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Investir intelligemment, penser autrement !

Investir en bourse est-il vraiment le plus rentable sur le long terme?

Tout le monde sait qu’investir en bourse est ce qu’il y a de plus rentable à long terme!

Dans le domaine de l’investissement, comme dans plusieurs domaines, il existe des croyances. Une de celles-là est à l’effet qu’investir en bourse est plus rentable à long terme que d’investir dans les titres à revenu fixe (comme les obligations et les certificats de dépôts).

Mais est-ce toujours vrai?

Un siècle de rendement boursier, selon Ben Graham

Au chapitre 4 de son livre L’investisseur intelligent, Graham étudie le comportement du Dow Jones (DJIA) et du S&P 500 de1900 à 1970.

Il distingue principalement 3 phases :

  • De 1900 à 1924, il y a eu une alternance de cycles haussiers et baissiers qui duraient entre 3 et 5 ans. Le rendement annuel moyen était de 3% par an environ.
  • Ensuite, il y a eu un marché haussier suivi de la Grande Dépression de 1929. Jusqu’en 1949, le marché a eu des fluctuations irrégulières. Et sa performance moyenne a été de 1,5% par an. Autant dire qu’en 1949, le nombre de personnes enthousiastes à l’idée d’acheter des actions était considérablement réduit. Était-ce le temps d’acheter?
  • Évidemment, par la suite, le marché fut fortement haussier jusqu’en 1969 ! Il y a bien eu deux récessions importantes en 1956-57 et 1961-62. Mais de courtes durées, et suivies d’une reprise fulgurante. La performance moyenne du DJIA de 1949 à 1969 a été de 11% par an, sans compter les dividendes, qui étaient d’environ 3,5% par an. En 1969, tout le monde pensait que de tels résultats pouvaient continuer indéfiniment…

Et c’est alors que le DJIA s’est effondré de 37% !

La performance de 1949 à 1971 s’est alors établie à 9% par an pour le S&P 500.

Par ailleurs, l’évolution des bénéfices des entreprises a à peu près été constamment en hausse. Il n’y a que deux décennies de baisse (1891-1900 et 1931-1940), ce qui justifie la viabilité d’avoir une partie de ses investissements dans des actions à long terme de manière consistante.

Le ratio cours/bénéfice par action des indices de l’indice S&P 500 n’était que de 6,3 pour le S&P 500 en juin 1949, alors que le dividende était de 7%.

Quand les rendements boursiers et obligataires vont d’un extrême à l’autre

En mars 1961, le PE était de 22,9 pour un dividende de 3%. En d’autres termes, on pouvait acheter les actions de sociétés américaines en ne payant que 6,3 fois leurs bénéfices en 1949. Alors qu’en 1969, il fallait payer 22,9 fois leurs bénéfices, soit environ 3,6 fois plus cher !

Et entre temps, les taux des obligations sont montés de 2,6% en 1949 à 4,5% en 1961. Voilà qui dénote un vrai changement d’attitude envers les actions entre les deux époques. On était clairement prêt à payer les bénéfices des entreprises du S&P 500 beaucoup plus cher en 1961 qu’en 1949.

Bref, le passage des rendements d’un extrême à l’autre doit éveiller la plus grande précaution chez l’investisseur, car cela peut indiquer que le marché actions est surévalué.

En se référant au marché boursier en 1972, Graham dit qu’il faut être prêt à affronter une chute du marché actions pour engranger des profits supérieurs. Le futur lui donnera raison avec la terrible récession de 1973-1974… (Source de cette section)

Voyons le rendement comparatif des actions et des obligations?

Voyons attentivement le rendement comparatif des actions et des obligations au cours de deux longues périodes, soit de 1946-2012 (66 ans) et de 1982-2012 (30 ans).

Il est important de se souvenir que les rendements passés ne sont pas toujours garants des rendements futurs.

