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Et si le vrai taux d’inflation était de 5% au lieu de 2%?

Apparemment, je ne suis pas le seul à remettre en question les taux d’inflation officiels et à me questionner le vrai taux d’inflation!

Étant comptable et non un économiste, j’ai fait des recherches sur le web, lu plusieurs publications sur le sujet et j’ai aussi creusé la question auprès de quelques économistes au Canada, en Amérique latine et en Europe.

J’ai d’abord été surpris de constater la réaction unanime des économistes à qui j’ai posé la question bien humblement (car je me disais qu’une « erreur » si importante ne saurait être cachée…). Je dois dire que les économistes que j’ai rencontrés sont soit retirés, travaillent dans l’entreprise privée ou sont des enseignants.

Les économistes à qui j’ai parlé de mes doutes sur les taux d’inflation officiels ne croient pas une minute aux taux d’inflation publiés!

Je cherchais tout de même des éléments plus précis…

 

Une étude sur le vrai taux d’inflation

Je connaissais depuis plusieurs années Shadow Stats. 

Cette société a analysé en détail le taux d’inflation officiel du gouvernement américain.

Son travail d’analyse – voir le graphique ci-dessous – permet de comparer le taux d’inflation officiel avec ce que devrait être le vrai taux d’inflation, selon eux.

Les auteurs de cette étude, qui couvre plusieurs années, maintiennent qu’un taux d’inflation réaliste doit être calculé selon un panier fixe de biens et de services. Alors que dans les faits, la composition du panier que l’on considère représentatif varie selon les fluctuations du marché. En fait, on enlève systématiquement les éléments du panier trop volatils (comprendre: ce qui augmente!).

Le problème de crédibilité des organismes officiels, c’est que le calcul des statistiques officielles américaines permet de substituer un bien devenu trop cher par un autre plus accessible financièrement pour le consommateur.

Car si dans ce calcul, le gouvernement peut substituer un produit devenu trop cher par un autre, le chiffre obtenu n’est pas le vrai taux d’inflation.

En conséquence, ni le consommateur ni l’investisseur ne devrait se fier au taux d’inflation officiel!

Shadow Stats donne l’exemple du steak qui a été substitué par le hamburger dans le calcul de l’indice. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a une importante différence entre ces deux produits!

 

Manipuler le taux d’inflation?

Mais quel serait l’intérêt des gouvernements – il n’y a pas que les Américains qui le font! – à sous-évaluer le taux d’inflation?

Un premier avantage serait de limiter la hausse les dépenses publiques. Car, en sous-estimant le vrai taux d’inflation, toutes les dépenses liées par ententes à l’indexation automatique au coût de la vie augmenteraient moins. Ce sont des dépenses importantes de l’état comme les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires et les prestations des assistés sociaux.

Ensuite, il y a l’impact sur la consommation. Imaginez le moral des consommateurs s’ils connaissaient l’état réel de la situation économique! On peut penser que la consommation des ménages diminuerait de façon marquée!

Et enfin, nous les investisseurs…

Comment réagiraient les petits comme les grands investisseurs s’ils savaient que l’économie mondiale est en décroissance depuis plusieurs années?

Ils retireraient sans doute une bonne partie de leur argent des marchés boursiers!

Et en définitive, tout cela aggraverait certainement le ralentissement économique réel actuel.

Les investisseurs se retireraient des marchés boursiers pour attendre de meilleures perspectives économiques… Et tout cela nuirait au financement des nouvelles entreprises et au développement des anciennes!

Bref, ce serait la crise! Je le dis souvent; dans les faits, la crise de 2008 n’est pas terminée!

Ouf! Quelle différence ça serait si le vrai taux d’inflation était connu!

 

La croissance économique est-elle réelle?

Il faut se rappeler que le taux de croissance de l’économie est calculé en déduisant l’inflation des chiffres de croissance de l’année en cours.

En fait, le taux de croissance économique – le calcul de la croissance du PNB – est estimé en utilisant le taux d’inflation officiel pour permettre la comparaison en dollar constant, avec l’année précédente

Aussi, il faut savoir que la mesure de l’inflation est une statistique et non un chiffre, un pourcentage exact. En fait, ce chiffre est maintes fois révisé après publication!

