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Pourquoi investir dans les trois grandes catégories d’actif ?

Le principe d’investir dans les trois grandes catégories d’actif

Dans le domaine de l’investissement, il est convenu qu’il existe trois grandes catégories de placement: les liquidités, les actions et les obligations.

Peu importe la taille de votre investissement total, vous devriez en répartir le montant dans les trois catégories d’actif. Par exemple :

 

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Les liquidités

Les liquidités se composent de placements bancaires (ou d’autres titres liquides tels que les fonds monétaires) qui vous font gagner de l’intérêt et qui ont une durée de moins d’un an.

Bien que les liquidités rapportent généralement un faible taux d’intérêt, elles vous sont nécessaire lorsqu’il sera le temps de :

  • Retirer des fonds pour combler le besoin pour lequel vous avez épargné (études, voyage, retraite, etc.)
  • Profiter d’occasions. Par exemple, le marché boursier a récemment baissé de 20 % et vous voulez y investir une partie de vos liquidités. Lisez Les corrections boursières : pourquoi elles sont les amies de Warren Buffet? 
  • Trouver une solution à un problème urgent tel qu’un problème de santé ou la perte d’un emploi.

 

Les actions (le marché boursier)

La catégorie des actions se compose généralement des titres de compagnies listées en bourse.

On y retrouve différents types d’actions. Et on peut donc choisir de se diversifier dans les :

  • Actions de différents secteurs d’activité
  • Actions de petite et moyenne capitalisation
  • Fonds d’actions spécialisés

La catégorie des actions est la plus volatile. Mais elle peut aussi être la plus rentable des trois catégories d’actif si vous savez y investir.

Note: On croit faussement que le rendement à très long terme des actions est plus élevé que celui des obligations. Mais en réalité, investir dans le marché boursier n’a pas été vraiment aussi rentable qu’on le dit. Et qui peut vraiment prédire l’avenir des marchés boursiers?

Pour choisir dans quelle société cotée en bourse investir, il vous faut analyser plusieurs aspects:

  • Sélectionner les bons secteurs d’activité,
  • Étudier la situation financière de la société
  • Et aussi, connaître l’équipe de direction de plusieurs compagnies en bourse.

Donc, à moins que vous ayez déjà beaucoup d’affinité avec le secteur dans lequel vous voulez investir, il vaut mieux laisser ce travail aux meilleurs gestionnaires de portefeuille sur le long terme.

J’en cite quelques uns dans mon livre: Investir intelligemment Penser autrement.

C’est que quelques excellents gestionnaires de fonds seulement, obtiennent des rendements qui surpassent les indices de référence sur le long terme.

 

Les obligations (ou titres à revenu fixe)

On distingue trois types d’obligations : les obligations gouvernementales, municipales et corporatives.

Le détenteur d’obligations reçoit des intérêts sur une base mensuelle, trimestrielle, bisannuelle ou annuelle.

Et le capital est garanti par l’émetteur.

En revanche, le risque d’investir dans certaines obligations peut-être plus ou moins élevé si l’émetteur de l’obligation est plus ou moins solvable. En effet, le risque de détenir des obligations peut quelques fois être plus grand que de détenir des actions. C’est le cas de certaines obligations corporatives et gouvernementales insolvables…

La crise de 2008 a laissé des séquelles qui n’ont pas été entièrement réparées… Et cette crise financière perdure depuis!

Ce n’est donc pas si simple de bien investir dans les trois grandes catégories d’actif car on ne peut plus bêtement se fier sur le passé. Tout change très rapidement; l’économie, la politique, la démographie…

C’est pourquoi il vaudrait mieux que votre capital soit géré par les meilleurs!

 

Pourquoi investir dans les trois grandes catégories d’actif

Le grand avantage de la répartition d’actifs est de pouvoir stabiliser votre rendement annuel au cas lorsqu’une des trois catégories d’actif (le marché boursier par exemple) ne fluctue de façon imprévue.

Vous n’aimeriez certainement pas vivre une baisse boursière importante juste avant d’avoir besoin de votre argent!