Toutefois, on sait que plus on considère une longue période en arrière, moins on devrait se tromper. Généralement, en tout cas!

Les chiffres qui suivent me viennent d’une étude de Desjardins qui s’intitule « Rendement des grandes classes d’actif à long terme ». L’étude date de 2013. Elle exclut donc les excellents rendements boursiers des quatre dernières années. Et j’en suis bien conscient.

Mais, il s’agit d’une étude qui mesure les rendements comparatifs des actions et des obligations canadiennes pour deux longues périodes. Soit :

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Des statistiques sur 66 ans et 30 ans

Pour la période 1946-2012, le rendement des actions canadiennes a surpassé celui des obligations de 10 ans du gouvernement canadien par près de 3 %. Impressionnant!

Toutefois, pour la période de trente ans de 1982 à 2012, le taux moyen annuel de rendement de la Bourse de Toronto a été de 9 % approximativement. Et le rendement des obligations canadiennes garanties par l’état, de tout près de 11 %!

Ces chiffres contredisent vraiment la croyance indiquant qu’investir en bourse soit plus rentable que d’investir dans les obligations à long terme.

Mais comment expliquer cela?!

Au cours de la période de 12 ans (2000-2012), le marché boursier canadien a augmenté de 5,4 %. Tandis que sur la même période de 10 ans, les obligations du gouvernement canadien ont rapporté 7,4 %!

Encore un revers pour la croyance voulant qu’il soit toujours plus rentable d’investir dans les actions!

Il faut dire que les années 2000-2009 ont été une décennie perdue pour la bourse avec un rendement boursier moyen annuel de 5,7 % au Canada et -0,09 % aux États-Unis!

Pour la même période de 10 ans, les rendements des obligations d’état de durée fixe de 10 ans ont été respectivement de 6,7 % et 5,9 %.

Quel sera le rendement de la prochaine décennie (2010-2019)?

En théorie, tant que les taux obligataires restent bas et que l’économie semble bien performer, la bourse devrait générer plus de rendement que les obligations.

Mais la vérité, c’est que personne ne le sait vraiment!

Investir en bourse est-il toujours le plus rentable?

La croyance voulant qu’investir en bourse rapporte un rendement supérieur aux autres catégories d’actif est vraie si vous aviez investi sur le marché américain. Mais pas au Canada.

En effet, le marché boursier américain a réellement donné des rendements supérieurs aux obligations américaines de 4,7 % sur 66 ans et de 1,3 % sur 30 ans.

Faudrait-il donc penser investir uniquement sur le marché américain?

Pas nécessairement. Tout change très rapidement. Et on se rend compte depuis quelques années déjà que la production mondiale et l’économie en général se déplace rapidement vers l’Asie…

1 Investir en bourse comporte souvent des avantages fiscaux

Plusieurs pays offrent un avantage fiscal à investir dans les actions au lieu des obligations. Cela incite les investisseurs à prendre plus de risque et ainsi, stimuler leur économie.

Nous ne traiterons pas des différents avantages fiscaux ici. Mais, selon votre situation fiscale (il vaut mieux consulter), le profit lors de la vente des actions ainsi que le revenu de dividende pourrait vous coûter moins cher en impôt que les revenus d’intérêt.

2 Pour investir en bourse, il faut aussi être à l’aise avec sa volatilité

La volatilité se définit comme étant la variation (positive ou négative) de valeur dans le temps.

Et c’est cette volatilité non désirée qui fait peur autant aux petits investisseurs comme vous et moi qu’aux grands investisseurs institutionnels du monde entier.

La volatilité, c’est en quelque sorte le prix à payer pour profiter d’un meilleur rendement à long terme.

3 Bien choisir son gestionnaire

Pour investir avec succès en bourse, il faut bien choisir ses gestionnaires.

Il est connu que 80 % des gestionnaires ne réussissent pas à faire mieux que la moyenne.

