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Et si le vrai taux d’inflation était de 5% au lieu de 2%?

Apparemment, je ne suis pas le seul à remettre en question les taux d’inflation officiels et à me questionner le vrai taux d’inflation!

Étant comptable et non un économiste, j’ai fait des recherches sur le web, lu plusieurs publications sur le sujet et j’ai aussi creusé la question auprès de quelques économistes au Canada, en Amérique latine et en Europe.

J’ai d’abord été surpris de constater la réaction unanime des économistes à qui j’ai posé la question bien humblement (car je me disais qu’une « erreur » si importante ne saurait être cachée…). Je dois dire que les économistes que j’ai rencontrés sont soit retirés, travaillent dans l’entreprise privée ou sont des enseignants.

Les économistes à qui j’ai parlé de mes doutes sur les taux d’inflation officiels ne croient pas une minute aux taux d’inflation publiés!

Je cherchais tout de même des éléments plus précis…

 

Une étude sur le vrai taux d’inflation

Je connaissais depuis plusieurs années Shadow Stats. 

Cette société a analysé en détail le taux d’inflation officiel du gouvernement américain.

Son travail d’analyse – voir le graphique ci-dessous – permet de comparer le taux d’inflation officiel avec ce que devrait être le vrai taux d’inflation, selon eux.

Les auteurs de cette étude, qui couvre plusieurs années, maintiennent qu’un taux d’inflation réaliste doit être calculé selon un panier fixe de biens et de services. Alors que dans les faits, la composition du panier que l’on considère représentatif varie selon les fluctuations du marché. En fait, on enlève systématiquement les éléments du panier trop volatils (comprendre: ce qui augmente!).

Le problème de crédibilité des organismes officiels, c’est que le calcul des statistiques officielles américaines permet de substituer un bien devenu trop cher par un autre plus accessible financièrement pour le consommateur.

Car si dans ce calcul, le gouvernement peut substituer un produit devenu trop cher par un autre, le chiffre obtenu n’est pas le vrai taux d’inflation.

En conséquence, ni le consommateur ni l’investisseur ne devrait se fier au taux d’inflation officiel!

Shadow Stats donne l’exemple du steak qui a été substitué par le hamburger dans le calcul de l’indice. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a une importante différence entre ces deux produits!

 

Manipuler le taux d’inflation?

Mais quel serait l’intérêt des gouvernements – il n’y a pas que les Américains qui le font! – à sous-évaluer le taux d’inflation?

Un premier avantage serait de limiter la hausse les dépenses publiques. Car, en sous-estimant le vrai taux d’inflation, toutes les dépenses liées par ententes à l’indexation automatique au coût de la vie augmenteraient moins. Ce sont des dépenses importantes de l’état comme les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires et les prestations des assistés sociaux.

Ensuite, il y a l’impact sur la consommation. Imaginez le moral des consommateurs s’ils connaissaient l’état réel de la situation économique! On peut penser que la consommation des ménages diminuerait de façon marquée!

Et enfin, nous les investisseurs…

Comment réagiraient les petits comme les grands investisseurs s’ils savaient que l’économie mondiale est en décroissance depuis plusieurs années?

Ils retireraient sans doute une bonne partie de leur argent des marchés boursiers!

Et en définitive, tout cela aggraverait certainement le ralentissement économique réel actuel.

Les investisseurs se retireraient des marchés boursiers pour attendre de meilleures perspectives économiques… Et tout cela nuirait au financement des nouvelles entreprises et au développement des anciennes!

Bref, ce serait la crise! Je le dis souvent; dans les faits, la crise de 2008 n’est pas terminée!

Ouf! Quelle différence ça serait si le vrai taux d’inflation était connu!

 

La croissance économique est-elle réelle?

Il faut se rappeler que le taux de croissance de l’économie est calculé en déduisant l’inflation des chiffres de croissance de l’année en cours.

En fait, le taux de croissance économique – le calcul de la croissance du PNB – est estimé en utilisant le taux d’inflation officiel pour permettre la comparaison en dollar constant, avec l’année précédente

Aussi, il faut savoir que la mesure de l’inflation est une statistique et non un chiffre, un pourcentage exact. En fait, ce chiffre est maintes fois révisé après publication!

Selon l’auteur de Shadow Stats, si le vrai taux d’inflation est faussé de 4%, cela veut dire que la croissance économique de 2018 aurait plutôt été une décroissance de 2%!

Le calcul st le suivant: 2% de croissance selon le taux officiel diminué du vrai taux d’inflation de 4%.

 

Quel est le vrai taux d’inflation?