Selon l’auteur de Shadow Stats, si le vrai taux d’inflation est faussé de 4%, cela veut dire que la croissance économique de 2018 aurait plutôt été une décroissance de 2%!

Le calcul st le suivant: 2% de croissance selon le taux officiel diminué du vrai taux d’inflation de 4%.

 

Quel est le vrai taux d’inflation?

Voici les calculs, selon Shadow Stats, du vrai taux d’inflation et du taux d’inflation officiel aux États-Unis:

le vrai taux d'inflation

Source: http://www.shadowstats.com/alternate_data/inflation-charts

Je n’ai pu vérifier précisément le mode de calcul précis de l’inflation au Canada et en Europe. Mais tout m’indique que les gouvernements canadiens et européens utilisent des méthodes similaires aux Américains. Et ils en tirent les mêmes avantages quant à leur gestion budgétaire!

Peut-on se fier aveuglément aux chiffres ci-haut?

Qui devrions-nous croire; les gouvernements ou Shadow Stats?

Étant donné qu’on traite d’estimations, on aura sans doute jamais la réponse…

Mais je suppose que la vérité est quelque part entre les deux chiffres du graphique de Shadow Stats.

Et ce que me disent à la fois mon instinct et mes observations, c’est que le vrai taux d’inflation est plus près de 6% que de 2%.

Disons que nous ayons eu 5% d’inflation au cours des dernières années, plutôt que le 2% qui correspond plus ou moins au taux d’inflation officiel moyen en Europe et en Amérique. 

Cela nous expliquerait pourquoi:

  • Il est de plus en plus difficile de maintenir notre niveau de vie.
  • Que l’on doive constamment remettre en question nos dépenses de consommation pour arriver à boucler notre budget.
  • Que l’endettement des ménages ne cesse d’augmenter (et pas juste pour acquérir des biens immobiliers!).
  • Et que même les salariés qui ont des revenus pleinement indexés au coût de la vie (calculés selon le taux d’inflation officiel, je vous le rappelle) sont dans la même situation. Et, eux aussi doivent remettre en question leurs niveaux de dépenses!

Aussi, depuis quelques années, on se voit tous forcé à mieux gérer notre budget!

En conséquence, tant nos épargnes que notre niveau de vie sont menacés!

 

Le vrai taux d’inflation, selon Jean-Marie Eveillard

Mais outre Shadow Stats, qui d’autres pensent que le taux d’inflation réel est erroné?

Dans son livre, En bourse, investissez dans la valeur (que j’ai résumé ici), Jean-Marie Eveillard cite Paul Singer, fondateur d’Elliot Management en 2014:

Les données économiques sous-estiment l’inflation et surestiment la croissance… Et les politiques des banques centrales des six dernières années sont insoutenables… Et si les investisseurs perdent confiance dans l’efficacité du stimulus monétaire.

Les politiques du « quantitative easing » des banques centrales ne vont pas créer une croissance durable… Beaucoup de données sont falsifiées et trompeuses… Tandis que les économistes acceptent toutes sortes « d’ajustements » et de « trucages »…

L’hyperinflation?

Si rien ne change très rapidement, un des scénarios possible dont je parle dans mon livre est… l’hyperinflation.

Et, si ou quand cela arrivera, nous pourrions vivre une très grave crise financière qui affectera sérieusement vos revenus, votre vie, votre famille et votre patrimoine.

Protégez-vous! Il est encore temps…

Marc Blais

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Comment investir et faire face aux réalités de la crise économique?

C’est tout un défi de percevoir les différentes réalités de la crise économique à travers les journaux, les statistiques et les analyses plus ou moins opaques.

C’est pourquoi j’ai tenté une courte synthèse de la situation de crise que nous vivons, en tentant d’y voir plus clair quant à nos options comme investisseur.

 

L’effet Trump et les marchés boursiers

Dès l’élection de Trump en novembre 2016, nous avons tous noté que le prix de l’or a baissé subitement dans les jours qui ont suivi. Ce qui pourrait être interprété comme un signe de confiance.

Mais l’effet Trump qui s’est manifesté positivement sur les marchés boursiers jusqu’à maintenant pourra-t-il se maintenir quelques mois ou quelques années de plus?

