aggraverait certainement le ralentissement économique réel actuel.

Les investisseurs se retireraient des marchés boursiers pour attendre de meilleures perspectives économiques… Et tout cela nuirait au financement des nouvelles entreprises et au développement des anciennes!

Bref, ce serait la crise! Je le dis souvent; dans les faits, la crise de 2008 n’est pas terminée!

Ouf! Quelle différence ça serait si le vrai taux d’inflation était connu!

 

La croissance économique est-elle réelle?

Il faut se rappeler que le taux de croissance de l’économie est calculé en déduisant l’inflation des chiffres de croissance de l’année en cours.

En fait, le taux de croissance économique – le calcul de la croissance du PNB – est estimé en utilisant le taux d’inflation officiel pour permettre la comparaison en dollar constant, avec l’année précédente

Aussi, il faut savoir que la mesure de l’inflation est une statistique et non un chiffre, un pourcentage exact. En fait, ce chiffre est maintes fois révisé après publication!

Selon l’auteur de Shadow Stats, si le vrai taux d’inflation est faussé de 4%, cela veut dire que la croissance économique de 2018 aurait plutôt été une décroissance de 2%!

Le calcul st le suivant: 2% de croissance selon le taux officiel diminué du vrai taux d’inflation de 4%.

 

Quel est le vrai taux d’inflation?

Voici les calculs, selon Shadow Stats, du vrai taux d’inflation et du taux d’inflation officiel aux États-Unis:

le vrai taux d'inflation

Source: http://www.shadowstats.com/alternate_data/inflation-charts

Je n’ai pu vérifier précisément le mode de calcul précis de l’inflation au Canada et en Europe. Mais tout m’indique que les gouvernements canadiens et européens utilisent des méthodes similaires aux Américains. Et ils en tirent les mêmes avantages quant à leur gestion budgétaire!

Peut-on se fier aveuglément aux chiffres ci-haut?

Qui devrions-nous croire; les gouvernements ou Shadow Stats?

Étant donné qu’on traite d’estimations, on aura sans doute jamais la réponse…

Mais je suppose que la vérité est quelque part entre les deux chiffres du graphique de Shadow Stats.

Et ce que me disent à la fois mon instinct et mes observations, c’est que le vrai taux d’inflation est plus près de 6% que de 2%.

Disons que nous ayons eu 5% d’inflation au cours des dernières années, plutôt que le 2% qui correspond plus ou moins au taux d’inflation officiel moyen en Europe et en Amérique. 

Cela nous expliquerait pourquoi:

  • Il est de plus en plus difficile de maintenir notre niveau de vie.
  • Que l’on doive constamment remettre en question nos dépenses de consommation pour arriver à boucler notre budget.
  • Que l’endettement des ménages ne cesse d’augmenter (et pas juste pour acquérir des biens immobiliers!).
  • Et que même les salariés qui ont des revenus pleinement indexés au coût de la vie (calculés selon le taux d’inflation officiel, je vous le rappelle) sont dans la même situation. Et, eux aussi doivent remettre en question leurs niveaux de dépenses!

Aussi, depuis quelques années, on se voit tous forcé à mieux gérer notre budget!

En conséquence, tant nos épargnes que notre niveau de vie sont menacés!

 

Le vrai taux d’inflation, selon Jean-Marie Eveillard

Mais outre Shadow Stats, qui d’autres pensent que le taux d’inflation réel est erroné?

Dans son livre, En bourse, investissez dans la valeur (que j’ai résumé ici), Jean-Marie Eveillard cite Paul Singer, fondateur d’Elliot Management en 2014:

Les données économiques sous-estiment l’inflation et surestiment la croissance… Et les politiques des banques centrales des six dernières années sont insoutenables… Et si les investisseurs perdent confiance dans l’efficacité du stimulus monétaire.

Les politiques du « quantitative easing » des banques centrales ne vont pas créer une croissance durable… Beaucoup de données sont falsifiées et trompeuses… Tandis que les économistes acceptent toutes sortes « d’ajustements » et de « trucages »…

L’hyperinflation?

Si rien ne change très rapidement, un des scénarios possible dont je parle dans mon livre est… l’hyperinflation.

Et, si ou quand cela arrivera, nous pourrions vivre une très grave crise financière qui affectera sérieusement vos revenus, votre vie, votre famille et votre patrimoine.

Protégez-vous! Il est encore temps…

Marc Blais

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Est-il encore possible d’éviter une crise financière majeure?

Sera-t-il possible d’éviter une crise financière majeure alors qu’une crise financière perdure depuis déjà 10 ans?  Malgré ce que disent les gouvernements; la crise de 2008 est loin d’être terminée!

D’ailleurs, ni Trump, ni Macron, ni Trudeau ni personne d’autre ne peuvent changer que des changements socioéconomiques majeurs vont se produire.

Mais pourrons-nous éviter une crise financière majeure?

Des changements structurels importants doivent émerger si l’on veut que cette crise financière prenne fin!

Car cette crise financière est d’abord une crise de la dette, publique et privée. Les chiffres de l’endettement sont si importants que ce niveau est tout simplement insoutenable sur le long terme.

La réalité, c’est que ces dettes sont – depuis plusieurs années déjà – impossibles à rembourser! Sauf si…

Sauf si l’inflation (ou plutôt l’hyperinflation) règle le problème… Mais ce serait à quel prix?

Notre crise, je dis notre crise car elle est mondiale, en plus d’être à la fois monétaire, bancaire, boursière, immobilière, obligataire et bien sûr… elle est politique.

Et enfin, cette crise est sociale, comme le démontre le mécontentement populaire partout dans les économies développées.

 

L’actualité pour oublier la crise

En lisant les journaux ces temps-ci on a quelques fois l’impression que le danger vient principalement de Trump!

Ou peut-être de Poutine? Ou même de Kim Jong-un ?

Et cela peut nous faire partiellement oublier les vrais problèmes financiers; soit l’endettement irréversible des gouvernements d’Amérique, d’Europe et d’Asie.

Et c’est sans compter le niveau record d’endettement d’une portion importante des ménages en Europe et en Amérique du Nord.

Trump a beau encore menacer de construire le mur avec le Mexique , je crois toujours qu’il ne fera pas grand-chose d’autre que de mêler les cartes et de brouiller les esprits! Et c’est là qu’il y a un vrai danger pour nous, les investisseurs! 

Car il faudra être ou devenir des investisseurs intelligents.

L’investisseur qui se laissera brouiller les esprits par tout ce bruit médiatique risque de perdre beaucoup d’argent!

