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Tolérance au risque ou tolérance à la volatilité?

Y aurait-il une différence entre la tolérance au risque et la tolérance à la volatilité?

Pourtant, les deux sont souvent traités de façon similaire.

Même par les experts!

Tout d’abord, définissons ces deux termes.

 

La tolérance au risque

Le risque, c’est tout simplement la probabilité de perdre son capital investi.

Warren Buffett

Ici, on parle de perte définitive de son capital investi.

Et non de variation temporaire de valeur…

Si j’investis dans cinq startups et que deux d’entre elles font faillite, comment vais-je réagir?

Ici, le risque est de perdre 40% de ma valeur.

Combien suis-je prêt à perdre en valeur de mes placements sans remettre en question ma stratégie de placements? Telle est ma tolérance au risque!

Car si j’investis 1000 euros dans une startup, les chances (en %) de perdre définitivement mon argent sont plus grandes que si j’investissais dans une société à grande capitalisation qui génère des profits  stables, comme Coca-Cola.

Mais si le total de mes avoirs est de 300,000$, perdre définitivement 2000$ peut ne pas affecter mes émotions au point de devenir insécure.

Donc, si je connais assez bien un secteur en particulier et que j’y investis un certain pourcentage de mes avoirs, ma tolérance au risque sera grande pour cette tranche de mon portefeuille.

Mais ce serait totalement différent pour quelqu’un qui y investirait 60% de ses avoirs sans avoir les compétences.

 

La tolérance à la volatilité

La volatilité n’est qu’une simple fluctuation du prix des titres (actions, obligations, fonds, fnb, etc.) achetés et vendus tous les jours sur les marchés.

D’ailleurs, une fluctuation négative sur le marché boursier (comme une correction boursière) peut être une bonne occasion d’acheter des titres boursiers de qualité à moindre prix.

On parle souvent de tolérance à la volatilité sur les marchés boursiers, mais celle-ci s’applique également à vos placements obligataires, immobiliers, à vos fonds et même à certaines liquidités.

 

Pourquoi cette confusion entre risque et volatilité?

Votre tolérance au risque et votre tolérance à la volatilité sont deux concepts différents.

Le risque, ce n’est pas la même chose que la volatilité!

 Warren Buffett

S’il y a cette confusion qui persiste – même dans le milieu de la finance – entre la tolérance au risque et la tolérance à la volatilité, c’est peut-être qu’il s’agit de la même peur.

Car quand les marchés boursiers baissent subitement, la peur s’empare de nous!

Et cette peur se transforme rapidement en une émotion de survie qui nous fait croire que nous allons tout perdre!

Et c’est cette peur qui nous empêche de réfléchir rationnellement, au point de nous empêcher de dormir…

D’ailleurs, c’est la même peur qui nous protège des risques physiques. Par exemple, lorsque nous traversons la rue et que soudainement nous voyons arriver une voiture qui fonce sur nous!

Bien que le risque financier n’est pas d’ordre physique (lorsqu’il s’agit de la bourse!), le cerveau ne fait pas la différence et une peur physique s’installera. Et cette peur peut nous harceler au point de devenir vraiment désagréable!

Je peux bien me dire que ce n’est pas grave, qu’il y a eu bien d’autres corrections avant, mais lorsque je dépasse mon niveau de tolérance à la volatilité, je ne raisonne plus!

Il est trop tard!

Toutefois, la bonne nouvelle, c’est que cette peur qui peut se manifester lors d’une correction boursière peut être mesurée de différentes façons.

Il existe entre autres des tests de tolérance à la volatilité.

Ces tests vous permettent de savoir à l’avance comment vous réagiriez face à une baisse de votre portefeuille de l’ordre de 10 %, 20 %, 30 %…

N’est-ce pas intéressant de savoir d’avance, non pas ce qui arrivera avec la bourse mais comment vous réagirez à une baisse ?

 

3 raisons de connaître votre tolérance à la volatilité

En fait, il s’agit de mieux vous connaître pour investir à votre façon; c’est-à-dire, selon votre personnalité, vos gouts et vos objectifs!

Si cela vous intéresse, je vous invite à joindre mon groupe Facebook: investir à sa façon.

Selon moi, il existe trois raisons pour lesquelles mieux vous connaître vous sera bénéfique:

  1. Pour vous éviter une situation de panique qui vous ferait vendre tous vos titres au pire moment!
  2. Pour que vous puissiez vous sentir zen financièrement! Et ce, même en cas de baisse importante des marchés et lors d’une crise financière comme en 2008.
  3. Et aussi pour éviter qu’une baisse des marchés ne se produise au pire moment de votre vie!