Je n’en sais rien. Mais, je crois que l’effet Trump se dissipera éventuellement et que les réalités de la crise économique nous rattraperont. Ce n’est qu’une question de temps!

Et je crois aussi que le prix de l’or sera remontera vers les niveaux atteints en 2011. Et probablement plus!

Ce qui est clair, c’est que Trump:

  • Ne pourra pas réduire la dette américaine et
  • qu’il ne pourra pas non plus empêcher la création monétaire de se poursuivre intensément aux États-Unis, étant donné qu’il aura besoin de beaucoup d’argent pour son grand programme d’infrastructures et pour la baisse d’impôt aux entreprises.

Toutefois, un élément positif pourrait nous surprendre. La situation de l’emploi qui pourrait s’améliorer en raison de ces investissements massifs. Surtout si le gouvernement de Trump mettait en application ses menaces de protectionnisme.

Mais là aussi, tout peut changer rapidement…

Et que se passera-t-il le jour où de plus en plus de gens soulèveront la question: comment les Américains rembourseront-ils cette dette accumulée de 20 trillions $? (Note: 1T=1000 milliards)

 

Les promesses de Trump  

Le président américain est perçu comme étant la personne la plus puissante au monde.

Et bien que je ne crois que très peu aux politiciens en général pour améliorer l’état du monde (!), il faut être vigilant. Car ils peuvent quelques fois être dangereux pour nos investissements.

Aussi, pour le bien de vos finances, mieux vaut s’en méfier plus que moins!

J’ai constaté au fil des années – et cela m’a rendu de plus en plus méfiant face aux politiciens – que ceux-ci font, une fois au pouvoir, tout à fait le contraire de ce qu’ils avaient promis lors de leur campagne électorale!

Trump avait déjà renversé plusieurs de ses promesses électorales avant même d’être assermenté!

En effet, le président américain s’est déjà contredit à plusieurs reprises (il lui arrive même de se contredire au cours la même journée!):

  1. Il a confirmé qu’il ne poursuivrait pas Hilary Clinton en justice.
  2. Il n’a pas encore conclu sur le cas du fameux mur avec le Mexique. Mais on a tous compris que, soit cela ne se fera pas, soit cela se fera aux frais des US!
  3. Et il a choisi de s’entourer de financiers du secteur bancaire américains, malgré tout ce qu’il a dit contre les grandes banques lors de sa campagne.

Nous constatons donc déjà plusieurs promesses que Trump ne respectera pas

Aussi, on se demande bien ce qu’il pourra changer face aux réalités de la crise économique actuelle…

 

Que fera Trump face aux réalités de la crise économique?

Je crois qu’il lancera son important programme d’infrastructures pour donner un coup de pouce à l’économie américaine. Tout comme la Chine l’a fait après 2008.

Il donnera l’image de quelqu’un qui veut relancer l’économie américaine. Et cela pourrait avoir un impact très positif sur le prix des métaux de base (cuivre, zinc, plomb).

Son plan d’infrastructure aura donc un certain impact sur l’économie mondiale. Mais, ce ne sera pas suffisant pour enrayer la décroissance économique globale actuelle.

Et ce malgré les chiffres positifs publiés récemment. Car la croissance économique actuelle est biaisée par un facteur important; le taux d’inflation réel!

Quel impact le programme d’infrastructure aurait-il sur l’économie?

On peut s’attendre à une légère croissance, possiblement.

Et aussi à un endettement irréversible!

 

La situation réelle du marché de l’or

La réalité du prix de l’or, c’est qu’au prix d’environ 1300$ US, les réserves des producteurs miniers continuent de s’épuiser de jour en jour.

De plus, il faut maintenant quinze ans pour mettre une nouvelle mine en production. Alors qu’il y a une vingtaine d’années, on parlait d’une moyenne de sept ans!

Le coût de production d’une once d’or est élevé

Si l’on considère les vrais chiffres des coûts de production totaux d’une once d’or au niveau mondial, on arrive en pratique à 1400 $US, en moyenne.