Et comme la moyenne se traduit par l’indice boursier, vous pourriez tout simplement acheter l’indice boursier (sous la forme d’un fonds indiciel via un ETF). Plutôt que de mandater un gestionnaire ou de tenter vous-même de faire mieux… que la moyenne.

Mais si vous avez déjà un gestionnaire qui obtient de bien meilleurs résultats que la moyenne sur le long terme – et j’en nomme quelques-uns dans mon livre -, vous pourriez allouer une partie de votre patrimoine aux différents marchés boursiers du monde.

Marc Blais 

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« En bourse, investissez dans la valeur! » de J-M Eveillard

Le livre « En bourse, investissez dans la valeur! » de Jean-Marie Eveillard est un livre pour les puristes de la valeur. Êtes-vous comme Peter Lynch, Warren Buffet, Benjamin Graham et plusieurs autres illustres investisseurs?

Croyez-vous que les marchés boursiers ne sont pas efficients?

Heureusement qu’il y a encore des gens qui croient à l’efficience des marchés, car autrement, peu d’entre nous ne pourraient exercer leur jugement et faire beaucoup d’argent!

C’est le cas de Jean-Marie Eveillard qui a battu les principaux indices de référence sur une impressionnante période de 26 ans! Il est d’ailleurs considéré le Warren Buffet de la France!

Ce livre est un peu une rencontre personnelle avec Jean-Marie Eveillard

Dans son livre, M. Eveillard nous explique les principes et les raisons de l’investissement dans la valeur.

Il nous enseigne comment combiner les principes de Benjamin Graham avec l’approche avantage compétitif à long terme de Warren Buffett. Avec sa méthode, vous pourriez gagner beaucoup plus en Bourse qu’en investissant dans les indices (FNB indiciel).

Car durant quelques décennies, il a su concentrer ses investissements dans des entreprises sous-évaluées avec un bon potentiel de croissance à long terme. Et les résultats qu’il a obtenus le rendent suffisamment crédible pour que vous lisiez son livre!

En voici donc quelques pépites.

 

L’investissement dans la valeur est à la fois simple et difficile!

Voici, dans les mots de Jean-Marie Eveillard, le principe de l’investissement dans la valeur :

La plupart du temps les perspectives à court terme sont sombres pour les entreprises que nous finissons par acheter, à cause de raisons spécifiques à l’entreprise ou d’autres raisons cycliques.

Les meilleures opportunités se trouvent généralement dans une compagnie qui est confrontée aujourd’hui à de mauvaises perspectives à court terme. Et qui était auparavant le chouchou de la communauté des investisseurs dans la croissance. Et quand ses problèmes en viennent aujourd’hui à être considérés comme permanents.

Si vous pensez que les problèmes rencontrés ne sont pas vraiment permanents, vous pouvez faire un investissement très attrayant s’il s’avère que vous avez raison.

 

À propos de Wall Street et de Buffett

Quand je suis de bonne humeur, je me dis : « Wall Street n’est rien de plus qu’une machine de promotion. » Le reste du temps, je me dis : « Wall Street est un repaire de voleurs. »

Jean-Marie Eveillard n’aime pas la mentalité de Wall Street et il écorche au passage l’approche technique qui selon lui, ne fonctionne que si suffisamment de monde y croit…

Pour lui, l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers est une plaisanterie qui a du mal à s’éteindre!

Les investisseurs dans la valeur essaient de penser de façon indépendante. C’est pourquoi nous n’aurons jamais deux investisseurs dans la valeur qui obtiendront la même valeur pour une entreprise, explique-t-il.

Contrairement à ce que veut faire croire Wall Street, investir n’est pas si compliqué!

Investir, c’est simple, mais ce n’est pas facile.

Warren buffet

La difficulté d’investir à la Buffet est qu’il faut exercer son jugement. Ce qui explique sans doute l’absence de popularité de la méthode Buffet. Et ce malgré des résultats stupéfiants!