Voici les calculs, selon Shadow Stats, du vrai taux d’inflation et du taux d’inflation officiel aux États-Unis:

le vrai taux d'inflation

Source: http://www.shadowstats.com/alternate_data/inflation-charts

Je n’ai pu vérifier précisément le mode de calcul précis de l’inflation au Canada et en Europe. Mais tout m’indique que les gouvernements canadiens et européens utilisent des méthodes similaires aux Américains. Et ils en tirent les mêmes avantages quant à leur gestion budgétaire!

Peut-on se fier aveuglément aux chiffres ci-haut?

Qui devrions-nous croire; les gouvernements ou Shadow Stats?

Étant donné qu’on traite d’estimations, on aura sans doute jamais la réponse…

Mais je suppose que la vérité est quelque part entre les deux chiffres du graphique de Shadow Stats.

Et ce que me disent à la fois mon instinct et mes observations, c’est que le vrai taux d’inflation est plus près de 6% que de 2%.

Disons que nous ayons eu 5% d’inflation au cours des dernières années, plutôt que le 2% qui correspond plus ou moins au taux d’inflation officiel moyen en Europe et en Amérique. 

Cela nous expliquerait pourquoi:

  • Il est de plus en plus difficile de maintenir notre niveau de vie.
  • Que l’on doive constamment remettre en question nos dépenses de consommation pour arriver à boucler notre budget.
  • Que l’endettement des ménages ne cesse d’augmenter (et pas juste pour acquérir des biens immobiliers!).
  • Et que même les salariés qui ont des revenus pleinement indexés au coût de la vie (calculés selon le taux d’inflation officiel, je vous le rappelle) sont dans la même situation. Et, eux aussi doivent remettre en question leurs niveaux de dépenses!

Aussi, depuis quelques années, on se voit tous forcé à mieux gérer notre budget!

En conséquence, tant nos épargnes que notre niveau de vie sont menacés!

 

Le vrai taux d’inflation, selon Jean-Marie Eveillard

Mais outre Shadow Stats, qui d’autres pensent que le taux d’inflation réel est erroné?

Dans son livre, En bourse, investissez dans la valeur (que j’ai résumé ici), Jean-Marie Eveillard cite Paul Singer, fondateur d’Elliot Management en 2014:

Les données économiques sous-estiment l’inflation et surestiment la croissance… Et les politiques des banques centrales des six dernières années sont insoutenables… Et si les investisseurs perdent confiance dans l’efficacité du stimulus monétaire.

Les politiques du « quantitative easing » des banques centrales ne vont pas créer une croissance durable… Beaucoup de données sont falsifiées et trompeuses… Tandis que les économistes acceptent toutes sortes « d’ajustements » et de « trucages »…

L’hyperinflation?

Si rien ne change très rapidement, un des scénarios possible dont je parle dans mon livre est… l’hyperinflation.

Et, si ou quand cela arrivera, nous pourrions vivre une très grave crise financière qui affectera sérieusement vos revenus, votre vie, votre famille et votre patrimoine.

Protégez-vous! Il est encore temps…

Marc Blais

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Saurez-vous profiter du nouveau cycle minier?

Un aspect incontournable à la réussite d’un bon investisseur minier est de savoir reconnaitre le début d’un cycle minier haussier et la fin d’un cycle minier baissier.

Et dans le cas qui nous occupe, on cherche l’arrivée du nouveau cycle minier haussier!

 

Mes 3 signaux d’un cycle minier haussier

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de trois signaux qui confirment généralement le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Vous pourrez éventuellement juger par vous-même si ces trois signaux sont en accord avec votre propre perception, mais pour moi c’est clair qu’un nouveau cycle minier est en cours. Plusieurs prédisent même que ce sera le meilleur cycle minier haussier du siècle!

On connait l’importance d’investir au début d’un nouveau cycle minier, pour profiter au maximum du cycle minier et gagner énormément d’argent avec les minières.

Cependant, ce qu’il faut vraiment savoir, c’est de comment reconnaître le début d’un cycle minier haussier?

À mes yeux, un nouveau cycle minier haussier a débuté au tout début de 2016.

 

GDXJ cycle minier haussier

Ce tableau monte un très long cycle minier baissier. Si j’arrondis, on retrouve, entre 2011 et 2016, un haut de 180 et un bas de 20, soit une impressionnante dégringolade du ETF des moyennes et petites capitalisations boursières du secteur minier, de l’ordre de 90%!

En 2016, on a remonté à 50, soit une hausse rapide de 150%!

En avril 2019, on est encore autour de 32…

Nous sommes au tout début de ce qu’on anticipe être un super cycle minier

Et voici trois des signaux les plus importants que j’utilise pour détecter le début d’un nouveau cycle minier haussier.