Et si au cours de l’année en cours, la bourse baissait de 25 %, vous seriez certainement heureux de n’y avoir investi que 40 % de vos investissements plutôt que 100 %!

Plutôt que d’avoir un rendement annuel de -25 %, vous auriez obtenu -3 % :

 

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Votre rendement annuel de -3 % serait calculé comme suit : (10%X1%)+(40%X-25%) +50 % X6%).

Qu’allez vous faire maintenant?

Ne vaut-il pas la peine de réévaluer votre approche, dès maintenant?

Marc Blais

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Les obligations à taux négatifs, ça va mal finir!

L’économie mondiale, c’est 13T$ d’obligations à taux négatif 

La question que l’on me pose: comment investir intelligemment quand les taux obligataires sont négatifs?

Bonne question!

On commence à se demander où l’économie s’en va…

En fait, les gouvernements avancent clairement en terrain inconnu. On est n’est jamais allé aussi loin dans la pratique pour tester les théories économiques actuelles sur le terrain.

Il faut se rappeler que depuis que la Suisse a émise une première fois des obligations d’états à taux négatifs, en avril 2015, plusieurs autres pays ont suivi dont l’Allemagne, les États-Unis, la France et le Japon.

Et malgré l’annonce d’un hausse récente des taux aux USA, les taux des emprunts obligataires n’a pas vraiment bougé…

Investir à taux négatif veut dire que vous devez payer pour prêter votre argent!

C’est incroyable à écrire mais on retrouve aujourd’hui pas moins de 13T$ de titres obligataires à taux négatifs. En chiffre, ça donne ceci: 13,000,000,000,000$. (Je préfère les chiffres car je sais que l’humain a de la difficulté à visualiser une somme pareille!) 

Si vous avez encore de la difficulté à visualiser cet énorme chiffre, dites vous que 13T$, c’est la moitié de la dette que les américains ont accumulé depuis le tout début de leur histoire, il y a plus de 200 ans!

 

Les obligations à taux négatif sont-elles nécessaires?

Le but des banques centrales est de:

  1. Convaincre l’investisseur d’investir dans l’économie réelle. (Pourtant ni les banques ni les gouvernements ne l’ont fait de façon substantielle depuis la crise de 2008).
  2. Faire augmenter l’inflation car ils jugent que plus d’inflation est nécessaire à la croissance économique. (Pourtant, je trouve que je paie assez cher mon épicerie et le reste. Pas vous?)
  3. Alléger la charge d’intérêt des gouvernements sur leurs obligations. (Ils en ont bien besoin car les déficits annuels demeurent élevés en dépit des bas taux d’intérêt).

Mais on ressent toujours l’impact de la crise financière de 2008 et la croissance est restée faible malgré les chiffres officiels.

Et les banques continuent de se fragiliser en dépit de plusieurs mesures des banques centrales.

La confiance est un mot si important en finance! Pourtant, elle s’effrite cette confiance…

Les banques centrales devront-elles encore innover pour inventer une façon de stimuler l’économie, faire augmenter l’inflation, solidifier les banques et réduire le chômage?

Comment feront-elles? En imprimant (encore plus) de l’argent… qu’elles n’ont pas?

 

Le problème des bas taux d’intérêt 

obligations à taux négatifÀ première vue, les bas taux sur les emprunts d’états aident à réduire le déficit, donc cela devrait être bon pour l’économie réelle.

Mais pour nous investisseurs, c’est mauvais!

Et l’investisseur Bill Gross, le roi du marché obligataire mondial, est du même avis que moi car il a annoncé en 2016 qu’il prenait un congé temporaire du marché obligataire.

Dites vous bien que quand le roi du marché obligataire se retire, c’est qu’il a de bonnes raisons de le faire!

Selon Bill Gross, le faible niveau des taux d’intérêt – même aux Etats-Unis où les taux sont sont encore positifs – fait courir un risque aux investisseurs!

Gross attend sans doute de voir la suite des événements avant de revenir au marché obligataire.

 

L’avenir du marché obligataire selon Bill Gross

Selon Bill Gross;

Le remède actuel à la crise de la dette, à savoir plus de dette, ne peut se terminer que dans les pleurs. Les politiques d’assouplissement quantitatif et leur corollaire actuel, des taux d’intérêt négatifs sur certaines maturités de certains emprunts d’Etat, conduisent à des bulles sur la plupart des actifs.