Plusieurs investisseurs considèrent les déclarations journalières et intempestives de Trump si importantes qu’ils en oublient leur vision de l’investissement!

Aurions-nous soudainement oublié l’ampleur des déficits annuels et cumulés des gouvernements américain, chinois, japonais, canadien et européen?

Ce tableau interactif de la dette publique mondiale, dont la source est le Fonds Monétaire International (FMI), vous rappellera qui sont les pays experts de l’endettement mondial.

Croire que les gouvernements vont solutionner la crise, c’est faire l’autruche.

Protégez-vous, ça presse!

 

Quel risque prendrez-vous?

En fait, vous pouvez, soit espérer que tout se passe bien et que les gouvernements pourront – par magie – nous éviter une crise financière majeure. Ou bien, réagir et tenter de protéger votre avenir et celui de votre famille.

Vous devez considérer le risque d’une crise financière majeure comme un risque dont les probabilités sont très difficiles à évaluer, mais dont l’impact serait potentiellement catastrophique!

Ce risque pourrait se comparer au risque d’incendie de votre maison. Comme je présume que vous êtes bien assuré dans ce cas, pourquoi ne pas faire pareil pour vous éviter une crise financière personnelle?

 

L’exemple de la Syrie!

Le 7 avril 2017, l’armée américaine frappait par surprise la Syrie avec 59 bombes. Toute la planète était tournée vers Trump et les États-Unis. Certains espéraient que cela continue, d’autres que l’on s’arrête là.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est qu’à la fois la Syrie et la Russie aient été prévenues à l’avance de ces frappes surprises!

Selon une autre source européenne, les dommages militaires occasionnés par ce bombardement ont été pratiquement nuls. L’armée syrienne ayant eu tout le temps nécessaire de retirer (pratiquement) tout son arsenal militaire avant le bombardement américain, lequel n’a fait aucun mort du côté des militaires syriens.

 

La stratégie de diversion a fonctionné!

Mais le résultat politique espéré semble avoir été atteint car:

Son intervention, saluée par les alliés de Washington, lui permet de momentanément faire passer au second plan l’affaire de l’ingérence russe dans la campagne électorale, qui ne cesse de rebondir et empoisonne son début de mandat. Dernier épisode en date: Devin Nunes, le président de la Commission du renseignement du Congrès, contraint de se récuser.

En provoquant une réaction courroucée de Vladimir Poutine, Donald Trump se défait des accusations de relations troubles avec Moscou. Les frappes américaines permettent également de masquer les difficultés du président américain sur le plan intérieur, avec la difficile confirmation de la nomination du juge Gorsuch à la Cour suprême, l’échec de l’abrogation de l’Obamacare et les tensions dans son entourage proche. LeTemps

 

Le taux de chômage officiel aux États-Unis

L’exemple des chiffres du chômage…

En décembre 2016, les premiers chiffres officiels du chômage étaient si positifs que c’en était surprenant! (C’était comme si quelque chose d’extraordinaire s’était soudainement produit sans que personne ne l’ait remarqué…)

Et à peu près en même temps, les chiffres de l’emploi au Canada ont battu un record des cinq dernières années.

Sauf que ces chiffres sont fréquemment révisés par la suite!

On pourrait aussi parler du taux d’inflation réel qui me semble très loin du taux d’inflation officiel…

Plus je regarde les données économiques officielles sur le chômage aux États-Unis et plus je me dis qu’ils sont loin de refléter la réalité.

Car si l’on décidait soudainement de ne plus exclure des statistiques de sans-emploi tous ceux qui ne reçoivent plus de prestations, tous ceux qui vivent de l’assistance sociale ou qui travaillent maintenant à temps partiel ou à un salaire moindre, on obtiendrait le taux réel.

Et ce taux ne serait certainement pas 5%! 

 

L’immobilier souffrira de la hausse des taux d’intérêt

Peu importe ce qui arrivera avec Trump au cours des prochaines années – certains disent qu’il pourrait même être destitué! – les taux d’intérêt pourraient bien avoir déjà atteint leur bas historique. Bien que je serais surpris qu’ils augmentent rapidement, vu la faiblesse réelle de l’économie!

Trump n'évitera pas la crise financière - Tbill 10 ans

Source: Rendements des Tbill 10 ans

Les taux d’intérêt sur les T-Bills américains d’une durée de 10 ans n’ont cessé de baisser depuis…  1981!

 

Plus de 35 ans de baisse de taux d’intérêt !

On savait que cela se terminerait un jour, mais rarement a-t-on vu une si longue période de marché obligataire haussier! (Quand les taux baissent, la valeur marchande des obligations à taux (plus élevé) augmente).

D’ailleurs, cette baisse constante des taux d’intérêt, depuis 35 ans, ne peut s’expliquer que par l’intervention divine de nos gouvernements et… des banques centrales.

Les taux pourraient-ils remonter? Bien sûr, tout est possible ! 

Mais un jour, les taux d’intérêt remonteront pour de bon… Et là, l’immobilier et l’économie mondiale souffriront!

Entre autres, parce que la santé financière des jeunes ménages est déjà grandement fragilisée par le niveau élevé d’endettement!

D’ailleurs, une étude mentionnait récemment que quand les taux d’intérêt augmenteront de 1%, la hausse soudaine des coûts d’emprunt pourrait entraîner une baisse de 30 % du prix des maisons, et même la faillite d’une institution financière canadienne prédit la SCHL, qui a élaboré plusieurs scénarios catastrophes. 

Et si les taux américains continuaient à baisser et devenaient négatifs comme en Europe?

Alors, l’immobilier continuerait à monter et la bulle se poursuivrait encore quelques mois, ou quelques années. Personne ne sait!

En fait, l’immobilier est un excellent placement et une très bonne protection contre les crises.

La bulle immobilière en Chine le prouve.

Les Chinois n’ont confiance ni en leur gouvernement ni en leur banque. Alors, ils achètent de l’or et de l’immobilier. Ils ont créé une super bulle immobilière!

On voit donc qu’il sera difficile d’éviter une crise financière majeure.

J’espère juste que tout cela n’éclatera pas en même temps!

 

L’impact d’une hausse des taux d’intérêt 

Les obligations d’état sont un placement à risque. Pourquoi?

D’abord, parce que les émetteurs (les gouvernements) ne peuvent présentement plus rembourser le capital emprunté, sans emprunter à nouveau!

Certains états vont même jusqu’à emprunter pour payer les intérêts!