 

L’avenir des marchés…

Et les marchés, pour leurs parts, se comportent occasionnellement de façon erratique. Mais lorsque qu’investisseur intelligent a bien fait son travail, qu’il connaît bien la valeur intrinsèque d’une entreprise, alors il peut en profiter!

Comme le soulignait avec humour Benjamin Graham, l’avenir ne peut être connu.

L’avenir est incertain

Benjamin Graham

 

Investissez dans la valeur sur le long terme

M. Eveillard souligne qu’il n’y a pas que lui et Buffet qui obtiennent des rendements supérieurs à la moyenne sur le long terme. Plusieurs études ont prouvé son point de vue. (Je traite également de ce sujet au chapitre 5 de mon livre Le Guide de l’investisseur intelligent.)

Il se défend bien d’être une marque comme plusieurs fonds de placement qui dépensent énormément en publicité. Ceux-ci sont d’ailleurs gérés par des gens de marketing!

Il ne resterait aujourd’hui qu’environ 5 % de gestionnaires professionnels dans la valeur. La raison de cela?

Un investisseur dans la valeur est un investisseur à long terme. Connaissez-vous beaucoup d’investisseurs à long terme aujourd’hui? Regardez autour de vous…

Pourtant, il est bien plus facile de prévoir ce qui se passera dans disons 10 ans que dans un an!

L’investisseur dans la valeur ne recherche ni à compétitionner les indices boursiers à court terme ni à rester à tout prix dans le troupeau des gestionnaires de son créneau. Ce qui veut dire qu’il accepte d’avance, que de temps en temps il sera à la traîne des indices

 

Investissez dans la valeur, mais acceptez d’être à la traîne des indices!

En outre, Jean-Marie Eveillard précise qu’être à la traîne des indices n’est pas facile… Et cela lui est arrivé à quelques reprises!

La plupart des fonds de placement sont des fonds indiciels déguisés. Autrement dit, leurs portefeuilles restent proches de l’indice afin de ne pas être à la traîne de l’indice à court terme. En d’autres termes, ils n’osent pas sortir du troupeau. Et s’ils le font et que cela ne donne pas très vite satisfaction, ils retournent rapidement dans le troupeau…

Il ne faut pas chercher à nager à contrecourant tout le temps! Mais seulement quand c’est approprié…

Et il ajoute: il faut que cela soit dur, sinon tout le monde le ferait!

Investir dans la valeur exige aussi beaucoup de travail!  Car il existe peu de recherche de qualité disponible. Il faut donc faire le plus gros du travail seul…

 

Et l’économie mondiale, doit-on en tenir compte?

Le plus gros de la croissance économique qui s’est produite aux États-Unis — et parfois ailleurs — a été alimenté par un grand boom de crédit qui a commencé dans les années 1980.

Nous sommes aujourd’hui dans un nouvel environnement économique et financier indéterminé. Car en raison de la récente crise financière, des mesures absolument sans précédent ont été prises par les autorités financières, depuis 2008.

Pourtant cela ne date pas d’hier. M. Eveillard se rappelle, en 1998, avoir vécu le sauvetage du Long Term Capital Management (LTCM) comme une indication de l’extrême fragilité du système financier

 

Et la crise financière?

C’est clair pour Jean-Marie Eveillard que la crise financière est loin d’être terminée.

Aujourd’hui nous sommes entrés dans une époque où les fonds monétaires ne rapportent presque rien parce que la Reserve Fédérale manipule de façon éhontée les taux d’intérêt. En jouant contre les intérêts des épargnants.

La devise à suivre était autrefois « épargnez et investissez » et aujourd’hui c’est plutôt « empruntez et consommez ».

En les poussant vers des actifs risqués comme les actions, puisque les produits à taux fixe ne rapportent presque rien, l’investissement dans les actions est donc devenu l’investissement « par défaut ». Et c’est un développement dangereux d’autant que les taux d’intérêt vont remonter à un moment ou à un autre.