Par exemple?

Disons que vous avez épargné durant plusieurs années pour les études de vos enfants et qu’un mois avant le début des études universitaires d’un de vos deux enfants, un krach boursier se produit!

Oups! Du coup, votre portefeuille en actions perd 20 % de sa valeur, comme lors du krach d’octobre 2008… Vous vous souvenez?

Mais comment éviter que cela vous arrive?

Tout simplement en retestant votre tolérance à la volatilité pour chacun de vos comptes d’investissement. Vous devriez déjà posséder un compte d’investissement pour chacun de vos grands objectifs de votre plan de vie financier.

C’est simple, non?

Avec le temps, vous devriez avoir constitué des comptes d’investissements distincts pour:

  • La retraite de monsieur et de madame (ensemble ou séparément).
  • Les études des enfants.
  • L’achat de votre future maison ou les rénovations majeures de votre maison.
  • Les vacances annuelles ou un voyage planifié à long terme.
  • Une nouvelle voiture.
  • Une résidence secondaire.
  • etc.

 

En conclusion vous devez investir à votre façon !

Pour chacun de vos comptes d’investissement, il est important de vous poser très sérieusement la question de la tolérance à la volatilité tout en considérant dans combien de temps vous aurez besoin de votre argent.

L’avez-vous fait récemment?

En terminant, si vous arrivez à trouver quel investisseur vous êtes, vous arriverez à choisir le type d’investissement qui vous convient.

Et de là, il ne vous restera qu’à choisir parmi les meilleurs gestionnaires de portefeuille au monde dont je parle dans mon nouveau livre L’art d’investir à sa façon.

Bon investissement à votre façon!

Marc Blais
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Les gourous et la bourse en 2018

Les gourous et la bourse en 2018-2019 ?

Les gourous financiers, c’est nous qui les créons. Dans la réalité, ça n’existe pas!

Je lis sur l’économie et les finances personnelles depuis plus de 35 ans et je n’ai pas encore trouvé un seul gourou financier!

Mais – tout comme vous! – je continue à chercher…!

Bien sûr, il y a des gens qui ont une bonne moyenne au bâton.

Et il y a de bons prévisionnistes ont un genre de sixième sens, un pif pour sentir les grands mouvements à venir.  Mais ils se trompent tout de même régulièrement.

Presque 50% du temps en fait!

Alors, la boule de cristal, il vaut mieux ne pas trop s’y fier!

 

« Aujourd’hui, c’est différent! »

La bourse atteint des niveaux records et les ratios cours/bénéfices ne cessent d’augmenter…

 

la bourse en 2017 - ratio cours bénéfice
http://www.multpl.com/shiller-pe/

 

Aussi, et pour plusieurs raisons que vous pourrez lire ici; que la bourse pourrait plutôt baisser que monter en 2018 et 2019.

Vous voyez, je vous fais une prévision! (Et je vais sans doute me tromper!)

Aujourd’hui c’est différent, entendrez-vous de plus en plus autour de vous, car il y a les arguments des optimistes (les Bulls). Aujourd’hui, disent-ils:

  • Il existe de meilleurs contrôles du système financier et les mécanismes de règlementation ont été nettement améliorés depuis la crise de 2008-2009.
  • Les investisseurs sont maintenant plus expérimentés, donc plus stables émotivement.
  • L’économie a changé, s’est diversifiée.
  • Et surtout, les taux d’intérêt sont très bas (l’investisseur n’a pas d’autres choix que la bouse s’il veut un bon rendement).

Pourtant, on disait tout cela il y a 10 ans, il y a 20 ans …

Et les corrections et les krachs boursiers se sont produits régulièrement depuis… toujours.

Jetez un coup d’oeil sur cette liste des crises monétaires et financières depuis 1637.

Vous verrez qu’il n’y manque pas d’actions (sans jeu de mots!). Et vous remarquez aussi qu’il y a une crise tous les cinq ans, environ!

Avant de prendre panique, il faut savoir reconnaitre que dans tous les marchés, certaines sociétés et certains secteurs demeurent sous-évalués.

Par exemple, avez-vous remarqué le secteur minier? Avez-vous pensé investir dans les sociétés minières?

 

Le marché boursier a besoin de vacances!

En définitive, la bourse nous ressemble beaucoup, nous les humains. Le marché boursier est quelques fois agressif, émotif et aussi, souvent irrationnel!