Ensuite, parce que lorsque les taux d’intérêt augmenteront, il y aura deux impacts:

  • Les obligations de votre portefeuille perdront de la valeur sur le marché. (Qui voudrait d’une obligation à un taux inférieur?) Si par exemple vous possédez une obligation d’une durée résiduelle de 5 ans qui rapporte 1% de moins que le marché, votre obligation vaudra environ 5% de moins!  Sauf si vous choisissez de conserver votre titre obligataire jusqu’à l’échéance. Mais si vous avez investi dans un fonds de titres obligataires, vous serez à perte!
  • Il sera encore plus difficile pour les gouvernements de vous payer, car leur déficit augmentera davantage en raison de hausse des dépenses d’intérêt. Sauf si, bien sûr, ils réussissaient à continuer à emprunter… Mais il y a une fin à ça!

Non, décidément, et surtout malheureusement, on ne pourra éviter une crise financière majeure!

 

Éviter une crise financière majeure ou s’en protéger?

Heureusement pour vous, il y a des solutions pour se protéger.

Vous pourriez, par exemple, décider d’investir dans l’or et profiter du cycle minier haussier. À vous de voir!

Enfin, si vous avez des commentaires ou des questions, écrivez-moi:

Marc Blais

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Les gouvernements influencent l’avenir des marchés boursiers

Quel est l’avenir des marchés boursiers?

Depuis une quinzaine d’années, je lis plusieurs heures par semaine sur l’avenir des marchés boursiers, obligataires, immobiliers et sur l’économie mondiale.

Ce qui inclut plusieurs journaux spécialisés, magazines et rapports de diverses grandes institutions financières disponibles dans mes trois langues, dont l’anglais et l’espagnol.

Souvent, je m’arrête pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous les investisseurs, propriétaires et aussi comme parents. Je tente de me faire une tête sans me laisser influencer par des convictions politiques, sociales ou économiques.

Aussi, je me fais rigueur! J’essaie de m’en tenir aux faits.

Le problème, c’est que depuis que j’ai commencé sérieusement mes lectures sur l’état de l’économie, il y a des faits qui me surprennent et qui me font peur. Là, je parle de chiffres… Je parle exclusivement d’un point de vue comptable et mathématique.

En fait, je découvre que la réalité économique est camouflée par nos gouvernements autant en Europe, en Asie qu’en Amérique.

En somme, je constate des faits. Je soulève des doutes.  Et je discute de réalités que plusieurs économistes et conseillers en placement m’ont souvent confirmé en me disant tout bas: je suis d’accord avec toi, personne ne croit ces chiffes (officiels)!

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, vous savez que je fais référence au taux d’inflation sous-évalué, au grand danger des taux d’intérêt négatifs, à notre monnaie qui a perdu beaucoup de sa valeur au fil des années.  Et aussi à la fragilité du système bancaire international.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire mes articles afin de mieux comprendre la crise financière qui perdure et pour vous en protéger!

Mais revenons au sujet de cet article; l’avenir des marchés boursiers dans un contexte de crise financière qui perdure depuis plus de dix ans malgré les efforts de nos gouvernements?

 

Les gouvernements et l’avenir des marchés boursiers

Il y a un peu moins de trois ans, en 2015, une de mes références économiques a produit un rapport intéressant sur la bourse comme instrument de la politique monétaire des banques centrales. Cela m’a ouvert les yeux sur une réalité que je soupçonnais, mais pour laquelle je n’avais eu aucune preuve, jusqu’à maintenant.

J’avais déjà lu sur ce sujet, mais ce qui n’était pas encore clair pour moi, c’était l’impact réel que les gouvernements avaient en investissant directement sur les marchés boursiers afin d’aider et de stimuler l’économie.

Natixis est une grande banque internationale de financement, de gestion et de services financiers du Groupe BPCE. C’est aussi le deuxième acteur bancaire en France. Mon premier contact avec un de leur analyste remonte à 1994, alors que j’étais CEO d’une nouvelle société minière cotée en bourse.

Dans son rapport, Natixis confirme que les marchés boursiers des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de la Chine sont artificiellement poussés à la hausse dans le but de faire redémarrer l’économie: *

« Aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, la hausse des cours boursiers a joué et joue encore un rôle important dans la transmission de la politique monétaire à l’économie … »

« En Chine, aujourd’hui, le gouvernement organise des achats massifs d’actions pour faire remonter le marché. La Bourse devient donc un instrument important de la politique monétaire, la zone euro restant pour l’instant une exception. »

Les gouvernements tentent donc de stimuler l’économie en achetant massivement des titres boursiers. Ce qui a comme conséquence de faire gonfler les valeurs boursières. Et de faire croire à l’investisseur boursier que l’économie va mieux qu’en réalité.

Ce qui me fait dire que:

La croissance partiellement artificielle des marchés boursiers montre une fausse impression de croissance économique.

 

Les gouvernements cherchent à tout prix à faire redémarrer l’économie

En effet, les gouvernements cherchent à tout prix à redémarrer l’économie en:

  • Réduisant les taux d’intérêt, dans le but de nous pousser à dépenser et à investir davantage en nous endettant à un taux très bas. Mais les taux remonteront, c’est uniquement une question de temps!
  • Imprimant plus d’argent. Cet argent a servi aux États-Unis et sert encore en Europe à renflouer les banques pour leurs erreurs du passé. Rappelons que ces banques ont investi dans des créances risquées (prêts immobiliers et dettes gouvernementales telles que la Grèce).

Tiré du rapport de Natixis* :

« De plus en plus de pays utilisent les cours boursiers comme un instrument supplémentaire de la politique monétaire.

Ceci est dangereux : les hausses des cours boursiers mises en place par les gouvernements ou les Banques Centrales créent un aléa de moralité : les acheteurs d’actions se sentent protégés, assurés, par les gouvernements ou par les Banques Centrales.

Cela va clairement être le cas en Chine après les interventions récentes, et déclenche normalement une vague d’achats et une bulle actions incontrôlable. »

 

Pourquoi les gouvernements influencent-ils l’avenir des marchés boursiers?

Le but des gouvernements, en créant une hausse artificielle des cours boursiers, est clairement de faire:

  1. Baisser le taux d’épargne des ménages. Bref de nous pousser à la consommation!
  2. Augmenter l’investissement des entreprises au-delà de ce qu’implique l’évolution de la croissance. Soit de motiver artificiellement les entreprises à investir dans des équipements en vue d’une augmentation future de clientèle.

La question que je me suis posée est : comment les gouvernements en sont-ils rendus à agir ainsi?

Ce n’est pas surprenant répondent certains économistes. Puisque les autres instruments (baisse des taux d’intérêt et augmentation de la masse monétaire) ont déjà été pleinement utilisés avec peu de résultats. Alors, quel moyen leur reste-t-il pour améliorer l’économie?