Le propre des bulles étant qu’elles finissent toujours pas exploser, Gross nous confie son inquiétude. Et nous invite à la partager : « I have unrest, increasingly a great unrest. You should as well. »

Selon lui, les gérants et les investisseurs, égarés par 35 années de performances anormalement élevées, doivent diminuer considérablement leurs attentes en matière de rendement dans le futur.

Pour Gross, un ajustement inévitable se prépare, tant sur les obligations que sur les actions.

 

Parions qu’il est (lui aussi) au courant de la difficulté majeure à laquelle font face nos assureurs vie et nos fonds de pension. Ceux-ci tentent par tous les moyens de générer un rendement décent et de faire face à leurs obligations dans un environnement de taux négatifs. Rappelons qu’ils sont souvent contraint, par la loi, d’investir dans des titres à revenu fixe garantis par nos gouvernements.

 

Une épée de Damocles pour les assureurs vie et les fonds de pension

Comment est-ce que les rentes souscrites de sociétés d’assurance vie et les pensions à revenus garanties contractées alors que les taux de rendement prévus étaient de 6% vont-elles être versées aux nombreux détenteurs alors que les taux de rendement obtenus seront négatifs?

Chaque jour qui passe amplifie le problème de ces importantes institutions financières et ce PARTOUT dans le monde.

Ne pensez pas que je parle de pays lointains et sous-développés. Je parle de l’Europe, de l’Amérique du Nord et du Japon. Les plus grandes économies du monde!

Imaginez qu’il y aura donc des répercussions partout, que vous soyez européen ou américain.

Protégez votre patrimoine !

Bonne semaine à vous!

Marc

Crédit photo: 123rf

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Devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Comment devenir un meilleur investisseur avec les taux de rendement sur les titres à revenu qui s’approchent de 0 %?

Et quelle stratégie adopter avec les marchés boursiers qui donnent des signes évidents de fatigue?

Du côté de la bourse en général, l’indice Schiller mesure le ratio cours/bénéfice du S&P 500.

D’ailleurs, ce ratio atteint 30 fois en septembre 2017 (cliquez ici pour l’actualiser).

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L’indice Shiller PE Ratio S&P 500

Et d’autre part, on retrouve même des taux obligataires négatifs!

C’est pourquoi vous entendez et lisez fréquemment ceci: « Comme les placements offrant une plus grande sécurité ne sont plus aussi rentables, il faudra accepter de prendre plus de risque avec son épargne… pour obtenir des rendements plus intéressants. »

 

Prendre plus de risque pour devenir un meilleur investisseur ?

Prendre plus de risque avec son épargne!

C’est maintenant presqu’un slogan publicitaire : prenez plus de risque et gagnez plus d’argent avec vos placements!

Il fallait juste y penser! C’était aussi simple que ça…

Tout est réglé maintenant!

On se demandait vraiment tous comment faire, les épargnants, les retraités et les familles qui veulent investir pour les études de leurs enfants. Pour éventuellement acheter une résidence ou simplement pour mieux vivre notre retraite…

La solution serait – même si vous n’avez jamais voulu prendre autant de risque jusqu’à maintenant, aujourd’hui, c‘est ce que vous devriez faire!!

 

Le risque ou la volatilité ?

Mais de quoi parle t’on vraiment lorsqu’on parle de risque? N’oublions pas que Warren Buffet fait une nette différence entre les notions de risque ou de volatilité ?

Et oui, car si on parle vraiment de risque, alors on parle clairement de celui de perdre son argent, alors pensez-y à deux fois!

Et s’il s’agit simplement de volatilité, c’est à dire d’une variation de valeur dans le temps, il est possible, bien sûr, qu’elle soit de courte durée. Mais cette volatilité – un mot doux qui veut dire: attendre x années avant de récupérer son argent – peut vous faire souffrir plus que vous ne le pensez!