Le marché boursier nous représente bien, car autant les petits que les grands investisseurs, nous sommes tous humains.

D’une part, nous ressentons la peur…

En revanche, nous avons soif de gains, soif de réussir. Et nous sommes aussi compétitifs et audacieux. Quelques fois, trop!

En somme, ce sont toutes ces émotions qui composent le CAC40, le TSX, le DOW, le S&P 500.

Et enfin, tout comme nous, les bourses ont besoin de vacances!

Annuelles? Aux trois ans?

Ça dépend!

La question est de savoir si elles iront-elles en vacances en 2018 ou en 2019?

 

Un aperçu du passé pour prévoir les crises boursières

(Au moins, le passé, c’est du connu!)

Vous avez ici la liste de toutes les crises financières et krachs boursiers en France et dans le monde depuis 1929.

Désormais, vous ne pourrez plus dire que ça n’arrive jamais ou très rarement !

En outre, sachant qu’en moyenne les baisses boursières sont d’environ 30%, vous vous devez d’y réfléchir!

Réfléchir à quoi?

Bien, réfléchir à votre tolérance à la volatilité.

Chaque personne est différente. En matière d’investissement, vous ne pouvez donc pas simplement imiter votre beau-frère ou votre patron !

 

À court terme, l’émotion dirige la tendance boursière

Malgré les apparences de rigueur et d’analyse rationnelle des différents intervenants du marché boursier, les mouvements boursiers sont grandement influencés par l’émotion!

Vous voulez un exemple?

Supposons qu’un milliardaire comme Warren Buffet ou Bill Gates se réveille un beau matin et déclare que: la bourse va s’écraser en 2018!

Que faites-vous?

Plusieurs ne réfléchiront pas (ou presque pas!) et vendront d’un coup tous leurs titres boursiers!

D’autres croiront un autre gourou financier qui prétendra tout à fait le contraire. Et dans une sortie très convaincante, ce gourou pourrait même ajouter: la bourse va doubler d’ici 3 ans!

Vous voyez le lien entre les gourous et la bourse?

Comprenez-vous que c’est tout ce lot d’émotions qui affectent les marchés boursiers? Et ce, toutes les minutes, toutes les heures et tous les jours…

Et vous, pourrez-vous y résister et garder le cap?

 

Que fera la bourse en 2018 et 2019?

Que vous me posiez la question aujourd’hui, dans un an ou dans 10 ans, ma réponse ne changera pas!

Je n’en sais rien et personne ne le sait!

Et c’est la seule réponse sensée.

Personne ne peut prévoir l’avenir avec certitude.

Sinon, ça se saurait!

C’est comme ça, cela a toujours été et ce le sera toujours: les gourous et la bourse, il vaut mieux oublier ça !

 

À long terme, la croissance dirige la tendance boursière

Y a-t-il (selon vous) une réelle croissance économique?

C’est la question, car sans croissance, la bourse n’aurait aucune raison de prendre de la valeur!

Et ne posez pas la question à votre beau frère! Il ne le sait pas…

Observez.

Observez autour de vous…

Que voyez-vous? Y a-t-il des fermetures de magasins? Sont-ils remplacés par des magasins moins luxueux? Y a-t-il création d’emplois, je veux dire une création de vrais emplois avec de bonnes conditions de salaire?

Remarquez vos habitudes de consommation. Avez-vous réduit vos dépenses récemment? Si oui, peut-être que vous n’êtes pas le seul…

Sortez-vous dans les mêmes restos qu’il y a deux ou cinq ans?

Et vos amis, dépensent-ils plus ou moins qu’avant, en général?

Y a-t-il – selon vous, pas selon Statistiques Canada ou selon la BCE! – une croissance modérée de l’économie ou pas de croissance du tout (c’est-à-dire une récession)?

Techniquement, répondre à cette question nécessiterait un grand débat technique impliquant plusieurs excellents économistes. Et la conclusion serait sans doute mitigée et composée de réponses très variées comme:

  •  Cela dépend de…,
  • Il se pourrait…,
  • Si toutefois…

Mais ce qui est important, c’est ce que vous, vous en pensez! Car c’est votre argent que vous investissez!!

 

Si vous vous posez la question « que va-t-il se passer avec la bourse ? », vous ne devriez pas investir en bourse!

La bourse c’est pour les investisseurs avertis!

Avertis de quoi?

Averti que les marchés boursiers varient constamment, positivement et négativement.

