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Quel est l’avenir des marchés boursiers?

Depuis une quinzaine d’années, je lis plusieurs heures par semaine sur l’avenir des marchés boursiers, obligataires, immobiliers et sur l’économie mondiale.

Ce qui inclut plusieurs journaux spécialisés, magazines et rapports de diverses grandes institutions financières disponibles dans mes trois langues, dont l’anglais et l’espagnol.

Souvent, je m’arrête pour réfléchir à ce que cela signifie pour nous les investisseurs, propriétaires et aussi comme parents. Je tente de me faire une tête sans me laisser influencer par des convictions politiques, sociales ou économiques.

Aussi, je me fais rigueur! J’essaie de m’en tenir aux faits.

Le problème, c’est que depuis que j’ai commencé sérieusement mes lectures sur l’état de l’économie, il y a des faits qui me surprennent et qui me font peur. Là, je parle de chiffres… Je parle exclusivement d’un point de vue comptable et mathématique.

En fait, je découvre que la réalité économique est camouflée par nos gouvernements autant en Europe, en Asie qu’en Amérique.

En somme, je constate des faits. Je soulève des doutes.  Et je discute de réalités que plusieurs économistes et conseillers en placement m’ont souvent confirmé en me disant tout bas: je suis d’accord avec toi, personne ne croit ces chiffes (officiels)!

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, vous savez que je fais référence au taux d’inflation sous-évalué, au grand danger des taux d’intérêt négatifs, à notre monnaie qui a perdu beaucoup de sa valeur au fil des années.  Et aussi à la fragilité du système bancaire international.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire mes articles afin de mieux comprendre la crise financière qui perdure et pour vous en protéger!

Mais revenons au sujet de cet article; l’avenir des marchés boursiers dans un contexte de crise financière qui perdure depuis plus de dix ans malgré les efforts de nos gouvernements?

 

Les gouvernements et l’avenir des marchés boursiers

Il y a un peu moins de trois ans, en 2015, une de mes références économiques a produit un rapport intéressant sur la bourse comme instrument de la politique monétaire des banques centrales. Cela m’a ouvert les yeux sur une réalité que je soupçonnais, mais pour laquelle je n’avais eu aucune preuve, jusqu’à maintenant.

J’avais déjà lu sur ce sujet, mais ce qui n’était pas encore clair pour moi, c’était l’impact réel que les gouvernements avaient en investissant directement sur les marchés boursiers afin d’aider et de stimuler l’économie.

Natixis est une grande banque internationale de financement, de gestion et de services financiers du Groupe BPCE. C’est aussi le deuxième acteur bancaire en France. Mon premier contact avec un de leur analyste remonte à 1994, alors que j’étais CEO d’une nouvelle société minière cotée en bourse.

Dans son rapport, Natixis confirme que les marchés boursiers des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de la Chine sont artificiellement poussés à la hausse dans le but de faire redémarrer l’économie: *

« Aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, la hausse des cours boursiers a joué et joue encore un rôle important dans la transmission de la politique monétaire à l’économie … »

« En Chine, aujourd’hui, le gouvernement organise des achats massifs d’actions pour faire remonter le marché. La Bourse devient donc un instrument important de la politique monétaire, la zone euro restant pour l’instant une exception. »

Les gouvernements tentent donc de stimuler l’économie en achetant massivement des titres boursiers. Ce qui a comme conséquence de faire gonfler les valeurs boursières. Et de faire croire à l’investisseur boursier que l’économie va mieux qu’en réalité.

Ce qui me fait dire que:

La croissance partiellement artificielle des marchés boursiers montre une fausse impression de croissance économique.

 

Les gouvernements cherchent à tout prix à faire redémarrer l’économie

En effet, les gouvernements cherchent à tout prix à redémarrer l’économie en:

  • Réduisant les taux d’intérêt, dans le but de nous pousser à dépenser et à investir davantage en nous endettant à un taux très bas. Mais les taux remonteront, c’est uniquement une question de temps!
  • Imprimant plus d’argent. Cet argent a servi aux États-Unis et sert encore en Europe à renflouer les banques pour leurs erreurs du passé. Rappelons que ces banques ont investi dans des créances risquées (prêts immobiliers et dettes gouvernementales telles que la Grèce).