 

Mieux comprendre la volatilité des marchés

 

 

L'indice Nasdaq de 2000 à 2017
L’indice Nasdaq de 2000 à 2017

Prenons l’exemple du Nasdaq qui a explosé suite à la bulle électronique des années 1990. L’indice Nasdaq a a perdu une grande partie de sa valeur en 2000 et il n’a repris sa valeur nominale que 15 ans plus tard!

Et encore là, 15 ans, c’était pour ne récupérer que sa valeur nominale. Si on parlait de sa valeur actualisée, qui tient compte de l’inflation, alors il faudrait ajouter quelques années de plus! Quelle vie pénible pour tous les investisseurs qui ont dû vivre cela!

La prochaine fois qu’une semblable correction du marché boursier se reproduira, aurez-vous suffisamment de patience?

Et surtout, aurez-vous le luxe d’attendre autant d’années?

Vous devinez que plusieurs investisseurs n’ont évidemment pas eu cette patience. Et ils ont vendu leurs actions dot com, générant de grandes pertes!

C’est bien vrai que d’autres indices boursiers comme le CAC 40, le TSX et le Dow Jones sont historiquement beaucoup moins volatils.

Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017
Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017

Et c’est pourquoi ils ont tendance à récupérer plus rapidement suite à une correction ou à un krach boursier.

Plus rapidement?

En moyenne ces indices des principaux marchés du monde ont retardé sept longues années avant de récupérer des deux dernières crises.

Et manifestement, comme vous pouvez le constater, de sérieuses corrections se produisent régulièrement.

Le CAC 40 n’avait toujours pas récupéré à la fin 2015, suite à son haut historique de 6625 points, atteint en 2000.

Quant aux autres indices canadiens et américains, ils ont dormi entre six et huit ans avant que l’investisseur ne retrouve son capital.

 

Savoir se connaitre pour devenir un meilleur investisseur

Il est important de bien se connaitre pour investir avec succès.Voici un extrait de mon livre Le guide de l’investisseur intelligent.

« Plusieurs d’entre nous n’arriveront jamais à être de bons investisseurs.

Non pas parce qu’ils ne comprennent pas la finance, l’économie et les produits financiers qui leur sont proposés, mais simplement parce qu’ils ne se comprennent pas suffisamment bien!

Pour réussir en investissement, il faut — entre autres choses — apprendre à bien se connaitre afin de prendre les meilleures décisions pour nous.

Je n’ai pas dit : les bonnes décisions mais les meilleures décisions! Car l’investissement est loin d’être une science exacte. En plus, il faut savoir qu’une idée d’investissement peut être bonne pour votre conjoint et ne pas l’être du tout pour vous!

Et aussi, il y a l’aspect psychologique à considérer qui pousse quelques fois certaines personnes à prendre des risques disproportionnés…

Comme vous savez, c’est souvent très tentant de prendre trop de risque… »

 

Le secret pour devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Voici enfin le secret que je veux vous partager aujourd’hui pour devenir un meilleur investisseur en 2017 et durant les prochaines années de cette crise financière qui est loin d’être terminée.

Si vous prenez un risque en investissement assurez vous de bien le comprendre.

Il arrive trop souvent, malheureusement, que l’on investisse les yeux fermés! Sans prendre le temps de bien comprendre le risque de cet investissement.

Il est fort possible dans ces situations, qu’on ne veuille pas voir la vérité en face. Que l’on préfère se cacher le risque véritable que l’on court. Et le montant d’argent qu’on perdrait si un événement imprévisible se produisait…

Il faut savoir qu’en investissement, il y a toujours des imprévisibles.

D’ailleurs, voici une question que vous devriez vous poser – et que je pose en coaching – : accepteriez-vous de vivre l’impact d’une baisse subite et radicale de 30% de votre portefeuille boursier?

Si la réponse est non, alors trouvez vite une alternative, qui vous ressemble et qui vous fera atteindre vos objectifs.

Ensuite, n’investissez jamais en allant à l’encontre de vous-même et de vos valeurs! 

Enfin, pensez aux valeurs de l’entreprise et au comportement des dirigeants de l’entreprise dans lesquelles vous investissez. Je pense ici à Bombardier

 

À très vite!

Marc Blais

Votre coach financier