Et quelques fois, les variations (on emploie souvent le mot volatilité pour ne pas vous faire peur!) se produisent très rapidement et très radicalement!

En fait, la vraie question c’est:

Pourriez-vous bien dormir cette nuit sachant que votre portefeuille de titres boursiers (la partie de votre patrimoine composée d’actions) pourrait perdre 30% de sa valeur (il s’agirait d’un krach) en une semaine?

Si votre réponse est oui, alors ça va! Vous êtes donc fait pour investir une partie importante (de 30% à 70%) de votre patrimoine (de vos avoirs) dans des titres boursiers et des FNB qui calquent le rendement des grands marchés boursiers internationaux comme le CAC40, le TSX, le S&P500 et le Dow.

Sinon?

Si votre réponse est non, c’est que vous n’êtes pas au bon endroit du tout! Réévaluez tout de suite votre stratégie de placement!

Et surtout soyez honnête, car comme je le mentionne dans mon livre Le guide de l’investisseur intelligent, il n’est pas facile de s’avouer franchement sa vulnérabilité aux corrections boursières. Surtout si vous êtes un homme!

En effet, les hommes ont généralement ce défaut de ne pas répondre franchement aux tests de tolérance à la volatilité. Alors que ces tests fonctionnent plutôt bien chez les femmes.

Pour imager un peu; je dirais qu’investir à la bourse sans avoir la tolérance à la volatilité requise, c’est comme si un végétarien affamé entrait dans une boucherie…

 

« Que va-t-il se passer avec la bourse ? » n’est pas la bonne question !

La bonne question c’est: s’il y avait une baisse importante de valeur à la bourse, sauriez-vous tenir le coup?

Pensez-y!

Personnellement, j’aime bien cette réflexion de Peter Lynch, il est d’ailleurs un des meilleurs gestionnaires de tous les temps:

Il y aura des récessions et des chutes à la Bourse. Si vous ne comprenez pas cette réalité, alors vous n’êtes pas prêt, vous ne réussirez pas sur les marchés.

Si vous êtes de ceux qui aiment connaitre l’avenir, vous n’êtes vraiment pas le seul! Mais vous voyez bien que ce n’est pas possible.

Tout ce que vous pouvez faire, par contre, c’est de vous préparer au pire.

Avant de vous laisser réviser vos stratégies, je vous offre une piste de réflexion complémentaire. Lisez ceci si vous croyez vraiment que la bourse c’est toujours le plus rentable des investissements.

Marc Blais, auteur et conférencier international

Votre coach financier
Cliquez ici pour recevoir gratuitement mon ebook sur l’investissement minier.

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Devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Comment devenir un meilleur investisseur avec les taux de rendement sur les titres à revenu qui s’approchent de 0 %?

Et quelle stratégie adopter avec les marchés boursiers qui donnent des signes évidents de fatigue?

Du côté de la bourse en général, l’indice Schiller mesure le ratio cours/bénéfice du S&P 500.

D’ailleurs, ce ratio atteint 30 fois en septembre 2017 (cliquez ici pour l’actualiser).

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L’indice Shiller PE Ratio S&P 500

Et d’autre part, on retrouve même des taux obligataires négatifs!

C’est pourquoi vous entendez et lisez fréquemment ceci: « Comme les placements offrant une plus grande sécurité ne sont plus aussi rentables, il faudra accepter de prendre plus de risque avec son épargne… pour obtenir des rendements plus intéressants. »

 

Prendre plus de risque pour devenir un meilleur investisseur ?

Prendre plus de risque avec son épargne!

C’est maintenant presqu’un slogan publicitaire : prenez plus de risque et gagnez plus d’argent avec vos placements!

Il fallait juste y penser! C’était aussi simple que ça…

Tout est réglé maintenant!

On se demandait vraiment tous comment faire, les épargnants, les retraités et les familles qui veulent investir pour les études de leurs enfants. Pour éventuellement acheter une résidence ou simplement pour mieux vivre notre retraite…

La solution serait – même si vous n’avez jamais voulu prendre autant de risque jusqu’à maintenant, aujourd’hui, c‘est ce que vous devriez faire!!

 

Le risque ou la volatilité ?

Mais de quoi parle t’on vraiment lorsqu’on parle de risque? N’oublions pas que Warren Buffet fait une nette différence entre les notions de risque ou de volatilité ?

Et oui, car si on parle vraiment de risque, alors on parle clairement de celui de perdre son argent, alors pensez-y à deux fois!