 

1 La phase de capitulation

Il y a toujours une phase de capitulation avant une reprise boursière des sociétés minières.

Rick Rule

Depuis plusieurs années, je suis conférencier au Mining & Investment Latin America Summit à Lima. Aussi, j’ai saisi cette occasion en 2015, pour interviewer un des meilleurs experts au monde en investissement minier. Il s’agit de Rick Rule de la firme d’investissement Sprott, spécialisée dans le secteur des ressources.

Nous avons discuté de l’état réel de l’économie mondiale et de la crise financière actuelle, qui perdure depuis 2008.  En fait, Rick Rule et moi partageons passablement le même point de vue sur le taux d’inflation réel en comparaison du taux d’inflation officiel. Tout comme nous soupçonnons que les données officielles sur le taux de chômage soient trop positives, que la fragilité du secteur bancaire soit sous-estimée et que la valeur de notre monnaie soit en péril!

Bref, nous avons tous les deux de bonnes raisons de croire que la crise financière soit loin d’être terminée. Enfin, il existe le danger de plus en plus sérieux de bulles financières, comme celles de l’immobilier et celles des marchés boursiers.

Ebook investir dans les mines et métaux en début de cycle minierÉvidemment, nous pensons qu’investir intelligemment dans les métaux précieux et dans certaines matières premières sélectionnées est une des meilleures stratégies disponibles.

Écrivez moi pour recevoir gratuitement le Guide investir dans les mines et métaux.

Maintenant, la question est; quand est-ce que le nouveau cycle minier haussier reprendra pour de bon?

Mais tout d’abord pour compléter l’explication sur mes 3 signaux, voici ce que nous dit la longue expérience de Rick Rule. Selon lui, la fin d’un cycle minier baissier coïncide toujours avec une phase de capitulation des sociétés minières cotées en bourse.

 

Qu’est-ce qu’une phase de capitulation?

Une phase de capitulation à l’intérieur d’un cycle minier se définit par une période au cours de laquelle les leaders de l’industrie minière décident qu’ils en ont assez d’attendre le prochain marché boursier haussier.

Ces dirigeants, l’élite des sociétés minières, considèrent alors qu’ils ont suffisamment attendu que le cours boursier de leurs sociétés actions n’augmente. Ils choisissent alors de financer leurs meilleurs projets miniers maintenant. Et au prix actuel du marché! Même si ce prix est vraiment faible.

Rick Rule: ils acceptent donc de lever du capital aux conditions actuelles du marché même s’ils considèrent que le prix de leurs actions est très bas.

Ils en ont assez d’attendre, ils veulent que leurs projets avancent!

nouveau cycle minier haussier - Rick RuleRick Rule me confiait aussi qu’il se souvenait d’une période de capitulation en particulier, celle de juillet de l’an 2000.

Après 30 mois de marché minier baissier, des entrepreneurs miniers chevronnés comme la famille Lundin, Robert Friedland, Bob Quartermain et Ross Beaty en ont eu assez d’attendre! Et ils décidèrent d’accepter les termes du marché afin de mettre en valeur leurs projets miniers.

Se référant à cette période, il ajouta:

Ces compagnies commencèrent rapidement à générer de bonnes nouvelles…

Et le prix de leurs actions a doublé en moins d’un an. Et il a doublé de nouveau l’année suivante!

Entre 2000 et 2002, la performance de ces sociétés minières a évidemment attiré l’attention de quelques investisseurs!

Et éventuellement, de plus en plus d’investisseurs… ont investi!

Ce qui a eu pour effet de propulser le marché vers le haut, pour quelques années! C’est ainsi que se créé: a new mining bull market (un nouveau cycle minier haussier).

 

À propos de la capitulation du secteur minier en 2015…

la peur d'investir dans le secteur minierJ’avais évidemment ce souvenir à l’esprit lorsque je rencontrai à nouveau Rick Rule  lors d’une convention minière à Vancouver en 2017. Et j’ai alors vérifié son point de vue sur la capitulation du secteur minier.

J’étais curieux de connaître son opinion car à mes yeux, il n’y avait pas eu de vraie capitulation du secteur minier en 2015 et pourtant, on a clairement assisté au tout début de 2016 à un nouveau cycle minier haussier!

Alors que s’était-il passé?

Marc : Je n’ai pas noté de capitulation en 2015. Et pourtant, un nouveau cycle minier haussier est né en 2016. Que s’est-il passé?

Rick : Tu as raison Marc. Il n’y a pas eu de capitulation complète cette fois-ci…

Marc : Mais comment expliquer cela?