Cette situation est pourtant très dangereuse car* :

« Elle crée un aléa de moralité sur les marchés d’actions (les investisseurs pensant être assurés par les états ou les Banques Centrales), qui est favorable à l’apparition de bulles. La situation chinoise est très claire ici. »

 

Que faire comme investisseur ?

Plusieurs investisseurs seront sans doute induits en erreur quant à l’avenir des marchés boursiers.

Sauf vous, je l’espère !

Depuis quelques années déjà, je considère qu’il vaut mieux rester en retrait de la bourse pour le moment…

Éviter les risques importants est toujours une excellente stratégie!

Ce qui ne veut pas dire de ne rien investir en bourse.

Car il y a et il y aura toujours des sociétés et des secteurs sous-évalués dans lesquels investir profitablement.

Par contre, c’est peut-être le temps de sous-pondérer ses investissements sur le marché boursier.

Certains argumenteront que l’on ne retrouve pas encore de signe d’euphorie chez les investisseurs (en janvier 2019).

Et c’est bien vrai!

D’autres diront que les ratios P/E (cours/bénéfices) sont actuellement très élevés mais que compte tenu des très faibles taux d’intérêt, ces ratios sont amplement justifiés. Et vu l’absence de concurrence pour l’investisseur individuel et institutionnel, l’avenir ses marchés boursiers est assuré…

L’indice PER Shiller décembre 2018

 

Mais rappelez-vous les dots-COM en 1999. On disait: cette fois-ci ce n’est pas pareil!

Selon votre situation, le problème n’est peut-être pas de posséder des actions, mais d’en posséder trop!

 

Trop d’actions ?

Maintenant que vous comprenez mieux mon point de vue sur l’état actuel des marchés boursiers, que pensez-vous de votre répartition en actions dans vos portefeuilles?

Ou si vous préférez; quel % de l’ensemble de vos investissements devrait être investi sur les marchés boursiers?

Livre L'art d'investir à sa façonPour ceux qui veulent en savoir plus, dans le chapitre 4 de mon livre L’art d’investir à sa façon en temps de crise  (le chapitre 1 vous est offert gratuitement), je vous dépeins le portrait de l’économie mondiale selon ma lecture des évènements et des faits.

Bon investissement!

Marc Blais, CPA, CGA

* Source : Natixis Flash économie, recherche économique. La bourse comme instrument de la politique monétaire. 24 juillet 2015 –  (Les mots en caractère gras ont été mis en évidence par Marc Blais). http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=86291

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Quoi, on est toujours en crise financière !

Quoi, on est toujours en crise financière?

On n’est pas complètement sorti de la récession de 2008-2009.

Pierre Fortin, économiste

 

L’économiste Pierre Fortin, abondait en ce sens dans une entrevue réalisée à RDI en aout 2016 (à 4 min 10 sec de la vidéo).

estimation croissance mondiale - Est-on toujours en crise financière?

D’autre part, on voit clairement dans ce graphique que la vraie croissance économique tarde à se manifester.

Aussi, les politiciens qui nous disent que la reprise est assurée sont soit mal informés ou ils tentent tout simplement de nous motiver à consommer davantage, comme le mentionne d’ailleurs Pierre Fortin à Gérald Filion dans son entrevue.

Et il y a aussi l’économiste de Natixis, Philippe Waechter qui relativise les chiffres officiels en lien avec la croissance économique.

Le PIB américain du 2e trimestre révisé à la baisse. La révision est minime, mais cela signale une croissance limitée pour l’année 2016. La révision a été de 1.22 % à 1.1 % (taux annualisé). Ce n’est pas spectaculaire, mais l’acquis n’est que de 1 %, la croissance sur un an de 1.2 % et il faudrait 2.6 % (taux annualisé) à chacun des deux derniers trimestres de 2016 pour atteindre 1.5 % sur l’ensemble de l’année. C’est beaucoup au regard des évolutions récentes. Peut-on imaginer la Fed remonter son taux pour calmer la surchauffe?????

Tout ça se passait en 2016…

 

Est-on toujours en crise financière en 2018?

Mais l’année 2017 ne donne toujours pas de signes encourageants…

 

Une reprise faible

Malgré les récentes nouvelles économiques qui donnent à penser que la reprise est solide, les signes de reprise économique ne sont pas évidents.

Il faut par exemple lire le titre de cet article: Une reprise solide se confirme dans la zone euro. Et ensuite, il faut bien analyser son contenu (en chiffres) pour se rendre compte que la reprise économique – s’il y a reprise – est… plutôt faible!

En complément, j’explique ici comment une erreur d’estimation du taux d’inflation officiel peut fausser le calcul de la croissance économique (PIB).

 

Oui, mais la bourse continue de monter!

Et il y a les bourses qui donnent l’impression que tout va bien grâce, à l’intervention des gouvernements et des banques centrales qui y investissent des sommes colossales… afin de stimuler artificiellement l’économie.

 

Bref, nous sommes toujours en crise financière et les causes de la crise financière de 2008 n’est toujours pas réglée.

En fait, elle s’est même aggravée!

 

Toujours en crise?  Et nous les investisseurs…

Et si nous sommes toujours en crise financière, qu’est-ce que cela veut dire pour nous les investisseurs?

En général, lors d’une crise financière et en attendant que l’économie reprenne son rythme normal, les investisseurs se réfugient dans les obligations.

Mais que faire lorsque les taux de rendement des obligations d’état sont si bas?

 

Les bas taux d’intérêt

Le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne du gouvernement fédéral canadien a baissé de 75 % depuis 2008!

Il est facile d’imaginer l’impact sur le rendement des investissements des épargnants!

Quand 70 % des titres à revenu des obligations du monde sont inférieurs à 1 % et que 30 % rapportent des taux négatifs, c’est clair que l’investisseur paie pour investir!

Les retraités sont donc dans une position difficile. Car en générant beaucoup moins de revenus de retraite que planifié, ils sont forcés de réduire leurs dépenses. Et cela affecte la croissance!

Aussi, si les bas taux d’intérêt se poursuivaient encore quelques années, qu’arriverait-il des revenus de pension garantis par l’état, de la capitalisation des fonds de pension privés et des fonds réservés aux réclamations futures des assureurs?

Les fonds manqueraient.

En fait, ils manquent déjà…

Plusieurs fonds de pension privés et publics sont sous-capitalisés de 40%!

 

Comment investir en 2018, 2019 et 2020?

Les taux d’intérêt ont baissé lentement mais sûrement depuis 35 ans.