Le futur ne peut pas être connu.

Mais les risques de l’économie actuelle justifient de détenir de l’or, selon Jean-Marie Eveillard.

 

L’or a-t-il sa place dans un portefeuille?

La raison d’être de l’or physique dans un portefeuille diversifié c’est de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux.

Ce que Jean-Marie Eveillard aime de l’or?

L’or n’est la dette de personne, il ne peut pas être imprimé ni dévalué.

Jean-Marie Eveillard

Quand on regarde l’histoire récente, on s’aperçoit que le système classique de l’étalon-or a prévalu jusqu’à la Première Guerre mondiale. Après la guerre, une grande partie du monde a dérivé vers une version faible de l’étalon-or. Et en 1944, l’accord de Bretton Woods en donna une version plus faible encore. Finalement, en 1971, Nixon a suspendu la convertibilité du dollar américain en or grâce à laquelle les autres états pouvaient échanger leurs dollars contre de l’or.

Et donc, nous sommes maintenant, et depuis 45 ans, dans un système d’argent papier pur. Et l’histoire de tels systèmes est tout sauf encourageante.

Ainsi, le regretté Peter Bernstein (auteur du formidable livre The power of gold) avait coutume de dire que l’or offre une protection contre les évènements extrêmes. Et, « une petite position dans l’or est toujours recommandée ». Dans mon esprit, mais les positions diffèrent, 10 % est un bon chiffre.

Au-dessous de 10 %, la position ne présente que peu d’intérêt, et au-dessus cela devient de la spéculation.

 

Acheter de l’or physique ou acheter des minières?

Si comme investisseur, vous considérez l’or comme une monnaie, alors, vous achèterez des lingots.

Si vous voulez un levier sur le prix de l’or, alors vous investirez dans les sociétés minières. Règle générale — bien que cela ne se soit pas vérifié au cours des dernières années… – lorsque le prix de l’or varie de 10 %, le prix des actions du secteur minier varie de 30 %.

 

Investir dans un fonds de placement?

investissez dans la valeurJean-Marie Eveillard qui a géré les Fonds First Eagle a obtenu des résultats impressionnants sur le long terme. Son fonds, le Fonds First Eagle Global a battu l’indice de référence par 4 % avec un rendement annualisé moyen de 15,7 % de 1979 à 2004, soit une période de 26 ans. Ce n’est pas rien!

Il fait quand même la différence entre un fonds de placement efficace et tous les autres fonds qui n’arrivent pas à battre l’indice de référence.

Ou vous possédez un bon fonds de placement qui dépasse l’indice sur le long terme ou vous devriez tout simplement investir dans un fonds indiciel!

Il y a et il y aura toujours des titres sous-évalués par le marché. Il y en a présentement aux États-Unis, en Europe et en Chine, selon lui.

Jean-Marie Eveillard nous prévient tout de même du risque chinois :

L’une des raisons pour lesquelles l’économie chinoise s’en est aussi bien tirée après la crise financière, c’est grâce à la gigantesque expansion du crédit orchestré par les autorités dans le cadre de cette économie planifiée. Et la phase d’expansion va se transformer en phase de récession, d’une façon ou d’une autre…

 

Investir dans les sociétés holding?

Jean-Marie Eveillard aime bien les sociétés holding qui détiennent des positions dans plusieurs compagnies. Et dont les managers décident quand il est temps d’acheter ou de vendre leurs participations.

Ces valeurs peuvent représenter de très bons investissements si la holding peut être acquise avec un fort discount sur la valeur nette des actifs sous-jacents. Et si les managers sont à la fois compétents et eux-mêmes des actionnaires majeurs de la holding. Car leurs intérêts seront alignés sur ceux des actionnaires.

De tels titres ne sont pas sans rappeler les fonds fermés dotés d’actifs de qualité, gérés par de bons managers et s’échangeant à discount sur la valeur de l’actif net du fonds.