Et s’il s’agit simplement de volatilité, c’est à dire d’une variation de valeur dans le temps, il est possible, bien sûr, qu’elle soit de courte durée. Mais cette volatilité – un mot doux qui veut dire: attendre x années avant de récupérer son argent – peut vous faire souffrir plus que vous ne le pensez!

 

Mieux comprendre la volatilité des marchés

 

 

L'indice Nasdaq de 2000 à 2017
L’indice Nasdaq de 2000 à 2017

Prenons l’exemple du Nasdaq qui a explosé suite à la bulle électronique des années 1990. L’indice Nasdaq a a perdu une grande partie de sa valeur en 2000 et il n’a repris sa valeur nominale que 15 ans plus tard!

Et encore là, 15 ans, c’était pour ne récupérer que sa valeur nominale. Si on parlait de sa valeur actualisée, qui tient compte de l’inflation, alors il faudrait ajouter quelques années de plus! Quelle vie pénible pour tous les investisseurs qui ont dû vivre cela!

La prochaine fois qu’une semblable correction du marché boursier se reproduira, aurez-vous suffisamment de patience?

Et surtout, aurez-vous le luxe d’attendre autant d’années?

Vous devinez que plusieurs investisseurs n’ont évidemment pas eu cette patience. Et ils ont vendu leurs actions dot com, générant de grandes pertes!

C’est bien vrai que d’autres indices boursiers comme le CAC 40, le TSX et le Dow Jones sont historiquement beaucoup moins volatils.

Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017
Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017

Et c’est pourquoi ils ont tendance à récupérer plus rapidement suite à une correction ou à un krach boursier.

Plus rapidement?

En moyenne ces indices des principaux marchés du monde ont retardé sept longues années avant de récupérer des deux dernières crises.

Et manifestement, comme vous pouvez le constater, de sérieuses corrections se produisent régulièrement.

Le CAC 40 n’avait toujours pas récupéré à la fin 2015, suite à son haut historique de 6625 points, atteint en 2000.

Quant aux autres indices canadiens et américains, ils ont dormi entre six et huit ans avant que l’investisseur ne retrouve son capital.

 

Savoir se connaitre pour devenir un meilleur investisseur

Il est important de bien se connaitre pour investir avec succès.Voici un extrait de mon livre Le guide de l’investisseur intelligent.

« Plusieurs d’entre nous n’arriveront jamais à être de bons investisseurs.

Non pas parce qu’ils ne comprennent pas la finance, l’économie et les produits financiers qui leur sont proposés, mais simplement parce qu’ils ne se comprennent pas suffisamment bien!

Pour réussir en investissement, il faut — entre autres choses — apprendre à bien se connaitre afin de prendre les meilleures décisions pour nous.

Je n’ai pas dit : les bonnes décisions mais les meilleures décisions! Car l’investissement est loin d’être une science exacte. En plus, il faut savoir qu’une idée d’investissement peut être bonne pour votre conjoint et ne pas l’être du tout pour vous!

Et aussi, il y a l’aspect psychologique à considérer qui pousse quelques fois certaines personnes à prendre des risques disproportionnés…

Comme vous savez, c’est souvent très tentant de prendre trop de risque… »

 

Le secret pour devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Voici enfin le secret que je veux vous partager aujourd’hui pour devenir un meilleur investisseur en 2017 et durant les prochaines années de cette crise financière qui est loin d’être terminée.

Si vous prenez un risque en investissement assurez vous de bien le comprendre.

Il arrive trop souvent, malheureusement, que l’on investisse les yeux fermés! Sans prendre le temps de bien comprendre le risque de cet investissement.

Il est fort possible dans ces situations, qu’on ne veuille pas voir la vérité en face. Que l’on préfère se cacher le risque véritable que l’on court. Et le montant d’argent qu’on perdrait si un événement imprévisible se produisait…

Il faut savoir qu’en investissement, il y a toujours des imprévisibles.

D’ailleurs, voici une question que vous devriez vous poser – et que je pose en coaching – : accepteriez-vous de vivre l’impact d’une baisse subite et radicale de 30% de votre portefeuille boursier?

Si la réponse est non, alors trouvez vite une alternative, qui vous ressemble et qui vous fera atteindre vos objectifs.

Ensuite, n’investissez jamais en allant à l’encontre de vous-même et de vos valeurs! 

Enfin, pensez aux valeurs de l’entreprise et au comportement des dirigeants de l’entreprise dans lesquelles vous investissez. Je pense ici à Bombardier

 

À très vite!

Marc Blais

Votre coach financier