En conséquence, la valeur marchande des titres obligataires a augmenté. (Car les titres à plus haut taux d’intérêt ont plus de valeur que ceux à bas taux d’intérêt.)

Mais maintenant que les rendements sont tout près de 0%, devrions-nous continuer à acquérir des titres obligataires?

Pouvons-nous clairement assumer que la baisse des taux d’intérêt soit pratiquement terminée?

Si oui, à quel rythme remonteront les taux d’intérêt?

Et quelle sera la conséquence sur l’économie?

 

Baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie?

Le danger actuel c’est qu’on ne peut pas continuer à baisser les taux d’intérêt, certains titres obligataires sont déjà en territoire négatif!

Les retraités

Les gens à la retraite sont déjà dans une mauvaise situation financière. leur pouvoir d’achat ne cesse de baisser.

 

Les trentenaires

Ce sont par contre les trentenaires qui veulent investir et emprunter pour acheter une maison qui pourraient en profiter…

Mais ont-ils vraiment accès au crédit?

Les banques commerciales sont restées prudentes et prennent encore très peu de risque…

 

Les entrepreneurs

Les gens d’affaires constatent que les perspectives de croissance sont moindres que par les années passées.

Et ils investissent donc moins qu’auparavant.

Le résultat est que la croissance économique ne se manifeste pas encore!

 

Le vrai taux d’inflation

De plus, nos dépenses personnelles subissent une hausse annuelle qui diffère grandement des chiffres d’inflation officiels. Et nos revenus n’augmentent pas au même rythme!

Avez-vous remarqué que votre coût de vie est différent de l’indice des prix à l’inflation (IPC), le taux d’inflation officiel de votre gouvernement?

C’est là une autre raison qui fait que nous consommons moins qu’auparavant.

L’inflation appauvrie les épargnants un peu plus chaque jour.

D’où la nécessité de détenir des biens et des investissements qui vous protègeront de l’inflation.

 

Le vent a tourné : les banques centrales ont perdu la confiance des investisseurs!

 

Il ne faut ni croire nos politiciens ni la FED ni la BCE!

 

Les QE cumulés des banques centrales depuis 2008 - Est-on toujours en crise financière?Les banques centrales ont beaucoup investi pour sauver le système bancaire depuis la crise de 2008. Mais la façon dont elle a procédé ne visait pas nécessairement — ou principalement! — la reprise de l’économie.

Et de leur côté, les marchés financiers ont accordé le bénéfice du doute aux banques centrales.

 

En attendant la reprise, les investisseurs, eux…

Les investisseurs, eux, espéraient que la nouvelle politique monétaire de leurs pays allait vraiment aider l’économie et, surtout, qu’elle parvienne à résoudre les difficultés des banques. Et réactive l’économie.

Mais dix ans se sont écoulés depuis 2008. Et les banques sont encore fragilisées, en fait, elles le sont même plus qu’en 2008.

Les résultats économiques positifs des programmes de relance se font attendre depuis dix longues années déjà.

En fait, la situation qui s‘était pourtant légèrement améliorée aux États-Unis, suite au premier QE (aide quantitative), au second QE et au troisième QE; pourrait empirer de nouveau s’il y avait un autre coup dur porté à la stabilité du système financier.

Et cela nécessiterait un quatrième QE…

Si bien que maintenant, ce qui se produit c’est que les marchés financiers et les gros investisseurs se demandent :

  • Combien de QEs seront nécessaires pour finalement relancer l’économie?
  • Combien d’argent devra encore être imprimé par les banques centrales?
  • Et comment l’économie pourra-t-elle repartir si la consommation n’est pas au rendez-vous?

bilan des banques centrales - Est-on toujours en crise financière?Il est clair qu’il faudra faire davantage et différemment pour obtenir un meilleur résultat.

Plusieurs se demandent pourquoi les banques centrales s’entêtent à faire encore plus de ce qui n’a pas marché?!

C’est pourtant ce que continuent de faire des pays comme le Japon, les États-Unis et l’Europe!

Sans résultats. On est encore et toujours en crise financière!

 

La solution parfaite pour se protéger à de la crise financière n’existe pas. Et surtout elle est propre à chaque investisseur.

Mais ce qui est sûr, c’est que ne pas se protéger n’est pas une option!

 

Un peu d’or pour protéger son portefeuille boursier?

Si vous décidiez de rester partiellement ou pleinement investi en bourse, investir dans l’or et dans les bonnes minières pourrait stabiliser et améliorer le rendement de votre portefeuille au cours des prochaines années.

Le secteur des minières, en début de cycle haussier!

Le prix de l’or a terminé son cycle baissier en janvier 2016.

Depuis, des mouvements de hausse et de baisse se sont succédé… Mais au net, on assiste depuis 2016 à une hausse qui confirme le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Le début de ce cycle haussier sera très profitable pour ceux qui sauront comment investir dans les bons titres miniers!

Soyez libre de télécharger mon guide gratuit « Comment investir dans les minières en début de cycle minier ».

Diversifier ses investissements dans le secteur minier sera un des meilleurs moyens de se protéger de la crise financière et de diversifier ses investissements à la bourse d’ici 2020.

 

Pourquoi allouer une portion de son portefeuille aux minières en 2018?

L’attrait le plus important d’investir dans les meilleures sociétés minières – c’est l’effet de levier positif de la valeur des minières sur le prix de l’or d’un cycle haussier. (Mais comme vous l’avez sans doute remarqué, cet effet est super négatif lors d’un cycle baissier!)

En effet, les sociétés minières possèdent des années de réserves dont la valeur est affectée par la variation du prix des métaux qu’elles produisent.

Le ETF GDXJ de 2011 à 2017
Le ETF GDXJ de 2011 à 2017

 

Malgré une faible hausse du prix de l’or depuis le début de 2016, vous avez sans doute déjà remarqué l’effet positif multiplicateur sur la valeur des minières.

Aussi, lorsque l’or reprendra fortement sa course pour atteindre de nouveaux records, les minières prendront rapidement beaucoup de valeur!

Serez-vous là pour en profiter?

Rappelez-vous:

Nous sommes toujours en crise financière!

Bonne semaine!

Marc Blais, auteur et coach financier

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La crise financière de 2008 n’est pas finie!

C’est difficile à croire pour certains, mais la crise financière de 2008 n’est pas terminée.

Il y a plusieurs aspects à la crise comme les taux d’inflation et de chômage réels. Mais ici, je traiterai en particulier de l’importance de protéger votre patrimoine en temps de crise.

Et surtout, je regarderai avec vous de ce que cela veut dire pour vos investissements.