Les investisseurs dans de tels véhicules peuvent engranger un double bénéfice. La réduction ou la disparition du discount provoquée par une avancée du prix de la part, plus rapide que celle de l’actif net du fonds. Et une avancée de l’actif net provoquée par une appréciation des business sous-jacents.

 

Investissez dans la valeur comme Jean-Marie Eveillard, Warren buffet ou Benjamin Graham?

À la question « que pensez-vous de l’économie », Benjamin Graham (qui se rappelait trop bien de la crise de 1929) répétait à la blague : « l’avenir est incertain! ».

C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une marge de sécurité dans l’investissement, chose encore plus appropriée aujourd’hui que jamais, selon M. Eveillard.

 

Accepter de souffrir pour gagner!

Être un investisseur dans la valeur implique que vous devez accepter de souffrir! Oui, car être un investisseur dans la valeur, c’est être un investisseur à long terme.

Et cela implique d’accepter que de temps en temps — et durant quelques années — vous soyez en retard sur l’indice. Ce qui est une autre façon de dire que vous allez souffrir!

Et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas tant de gens qui sont intéressés à investir de cette façon. Mais si vous croyez aussi fortement que moi que l’investissement dans la valeur a non seulement du sens, mais que cela marche, alors il n’y a pas vraiment d’alternative crédible. »

 

Graham, Buffet ou Eveillard?

L’approche de Graham est statique, quantitative et focalisée sur les états financiers. Benjamin Graham ne tente pas de se projeter dans l’avenir pour évaluer les aspects qualitatifs d’une société.

La force de Buffet a été de trouver de rares sociétés dotées d’avantages compétitifs soutenables et qui allaient demeurer aussi remarquables dans dix ans. Dans ces situations, l’escompte par rapport à la valeur intrinsèque du titre est faible ou inexistant. Mais nous gagnons de l’argent par la croissance de cette valeur intrinsèque.

Le risque avec l’approche Buffet c’est que si nous nous trompons en ce qui concerne « l’avantage compétitif soutenable », le résultat peut être désastreux! Avec l’approche Graham, le fort escompte sur une valeur fondamentale minimise ce risque.

Jean-Marie Eveillard et ses gestionnaires ont valsé entre ces deux grandes approches durant toutes ces années…

Est-ce que vous investissez pas dans la valeur? Sinon, quelle est votre approche?

Marc Blais

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Investir dans les sociétés minières

La clé pour gagner en bourse avec les minières!

La plupart des investisseurs pensent que la recette pour gagner en bourse avec les minières est la même que pour gagner en bourse, c’est-à-dire: acheter bas et vendre haut. Et ils ont raison!

Pourtant, il y a quelques différences importantes entre le secteur minier et les autres secteurs boursiers.

Une des distinctions importantes que l’investisseur moyen oublie, c’est que le secteur des mines et métaux est très volatile.

En fait:

Le secteur minier est le secteur le plus volatile de la bourse !

 

gagner en bourse avec les minières

Et qui dit volatile dit aussi cyclique.

Bien entendu, il y a des cycles haussiers et des cycles baissiers à la bourse mais dans le secteur minier, ces cycles sont beaucoup plus drastiques!

Maintenant, regardons en rétrospective, comment s’est déroulé le dernier cycle minier.

 

Le dernier cycle minier baissier (2011-2016)

Regardez bien ce graphique du GDX qui représente assez bien le comportement des principales sociétés minières productrices.

Le GDX est un Fonds Négocié en Bourse (l’abréviation est FNB en français et ETF en anglais) assez populaire pour l’investisseur minier qui voudrait profiter de l’essor du secteur minier sans se préoccuper d’avoir à sélectionner des titres.

 

gagner beaucoup argent avec les minières - GDX 5 ans

 

En scrutant rapidement ce graphique, vous comprendrez que vous n’avez pas besoin d’aller compléter votre MBA pour comprendre que les années 2011 à 2015 (inclusivement) furent cinq années extrêmement pénibles tant financièrement que psychologiquement pou un investisseur de type « Gold Bug ».