(NB: Je sais que les chiffres officiels sont inférieurs à ce chiffre, mais ils ne tiennent compte ni des mines et des zones minières fermées qui pourraient rouvrir rapidement lorsque le prix de l’or augmentera. Les chiffres officiels excluent aussi certaines subtilités comptables…)

 

La demande pour l’or augmentera

Selon le World Gold Council, il existe plusieurs tendances majeures qui alimenteront la demande pour l’or en 2018 et les années à venir.

Aussi, la demande pour l’or continuera d’augmenter!  Car il devient de plus en plus clair – autant pour les pays les plus pauvres (comme l’Inde) que pour les pays plus riches – que l’or est, depuis toujours, la meilleure manière de se protéger en temps de crise

 

Doit-on investir dans l’or ou à la bourse?

Êtes-vous de ceux qui croient:

  1. Qu’un système monétaire doit absolument contenir de l’or?
  2. Que chaque coupure de papier-monnaie (dollar ou euro) imprimée doit avoir une garantie, une contrepartie forte?
  3. Et qu’un système bancaire de confiance (géré par les banques centrales) doit protéger cette garantie forte et son principe?

Si oui, sachez qu’actuellement, ce n’est plus le cas!

Les États-Unis ont abandonné le principe de l’étalon-or en 1971

On a vu dans l’histoire que lorsque les politiciens ne sont pas forcés de respecter les principes d’une monnaie forte, celle-ci s’affaiblit lentement mais sûrement sur plusieurs années.

Voici le résultat – sur le prix de l’or – depuis que le président Nixon a décidé de mettre fin à la convertibilité du dollar en or en 1971.*

Trump et l'or - rendement de l'or et du S&P500 et Dow de 1971 et 2016.

(*Le CAC40 n’a pas été considéré, car il n’inclut pas les dividendes comme c’est le cas pour le Dow et le S&P500.)

Le prix de l’or est libellé en $US, ce qui permet une saine comparaison avec les indices boursiers américains.

On constate une appréciation évidente de l’or face aux marchés boursiers!

Pourquoi?

Hum… Serait-ce, entre autres, en raison de la perte de valeur du dollar américain?

Et aussi, la perte de valeur de notre monnaie (j’inclue le Canada et l’Europe) implique une perte de notre pouvoir d’achat.

Serait-ce que le taux d’inflation officiel est beaucoup plus élevé que le taux d’inflation réel? 

Si oui, on comprendrait mieux pourquoi on a le sentiment de s’appauvrir d’année en année…

Ce qui explique que, pour se protéger face aux réalités de la crise économique, plusieurs milliardaires ont augmenté leur pondération en or.

 

Comment faire face aux réalités de la crise économique?

Plusieurs gestionnaires de portefeuille m’ont confié en privé qu’ils n’ont jamais vu autant d’incertitude sur les marchés. (Certains de ces conseillers ont jusqu’à 40 ans de carrière!)

Est-ce un signe?

Pour moi, cela implique que des changements drastiques vont se produire. Et que cela pourrait être assez pénible!

Quand cela se produira?

Je ne sais pas. Dans deux mois, dans deux ans, qui sait?  

Personne ne sait. Surtout pas les gourous!

 

Investisseurs, c’est le temps de vous protéger!

Mais SVP, n’attendez pas l’évènement qui catalysera cette crise financière qui perdure depuis 2008

Protégez-vous dès maintenant!

Vous avez bien souscrit à une assurance habitation sans savoir si et quand un incendie pourrait se produire! Alors, protégez-vous de la crise!

 

Les obligations d’état sont-elles encore un placement sûr en 2018?

Une des réalités de la crise économique est certainement la situation des titres obligataires des gouvernements, une classe d’actifs qui a été historiquement considérée le refuge des investisseurs en temps d’instabilité boursière.

L’an dernier, lors du Mining&Investment Latin America Summit, un ami conférencier a justement souligné l’importance du grave problème des dettes gouvernementales des pays industrialisés.

LES DETTES DES GOUVERNEMENTS NE SERONT JAMAIS REMBOURSÉES, a-t-il prédit.

Il ajouta que: depuis le début des années 1960, les États-Unis n’ont jamais montré un budget positif, une seule année…!

Les Américains financent évidemment leur déficit avec de la dette, qui s’accumule encore et encore!