Mon but est de vous aider à y voir plus clair… Et à orienter vos investissements vers des classes d’actif moins risquées que le marché boursier et les obligations d’états. Ces deux catégories d’actif sont devenues beaucoup trop chères en général.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent à gagner pour un investisseur intelligent axé sur la valeur!

Mais parlons d’abord de cette crise financière!

 

La crise financière de 2008 ne serait pas encore terminée? 

Je me demande bien pourquoi il est si difficile d’accepter que la crise financière de 2008 et 2009 ne soit pas encore terminée…

Je comprends que l’être humain a à la fois une capacité et une volonté d’extrapoler son présent pour se sentir en sécurité. C’est inné; on fait tous cela dans la réalité de tous les jours pour nous aider à mieux dormir, surtout après avoir écouté le bulletin de nouvelles!

Mais quand il est question de nos investissements, ne devrions-nous pas cesser de faire l’autruche et voir les conséquences de cette foutu crise financière en face?

Nous aimons vivre comme si ce que nous vivions présentement représentait la normalité. Et de là, nous nous projetons dans l’avenir comme si rien ne changera. Nous espérons que notre stabilité apparente d’aujourd’hui se poursuivre…

Pourtant, les chiffres me montrent clairement que l’on s’en va droit vers une autre crise, pire que celle de 2008!

 

Il y a beaucoup trop de dettes

Dans son livre En bourse, investissez dans la valeur, Jean-Marie Eveillard précise que:

Une majorité d’investisseurs semble aujourd’hui penser que la crise financière est derrière nous, que l’économie US est de retour à la « normale », et à vrai dire que la « vitesse d’évasion » de l’économie triomphera un jour ou l’autre. Autrement dit un taux de croissance de 3% est juste au coin de la rue. Là encore, c’est possible bien qu’à mon avis ce soit improbable. Il y a trop de dettes partout, dont il aurait fallu qu’une partie ait été amortie ou effacée mais cela n’a pas été le cas. Si trop de dettes a été la raison majeure de la crise financière, et cela ne fait pas de doute, comment plus de dettes encore pourrait représenter la solution?

Et la dette de l’état s’est accumulée, la dette des ménages est pratiquement inchangée. Et les entreprises conservent leur cash, mais essentiellement à l’étranger (pour éviter les impôts) et ont récemment émis des tonnes de dettes afin de financer leurs rachats d’actions…

 

La valeur de nos monnaies?

crise financière - valeur monnaie

L’an dernier, j’étais invité comme conférencier au Mining & Investment Latin America Summit pour donner un séminaire sur l’investissement dans les mines et métaux.

Parmi les conférenciers, il y a avait Egon von Greyerz, un conseiller en investissement basé à Zurich en Suisse qui prône l’investissement en or physique comme moyen de se prémunir de la crise et de la dévaluation des monnaies

C’est toujours intéressant de côtoyer des gens qui en savent plus que nous sur au moins un aspect de son métier.

J’ai saisi cette occasion pour discuter de différents sujets reliés à la crise financière et à l’économie mondiale. Et nous avons discuté du risque actuel des principales monnaies utilisées sur la planète; soit le dollar américain, le yen japonais, le yuan chinois et l’euro.

M.Greyerz est un des plus grands spécialistes de l’or et il est aussi très critique de l’action des banques centrales.

Aussi, sa conclusion rejoint la mienne: il n’existe plus une seule monnaie avec une vraie valeur intrinsèque en 2017! C’est-à-dire qu’aujourd’hui en 2017, aucune des grandes monnaies mondiales n’est supportée financièrement par un actif solide. Comme l’or physique.

 

Le papier-monnaie, une question de confiance?

Nos monnaies officielles sont très partiellement supportées par rien d’autres que des monnaies tout aussi faibles que la nôtre!

Et, occasionnellement, par un tout petit peu d’or (un maximum de 10% à 15%). Car il faut bien le dire, c’est le principe des monnaies fiduciaires qui régit les monnaies de nos jours. ce qui suppose la… confiance!

Ceux qui ont connu ce qui se produit lorsque la confiance envers une monnaie disparaît savent très bien ce qui arrivera le jour où un imprévu (black swan) viendra rompre cette confiance!

Et ce qui pourrait bien se (re)produire, c’est une crise de panique financière mondiale qui rompra drastiquement avec nos certitudes actuelles envers le système financier et bancaire!

Que feront les investisseurs lors de la prochaine crise de confiance?

Vous et moi chercherons rapidement à s’abriter derrière quelque chose de sûr. N’est-ce pas?

Ce sera évidemment la course vers des actifs tangibles. Comme les terrains, l’or et l’argent physique, les oeuvres d’art de qualité et l’immobilier.

Et la bourse?

Et les obligations d’état?

Il vaudrait mieux ne pas y penser… à moins d’avoir les liquidités pour profiter d’une correction importante et acheter de très bonnes valeurs dépréciées, comme le fait si bien Warren Buffet!

 

Et l’hyperinflation?

L’hyperinflation est une forme particulière d’inflation qui se manifeste par une hausse extrêmement rapide des prix qui tend à éroder la valeur réelle de la monnaie d’un pays.

Les investisseurs ont alors tendance à fuir leur monnaie. C’est-à-dire que le contrat de confiance est rompu! Entraînant alors une forte volonté de tout vendre pour se réfugier, une accélération des transactions financières vers des devises ou des valeurs fortes et stables.

Et la spéculation s’accentue alors qu’il y a augmentation exponentielle du niveau général des prix et du coût de la vie conduisant en général à d’importantes réformes structurelles.

Et, dans ce scénario, l’or prendra beaucoup de valeur…

 

Mais nous n’avons que très peu d’inflation!

L’inflation détruit déjà votre patrimoine de façon hypocrite à moins que la majorité de vos actifs ne vous protègent déjà.

Vous me direz:

– « Mais Marc, de quoi parles-tu? Il n’y a pas vraiment d’inflation… Les taux d’inflation officiels au Canada, en Europe et aux Etats-Unis sont d’environ 1%! De quoi as-tu peur au juste? »

J’ai récemment discuté des taux d’inflation réels et officiels de nos économies avec plusieurs économistes et conseillers financiers. Certains sont conseillers en placement, économistes, MBA, comptables, etc.

Et vous savez quoi? Ils m’ont tous avoué ne pas croire une minute les taux d’inflation officiels publiés par nos gouvernements!

Le paradoxe, c’est que la plupart des analystes financiers continuent d’utiliser le taux d’inflation officiel pour expliquer l’avenir de notre économie!!