Tiré du rapport de Natixis* :

« De plus en plus de pays utilisent les cours boursiers comme un instrument supplémentaire de la politique monétaire.

Ceci est dangereux : les hausses des cours boursiers mises en place par les gouvernements ou les Banques Centrales créent un aléa de moralité : les acheteurs d’actions se sentent protégés, assurés, par les gouvernements ou par les Banques Centrales.

Cela va clairement être le cas en Chine après les interventions récentes, et déclenche normalement une vague d’achats et une bulle actions incontrôlable. »

 

Pourquoi les gouvernements influencent-ils l’avenir des marchés boursiers?

Le but des gouvernements, en créant une hausse artificielle des cours boursiers, est clairement de faire:

  1. Baisser le taux d’épargne des ménages. Bref de nous pousser à la consommation!
  2. Augmenter l’investissement des entreprises au-delà de ce qu’implique l’évolution de la croissance. Soit de motiver artificiellement les entreprises à investir dans des équipements en vue d’une augmentation future de clientèle.

La question que je me suis posée est : comment les gouvernements en sont-ils rendus à agir ainsi?

Ce n’est pas surprenant répondent certains économistes. Puisque les autres instruments (baisse des taux d’intérêt et augmentation de la masse monétaire) ont déjà été pleinement utilisés avec peu de résultats. Alors, quel moyen leur reste-t-il pour améliorer l’économie?

Cette situation est pourtant très dangereuse car* :

« Elle crée un aléa de moralité sur les marchés d’actions (les investisseurs pensant être assurés par les états ou les Banques Centrales), qui est favorable à l’apparition de bulles. La situation chinoise est très claire ici. »

 

Que faire comme investisseur ?

Plusieurs investisseurs seront sans doute induits en erreur quant à l’avenir des marchés boursiers.

Sauf vous, je l’espère !

Depuis quelques années déjà, je considère qu’il vaut mieux rester en retrait de la bourse pour le moment…

Éviter les risques importants est toujours une excellente stratégie!

Ce qui ne veut pas dire de ne rien investir en bourse.

Car il y a et il y aura toujours des sociétés et des secteurs sous-évalués dans lesquels investir profitablement.

Par contre, c’est peut-être le temps de sous-pondérer ses investissements sur le marché boursier.

Certains argumenteront que l’on ne retrouve pas encore de signe d’euphorie chez les investisseurs (en janvier 2019).

Et c’est bien vrai!

D’autres diront que les ratios P/E (cours/bénéfices) sont actuellement très élevés mais que compte tenu des très faibles taux d’intérêt, ces ratios sont amplement justifiés. Et vu l’absence de concurrence pour l’investisseur individuel et institutionnel, l’avenir ses marchés boursiers est assuré…

L’indice PER Shiller décembre 2018

 

Mais rappelez-vous les dots-COM en 1999. On disait: cette fois-ci ce n’est pas pareil!

Selon votre situation, le problème n’est peut-être pas de posséder des actions, mais d’en posséder trop!

 

Trop d’actions ?

Maintenant que vous comprenez mieux mon point de vue sur l’état actuel des marchés boursiers, que pensez-vous de votre répartition en actions dans vos portefeuilles?

Ou si vous préférez; quel % de l’ensemble de vos investissements devrait être investi sur les marchés boursiers?

Livre L'art d'investir à sa façonPour ceux qui veulent en savoir plus, dans le chapitre 4 de mon livre L’art d’investir à sa façon en temps de crise  (le chapitre 1 vous est offert gratuitement), je vous dépeins le portrait de l’économie mondiale selon ma lecture des évènements et des faits.

Bon investissement!

Marc Blais, CPA, CGA

* Source : Natixis Flash économie, recherche économique. La bourse comme instrument de la politique monétaire. 24 juillet 2015 –  (Les mots en caractère gras ont été mis en évidence par Marc Blais). http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=86291

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