Il faut savoir que la dette américaine a été multipliée par 22 depuis les 36 dernières années!

Donc, si vous investissez dans des obligations d’état en pensant que c’est un placement sûr (comme cela a été le cas par le passé), vous vous trompez!

Et si parce que vous êtes canadien ou européen, vous pensez que cette réalité n’existe qu’aux États-Unis, détrompez-vous!

Les chiffres d’endettement par rapport au PIB sont très similaires au Canada, en Europe, en Chine et au Japon.

Pensez tout de suite à comment vous pouvez protéger vos investissements s’il advenait que les dettes d’états ne soient pas honorées!

Protégez-vous et protégez l’avenir de votre famille!

 

La tendance de l’or et des minières pour 2018-2020

Les signaux sont contradictoires sur l’avenir à court terme du prix de l’or. Mais l’avenir à moyen terme semble pratiquement assuré quand on regarde les fondamentaux de l’or, de l’argent et du platine.

En effet, la demande continue d’augmenter pour ces trois métaux précieux tandis que l’offre diminue graduellement…

De plus, leur coût de production complet et réel se situe tout près de leur prix de vente. C’est un « sure shot » pour qui veut investir comme un contrarian à moyen et long terme.

Alors que faire à court terme?

 Il est impossible de prévoir l’avenir, mais on peut essayer de l’anticiper.

Il est toujours très difficile de capter les tendances à court terme d’un marché. Les meilleurs analystes que je connais n’y arrivent qu’à peu près 50% du temps!!

Tout comme vous, je cherche (depuis vingt-cinq ans) le gourou qui me dira quand acheter au plus bas et vendre au plus haut, mais je n’ai pas encore trouvé!

Personnellement, je ne prends pas le risque de tenter de prévoir des mouvements de marché à court terme. J’investis soit sur le moyen terme (3 à 5 ans) ou sur des occasions particulières de marché que je sais reconnaître.

Je suis bien sûr conscient des différents risques inhérents aux réalités de la crise économique actuelle. C’est pourquoi, j’investis dans l’or et les sociétés minières en suivant cette approche, peu importe l’impact Trump, aura sur le prix de l’or et sur les marchés.

Et en tenant compte que l’on est au début d’un nouveau cycle minier haussier qui génèrera de très beaux profits!

Merci de me suivre!

Marc Blais

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Évitez le piège des bas taux d’intérêt!

Les bas taux d’intérêt sur les placements à revenu fixe n’affectent pas seulement le petit investisseur. Mais, toute l’industrie financière! Le secteur bancaire, les assurances-vie et les fonds de pension ne sont pas épargnés!

En plus, cela se produit partout dans le monde. Et en même temps!

Selon le gouverneur de la Banque du Canada:

Des facteurs qui limitent la vitesse maximale à laquelle une économie peut tourner – en particulier le vieillissement de la population active – tirent les taux d’intérêt vers le bas dans beaucoup de pays.

 

L’impact des bas taux d’intérêt sur les retraités

L’impact des bas taux d’intérêt est majeur pour les pensionnés!

À tel point que cela va bientôt sérieusement affecter le niveau de vie des retraités, qu’ils possèdent un régime de pension public ou privé!

En effet, les bas taux d’intérêt ont un effet pervers pour les assureurs-vie qui promettent des rendements futurs, soit dans leurs produits de rente ou leurs produits d’assurance-vie.

Imaginez les conséquences directes des bas taux d’intérêt – à moyen et long terme – sur les rendements réels des rentes des assureurs et sur les fonds de pension privés et publics qui doivent obligatoirement investir dans des titres à revenu fixe de haute qualité! Comment ces fonds vont-ils faire pour respecter leurs engagements contractuels?

En somme, l’impact des bas taux d’intérêt sur les fonds de retraite est ÉNORME!

Les assureurs qui garantissent actuellement un rendement de 3% ne pourront bientôt plus payer une rente à long terme en gagnant aussi peu que 1% de rendement annuellement.

Mais comment cela affecte-t-il notre stratégie d’investissement, nous, simples investisseurs?