Je me demande bien comment les économistes font pour ne pas se tromper sur des prévisions de croissance économique s’ils se trompent sur les données économiques actuelles!

Ce tableau qui vient d’un article de Egon von Greyerz résume très bien à la fois la dévaluation des principales monnaies mondiales et le taux d’inflation réel.


crise financiere- Or versus les autres devises 1900+

Grâce à ce tableau, vous comprendrez que l’inflation existe déjà!

L’inflation est réelle! Elle se manifeste et est créée par la dévaluation des monnaies-papier.

Il faut savoir que toutes les monnaies-papier du monde ont graduellement été déconnectées de l’étalon-or au cours des dernières décennies!

L’inflation vous appauvrit chaque jour un peu plus et elle continuera de vous appauvrir si vous ne détenez pas des actifs solides qui vous protègent de l’inflation!

 

Protégez-vous de la prochaine crise financière!

crise financière - patrimoineDans les articles de ce blogue, j’insiste sur l’importance de choisir d’investir un certain pourcentage (5-10%) de son patrimoine total en or physique.  

Le but est simplement de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux, comme l’explique une des vedettes de l’investissement en francophonie, Jean-marie Eveillard.

Vous aimez les minières et vous êtes plus tolérants que la moyenne des investisseurs à la volatilité? Vous pouvez booster votre rendement en ajoutant un pourcentage additionnel (de 10% à 30%) dans des sociétés minières de qualité! C’est le temps d’en profiter car nous sommes au début d’un nouveau cycle minier haussier!

Ces pourcentages varient évidemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est important de bien vous connaître afin de bien diversifier vos actifs en temps de crise. Car le plus important c’est de bien sécuriser votre patrimoine en vue de la prochaine manifestation de la crise.

Est-ce que vous protégez votre maison en cas d’incendie et de vol en couvrant ce risque grâce à une police d’assurance? Alors pourquoi ne feriez-vous pas de même pour vous protéger du risque de crise financière?

Franchement, serait-il logique de ne pas sécuriser vos avoirs, si durement gagnés?

Nouveau: vous pouvez me consulter pour un coaching entièrement privé.

Le prix de l’or en $CAN n’a baissé que de 5% entre 2011 et 2015

Saviez-vous que – malgré le cycle minier baissier –  le prix de l’or libellé en $CAN n’a que très peu baissé entre 2011 et 2015? Pourtant le prix de l’or en $US a baissé de 31% au cours de la même période!

Cela prouve simplement que de mesurer la valeur de l’or en $US est une méthode erronée qui fausse de beaucoup la réalité du prix de l’or.

crise financière-l'or en $ canadien 2016

 

Pensez maintenant à ce que cela veut dire quand à la vraie valeur de l’or comme monnaie.

Si vous comparez l’or aux autres formes de papier-monnaie dans le monde, vous verrez que: 

Au fil des années, toutes les monnaies officielles du monde entier se sont dépréciées face à l’or!

Investir dans l’or et les sociétés minières 

Le marché des minières est intrinsèquement lié au prix des métaux sous-jacents et particulièrement au prix de l’or. Le prix de l’or agit souvent comme driver pour les autres métaux du secteur minier.

Le marché des minières a repris sa course vers le haut après un long recul de cinq ans, entre 2011 et 2015. On se situe encore au début d’un cycle haussier et j’aimerais vous aider à en profiter.

Ce sera une mine d’opportunité pour ceux qui – comme moi – veulent acquérir des titres miniers de grande qualité à rabais!

 

Dix ans après la crise financière de 2008, qu’est-ce que l’avenir nous réserve?

À moyen et à long terme, ceux qui croient que les bases de l’économie devront bientôt être repensées ne sont pas loin de la vérité.

C’est clair que de nouvelles structures économiques et financières devront être mises en place pour remplacer les anciennes. Mais le système financier est encore très fragile presque dix ans après la crise financière de 2008.

Et les réformes qui viendront devront inclure le renforcement de la valeur de nos monnaies grâce de l’or physique. Car il n’y a pas vraiment d’autres solutions pratiques et efficaces qui aient fait leurs preuves!

De plus, quelle sera la conséquence de tous ces importants changements?

Des fortunes seront perdues. Tandis que d’autres seront construites. Et on assistera probablement à un important transfert de richesse entre les individus et les différents pays et continents.

livre Le guide de l'investisseur intelligentCes changements sont en préparation car plusieurs décideurs sont déjà conscients du problème.

L’important pour nous, les investisseurs intelligents, c’est d’être prêt à tous ces changements. Et d’éviter le désastre!

Soyez prêts!

Marc

Cet article a été mis à jour en Août 2017.

Crédit photo: 123rf

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La fragilité des banques persiste!

Il faut vraiment creuser pour connaitre la réalité sur la fragilité des banques! Dans cet article, j’ai tenté d’évaluer l’impact possible d’une seconde phase de la crise financière initiée par la faillite de Lehman Brothers il y a plus de dix ans.

Une de mes sources favorites est de lire les publications (généralement assez complexes, je l’avoue) du Fonds Monétaire International (FMI).

Aussi, si vous n’êtes pas encore au fait de la fragilité des banques, cette publication du FMI sur la fragilité du système bancaire devrait vous faire réfléchir!

Il arrive quelques fois que la peur nous impose de ne pas voir le danger autour de nous… Aussi, le défi c’est d’être assez courageux pour faire face aux faits.

C’est d’ailleurs ce que je tente de faire en lisant et commentant les meilleures sources d’information financières. Vous avez accès gratuitement à mes commentaires ici.

De plus, mes observations sur le terrain lors de mes nombreux voyages en Asie, en Europe et dans les Amériques me donnent plein de signaux à l’effet que la crise financière de 2008 n’est pas terminée!

 

Les banques sont-elles solides selon vous?

Notre information économique est souvent positivement biaisée par nos politiciens en mal d’une réélection.

Et comme la majorité des médias se contentent de relayer l’information économique partielle et soigneusement filtrée par des experts en communication, on n’obtient généralement que des demi-vérités! Lesquelles vérités cachent une réalité économique plus obscure…

Plusieurs seront surpris d’apprendre que l’opinion des organismes internationaux indépendants comme le FMI, l’OCDE et la Banque Mondiale est souvent en contradiction avec celles de la BCE (Banque Centrale européenne) et de la FED (Federal Reserve).

Certains diront que ces organismes sont indépendants des gouvernements. C’est à vous d’en juger. Mais dans les faits, vous verrez que cela importe pour saisir l’état actuel de la fragilité des banques.