Car, je vous le dis, cinq années de cycle baissier, c’est looooong!

Ça a été 1825 jours de patience et se souffrance. Alors que les fondamentaux du prix de l’or, de l’endettement, de l’inflation réelle, de perte de valeur de toutes les monnaies du monde et des difficultés économiques, sociales et politiques s’accumulaient de jour en jour.

La réalité, c’est qu’un investisseur minier qui aurait enduré toute la période du marché baissier de 2011 à 2015 aurait perdu (sur papier) 82% de la valeur de son portefeuille minier!

(Mon calcul consiste à faire la différence entre le haut de 66,98 points et le bas historique de 12,40 points.)

Et je sais – pour avoir côtoyé plusieurs dirigeants de sociétés minières, gestionnaires de fonds et investisseurs du secteur minier durant ce marché baissier –  que la vie n’a pas été facile du coté des sociétés minières.

 

 En somme, la période de 2011 à 2016 a été le pire cycle minier baissier depuis des décennies!

 

Le secret pour gagner en bourse avec les minières

Mais heureusement pour nous, un nouveau cycle haussier a débuté dans le secteur minier.

Et ce nouveau cycle et est extrêmement prometteur de rendements très élevés. Une foule de « Ten Baggers » pointe à l’horizon!

Toutefois, la route de l’investissement minier sera sinueuse.  Aussi, comme toujours, certains investisseurs feront beaucoup d’argent, d’autres en perdront beaucoup trop!

Souvent, un investisseur qui tente sa chance et investi dans une minière une première fois, gagnera. Ensuite, il se dira qu’il est au bon endroit et il augmentera sa position dans cette société minière ou surpondérera son exposition dans le secteur minier.

Ou, l’inverse se produira et l’investisseur débutant dans les minières subira une perte cuisante et ne reviendra plus JAMAIS au secteur minier.

LA vérité, c’est que:

Pour faire de l’argent avec les minières, il faut savoir reconnaître les cycles haussiers et les cycles baissiers.

Et ça, ce n’est pas aussi facile à lire qu’à faire!

Car plusieurs des signaux qui caractérisent un cycle minier haussier sont différents des autres secteurs d’activité. Et ces signaux varient légèrement d’un cycle à l’autre…

Aussi, il est primordial de bien comprendre et de savoir reconnaître où nous nous situons dans le cycle minier actuel si vous voulez gagner beaucoup d’argent en bourse avec les minières.

Historiquement, en période haussière, je gagne de l’argent sur 80 % de mes transactions minières. Mais je fais tout pour éviter les mauvais cycles!

Je me dédie à servir l’investisseur minier du Québec et de l’Europe afin que ce nouveau cycle minier leur soit des plus profitable.

Aussi, vous êtes libre de recevoir gratuitement mon ebook « Investir dans les mines et métaux »en cliquant ici.

Si cet article vous a plu, merci de le partager!

Merci!

Marc Blais

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Investir intelligemment, penser autrement !

Investir à la bourse, c’est pas pour tout le monde!

Investir à la bourse n’est pas une recette gagnante pour tous!

Dire des choses comme « Il a été prouvé qu’investir à la bourse est le meilleur moyen de devenir riche et de booster son patrimoine » est dangereux. Il n’y a pas de recettes toutes faites et générales de la réussite en investissement.

Prétendre que pour réussir en investissement il faut investir à la bourse, c’est comme dire que conduire une Ferrari est plus rapide que votre voiture!

Oui mais c’est plus risqué et hasardeux aussi!

Investir à la bourse ou non ?

On présente souvent celui qui décide de ne pas investir à la bourse comme quelqu’un:

  • Qui ne sait pas investir.
  • Qui manque de très belles occasions de s’enrichir.

Et si c’était tout le contraire!