 

Le risque des bas taux d’intérêt sur vos investissements

Aussi, l’investisseur de 10,000 (Euros ou $) ne se satisfait plus d’un rendement médiocre (mais garanti) de 1% sur les titres obligataires des gouvernements ou de sociétés.

Alors que dans un passé pas si lointain, il était facilement possible de générer un beau 6% de rendement, sans risque, les choses ont changé!

https://data.oecd.org/chart/4yIy

Une des conséquences des bas taux d’intérêt est que l’investisseur se tourne maintenant de plus en plus vers le secteur immobilier, l’investissement dans les plus petites entreprises et vers les cryptomonnaies.

Notre but comme investisseur est tout simplement de générer de meilleurs rendements.

Mais à quel prix?  Qu’en est-il du risque?

 

Le bas bas taux d’intérêt font prendre plus de risque à l’investisseur

faibles taux de rendement- risque financier

Selon le Wall Street Journal, en 1995, l’investisseur qui aurait investi 100% en obligation d’état (sans prendre aucun risque financier) aurait touché 7,5% de rendement!

En 2005, 52% de la répartition d’actif était destinée aux titres à revenu fixe garantis. Alors qu’en 2015, cette tranche du portefeuille moyen s’est réduite drastiquement à 12% seulement! Et cette tendance à la baisse se poursuit…

De plus, remarquez comment la composition du portefeuille type s’est complexifiée en 20 ans.

Les composantes risquées du portefeuille moyen de l’investisseur prennent de plus en plus d’importance en raison des faibles taux d’intérêt.

En conséquence, les fonds de pension qui le peuvent légalement,  ont été forcés de prendre beaucoup plus de risque.

En fin de compte, en 2015, les obligations ne représentaient que 13% du portefeuille, l’immobilier pesait 13% et les actions, 75%!

De plus, on voit que les actions de sociétés privées bénéficient aussi d’un fort soutien d’acheteurs américains avec 12% du portefeuille. (Il y a de quoi motiver plusieurs entrepreneurs qui avaient peu accès à ce marché pour se financer, il y a 10 ans!)

En conséquence, c’est clair que la tendance actuelle est de prendre de plus en plus de risque! Les investisseurs cherchent simplement à compenser les faibles taux de rendement des placements considérés surs. Et ils remplacent leurs titres à revenus garantis des banques et les obligations d’état par des placements plus risqués.

 

Les bas taux d’intérêt… augmenteront un jour!

Tout ce qui baisse remonte!

Plusieurs banques centrales ont déjà annoncé leur intention d’augmenter graduellement les taux d’intérêt au cours des prochaines années. Ils maintiennent que la reprise économique est solide. C’est une opinion que je ne partage pas!

En fait, je doute que la remontée soit rapide en raison de la fragilité de l’économie. Car, selon moi, il n’y a pas de croissance réelle de l’économie!

Quoi qu’il en soit, un jour ou l’autre, les taux remonteront… Et ce sera aux dépens de la rentabilité des entreprises. Conséquemment, les marchés boursiers s’en ressentiront sérieusement.

Aussi, en maintenant les taux d’intérêt bas (les taux obligataires sont même négatifs dans certains pays), les décideurs des principales banques centrales ont poussé les capitaux vers des marchés qui n’étaient pas naturels pour plusieurs investisseurs institutionnels et privés.

Cela a créé des distorsions et changé la stratégie d’investissement de plusieurs d’entre nous. Et cela a provoqué les bulles boursières et immobilières que l’on connait pratiquement partout dans le monde. Et en même temps!

Bref, la question n’est ni de savoir quand ni comment ce long cycle boursier et cette bulle immobilière se termineront. Ce qui est primordial pour votre avenir financier, c’est plutôt d’éviter ce piège des bas taux d’intérêt, créé par la stratégie de relance de l’économie de nos gouvernements.

Malheureusement, cela se terminera très mal pour plusieurs investisseurs qui auront trop investi dans des actifs risqués!

Aussi, il faut éviter le piège de tenter de déterminer quand le prochain krach boursier se produira. Car, s’il y a une certitude, c’est qu’aucun gourou financier ne peut vous aider!

Pensez plutôt à vous protéger le plus possible.

Et surtout, soyez prêts au pire, car la crise de 2008 n’est pas terminée!

Marc Blais