Pourquoi la grande majorité des nouvelles financières et économiques sont-elles politisées par nos gouvernements?

C’est que leur principal but est de teinter positivement la réalité afin que l’on demeure optimiste face à notre avenir économique. Car maintenir la confiance des ménages permet de maintenir la consommation.

Et de faciliter la réélection des autorités au pouvoir!

 

 

La fragilité des banques selon le FMI

Le FMI et les autres organismes internationaux pèsent leurs mots lorsqu’il est question des perspectives de l’économie mondiale.

Malgré cela, vous verrez que leur constat est sévère quand ils s’expriment sur la fragilité des banques.

Vous remarquerez aussi que les perspectives économiques du FMI sont souvent très différentes de ce que rapportent les médias.

Lorsque les responsables du FMI s’expriment sur la fragilité des banques, ils utilisent un langage nuancé comme ce qui suit:

Le premier défi à relever est celui des séquelles de la crise dans les pays avancés, notamment dans le secteur bancaire, compte tenu du rôle fondamental qu’il joue dans le financement de l’économie. (1)

ou comme ceci :

La présente édition (avril 2016) du Rapport sur la stabilité financière dans le monde pose la question de savoir si les turbulences observées durant ces derniers mois sont révolues ou si elles constituaient un signal d’alerte nous invitant à agir davantage. Je penche plutôt pour la deuxième explication : il faut faire plus pour assurer la stabilité mondiale. (1)

Je comprends que s’il faut agir davantage, c’est que le problème n’est toujours pas réglé.

Autrement, on n’en parlerait plus!

 

Selon le FMI, 15 % des actifs bancaires sont improductifs et 25 % le sont… peut-être!

La fragilité des banques - Tableau du FMI

 

On parle ici seulement des créances douteuses des pays avancés comme le Canada, l’Europe et les États-Unis.

 

15 % des actifs bancaires sont improductifs

Le FMI utilise le terme contesté pour décrire la probabilité élevée que ces banques ne recouvrent jamais leurs créances.

 

25 % des actifs bancaires sont peut-être improductifs

Le tableau montre qu’il y a aussi 25 % des actifs bancaires des pays avancés qui sont éprouvés!

Que veut dire éprouvé ?

Je n’ai pas trouvé d’explication précise jusqu’à maintenant. Mais si je me fie à mes connaissances comptables, j’en déduis qu’il y a un risque X (difficile à quantifier, mais quand même plutôt matériel) que les banques ne récupèrent pas leur capital investi (prêté).

 

Mais le plus intéressant est le 60 %!

Il n’y aurait que 60 % des actifs des banques (les prêts et investissements) qui seraient adéquats.

Dans la zone euro, les tensions des marchés mettent aussi en évidence des séquelles de longue date. Il est urgent de corriger le niveau élevé des créances improductives en mettant en œuvre une stratégie globale et, à terme, il faudra gérer l’excédent de capacité du système bancaire, à savoir le nombre trop élevé d’établissements. L’Europe doit en outre parachever l’union bancaire et établir un dispositif commun de garantie des dépôts. (1)

En décortiquant cet extrait, on peut en tirer quelques conclusions utiles :

  1. Des séquelles de longue date. Ce qui veut dire qu’elles n’ont pas été réglées depuis la crise de 2009, ces séquelles!
  2. Corriger le niveau élevé des créances improductives. C’est ce qui justifie encore plus d’aide financière au système financier sous la forme de QE (Quantitative Easing). C’est ce qui pousse la BCE à continuer à imprimer encore plus de monnaie pour racheter encore plus de créances douteuses des banques.
  3. Établir un dispositif commun de garantie des dépôts. Mais pourquoi, si comme le disent les banques centrales et les gouvernements, les risques du système bancaire sont vraiment derrière nous?

 

Je vous propose donc ce petit rappel technique:

IMPRIMER DE LA MONNAIE = PERTE DE VALEUR DE CETTE MONNAIE = INFLATION = PERTE DE VALEUR DE VOTRE PATRIMOINE!

 

Une stagnation économique et financière à l’échelle mondiale selon le FMI

En 2016, le FMI se demandait encore si les turbulences observées durant les derniers mois étaient terminées. Ou si elles étaient plutôt un signal d’alerte nous invitant à agir davantage.

La réponse du FMI ? Il faut faire plus pour assurer la stabilité mondiale. Des mesures additionnelles s’imposent. (1)

Sinon?

Les turbulences risquent de s’emparer de nouveau des marchés et de s’intensifier, en créant un cercle vicieux de crise de confiance, d’affaiblissement de la croissance, de durcissement des conditions financières et d’alourdissement de la dette. Cette situation pourrait aboutir à une stagnation économique et financière à l’échelle mondiale. Dans ce type de scénario, selon nos estimations la production mondiale pourrait chuter de près de 4 % par rapport à nos projections de référence sur les cinq années à venir. (1)

 

Ma conclusion sur la fragilité des banques

Dix ans après le début de la crise financière de 2009, la question de la fragilité des banques se pose toujours et menace toujours l’équilibre financier de la planète.

Plus qu’en 2008?

Difficile à dire.

Mais ce qui est certain, c’est qu’à l’échelle mondiale, il importe de parachever et d’exécuter le travail de réforme de la règlementation financière. Y compris pour les établissements non bancaires!

Le risque est important. Car en plus de toutes les mesures touchant la politique monétaire – comme les taux zéro et même négatifs appliqués par les banques centrales de certains pays –  les banques centrales utilisent encore systématiquement la création monétaire pour financer :

  1. Les déficits des gouvernements.
  2. Le rachat massif des mauvaises créances des institutions financières des plus grandes économies du monde.
  3. Les dettes des émetteurs pourtant considérés AA et AA+ comme les gouvernements des États-Unis et du Japon.

L’investisseur intelligent est en droit de se demander dans quel actif il devra investir pour protéger son capital à l’avenir.

C’est peut-être pour cette raison qu’on note un déplacement si massif de capitaux. Puisque des investisseurs ultras riches vendent certains actifs plus volatiles et acquièrent des actifs tangibles comme l’immobilier, l’or et les œuvres d’art de haute qualité…

C’est pourquoi, ma conclusion c’est que non, la crise financière de 2009 n’est pas terminée. Et que oui, les banques sont encore assez fragiles.

Étiez-vous de ceux qui croyaient que le système financier s’était solidifié depuis la crise de 2008-2009?

Vous n’êtes pas seul. Je vous invite à partager cet article avec d’autres investisseurs comme vous!

Marc Blais CPA, CGA

(1) FMI Signaux d’alerte face à la montée des risques financiers mondiaux