Et si tous ces gens qui décident de ne pas investir à la bourse étaient tout simplement de meilleurs investisseurs?

Vous commencez peut-être à trouver mon point de vue contradictoire ou pour le moins surprenant?

J’ai observé que ceux qui décident de ne pas investir à la bourse deux des grandes qualités de l’investisseur intelligent:

  1. Ils savent reconnaître leurs limites. C’est-à-dire qu’ils ne comprennent pas bien la bourse (ou ils ont choisi de ne pas l’apprendre). Bref, ils appliquent le principe  suivant de Peter Lynch: ne pas investir quand vous ne comprenez pas!
  2. Ils savent reconnaître que leur tolérance au risque/volatilité est trop faible pour cette catégorie d’actifs.

 

Les marchés boursiers depuis 2008

Je suis surpris de constater que malgré la grande volatilité des marchés depuis 2008, les journaux et les réseaux sociaux sont remplis de commentaires qui décrivent ceux qui n’investissent pas la bourse comme étant:

  • Des peureux
  • Des gens qui ne sont pas suffisamment informés
  • Ou tout simplement des gens qui ne savent pas saisir une occasion lorsqu’elle se présente

Alors que la base de toute réussite de vie – quelle soit financière ou non – c’est de bien se connaître et de savoir respecter qui on est vraiment comme individu.

En matière d’investissement, respecter qui on est se traduit par l’expression bien connaître sa tolérance à la volatilité.

Cette tolérance peut légèrement évoluer avec les années (augmenter ou diminuer) selon la taille de [ithoughts_tooltip_glossary-tooltip tooltip-content= »<p>La valeur de tous vos biens moins le montant total de vos dettes.</p> »]votre patrimoine[/ithoughts_tooltip_glossary-tooltip] , selon l’ampleur de vos responsabilités financières, selon votre âge, etc. mais je ne crois pas qu’un individu puisse changer du tout au tout au cours d’une vie.

 

Quand l’occasion était si belle d’investir à la bourse…

Je n’ai jamais vu une personne passer rapidement de spéculateur agressif à peureux financièrement.

Par contre, j’ai beaucoup plus souvent constaté l’inverse, c’est-à-dire quelqu’un qui soudainement décidait de prendre plus de risques.

En réalité, sa tolérance à la volatilité n’avait pas changé mais il croyait que oui!

Devant une si belle occasion, j’y vais!

Et aussi pour faire comme le beau-frère qui lui, a l’air si sûr de lui, pensera-t’il.

Je dis « il » et non elle parce que le comportement de la femme face à ses investissements est généralement beaucoup plus réfléchi et honnête face à elle-même et à sa tolérance au risque et à la volatilité.

C’est que la femme n’a (généralement) pas peur d’affirmer sa peur devant une occasion d’investissement trop risquée ou trop volatile pour elle.

Alors que l’homme fait quelques fois l’erreur d’être trop hormonal. Il aura plus tendance à faire comme celui qu’il considère le leader …

Les taux zéro: une motivation à prendre plus de risque !

Depuis quelques années, les taux de rendement des titres à revenu fixe se rapprochent de 0%. Certains pays ont même émis des titres obligataires à des taux négatifs. Dans ces conditions, vous ne recevez pas d’intérêts, vous en payez!

Certains se disent alors qu’il est de temps de changer de stratégie et d’investir à la bourse. Du coup, ils croient que ça vaut la peine de peut-être risquer de mal dormir la nuit car la bourse au moins ça rapporte! Et que de toute façon, investir à la bourse, c’est vraiment le plus rentable à long terme. Vraiment?

C’est lorsque la bourse oscillera un peu trop pour vos capacités que plusieurs se rendront compte – de nouveau! -, soit qu’ils ont trop investi en bourse en proportion de leur patrimoine ou tout simplement qu’investir en bourse, ce n’est pas pour eux!

Investissez intelligemment!

Marc