Rick : Je soupçonne que cette fois-ci, l’arrivée des taux d’intérêt négatifs instaurée par les banques centrales (qui pénalise l’épargnant en lui enlevant tout rendement sur son capital) a été le déclencheur du nouveau cycle minier haussier.

Clairement, mon signal #1 n’a pas fonctionné cette fois! Voyons pour mon second signal…

 

2 Le découragement de l’investisseur minier

nouveau cycle minier haussierUne des meilleures façons d’investir et c’est d’ailleurs là un secret des investisseurs dans la valeur; c’est d’investir une portion de son capital dans des secteurs ou dans des entreprises négligés, sous-évalués et même détestés.

Avouons qu’actuellement, les sociétés minières se qualifient facilement comme un des secteurs les plus négligés et mal aimés par les investisseurs. Et c’est comme ça depuis quelques années déjà! 

Si vous voulez vérifier, faites le test avec vos amis investisseurs.

Demandez-leur innocemment ce qu’ils pensent d’investir dans le secteur financier, actuellement.

Ensuite, parlez-leur de l’immobilier.

Et enfin, regardez bien leur réaction lorsque vous déclarez que vous croyez que les sociétés minières sont nettement sous-évaluées...!

Vous saurez alors s’il est encore temps d’investir dans le nouveau cycle minier haussier!

 

3 Quand les coûts de production sont supérieurs au prix de l’or!

nouveau cycle minier haussierMalgré ce que l’on raconte, le marché n’est pas toujours efficient! C’est d’ailleurs là-dessus que Warren Buffett a bâti son succès.

Et il arrive à l’occasion, et quelques fois durant plusieurs années, que les coûts de production d’une once d’or, d’une once d’argent, d’une livre de cuivre ou d’une livre d’uranium dépassent largement le prix de vente de ces métaux.

Et c’est ce qui se produit actuellement!

Bien que l’on puisse facilement comprendre qu’une situation comme celle-là est insoutenable à moyen et à long terme, cela pourrait bien perdurer encore quelques mois ou années…

J’en sais quelque chose, ayant survécu à plusieurs crises du secteur minier, alors que j’étais CEO de sociétés minières!

Quand les producteurs produisent à perte, c’est un signal très clair à l’effet qu’un revirement est en cours. Car cette situation n’est pas viable à long terme!

D’une part, on sait que les prix vont remonter à court ou à moyen terme.

D’autre part, on ne sait vraiment pas quand! Et personne ne le sait…

En somme, la bonne nouvelle de ce signal c’est que c’est seulement une question de temps avant que le prix des métaux remonte. Et que marché des sociétés minières ne se redresse…

La question est: êtes-vous assez patient?

Lorsque le secteur minier produit une once d’or ou d’argent à un coût plus élevé que le prix de vente, je sais que je ne peux pas me tromper!

Personnellement, c’est un de mes signaux d’investissement préférés dans le secteur minier!

Ce signal est un signe très solide à l’effet qu’un revirement de marché est en gestation.

Par contre, j’ai déjà vécu des périodes (pourtant totalement insoutenables pour les producteurs de métaux) qui se sont prolongées beaucoup plus longtemps que la patience de l’investisseur moyen! Et aussi, j’oserais dire, de la mienne!

 

L’once d’or se produit à un coût supérieur au prix international

L’or se produit encore en 2018 à un coût supérieur à son prix sur le marché international.

Et cette situation persiste depuis déjà quelques années.

Pourquoi est-ce que je parle de prix inférieur au coût de production alors que la majorité des sociétés minières affichent des profits?

Eh bien, c’est parce que le calcul du coût complet d’une once d’or, le AISC (all-in-sustainable-cost), n’inclut pas toutes les composantes du coût de production futur d’une once d’or. C’est pourquoi le chiffre que j’avance diffère des AISC publiés.

Mon chiffre et ceux de plusieurs analystes que j’ai consultés convergent vers un coût total de 1400 $US l’once d’or.

On est donc bien loin de 1100US$!

Pourquoi?Livre L'art d'investir à sa façon

Un des éléments qui explique cet écart, ce sont les frais d’exploration et de développement qui sont souvent radiés des livres (impairment). Puisque ces coûts disparaissent des livres, ils ne seront jamais amortis lorsque la mine sera de nouveau en production. (Je traite plus en détail de cette situation dans mon livre L’art d’investir à sa façon.)

Avec un cout de production futur de 1400 $US de l’once, on comprend mieux pourquoi il y aura peu de nouvelles mines en opération au cours des prochaines années!

Et c’est d’ailleurs ce qui explique que le nombre de nouveaux projets miniers et de nouvelles mines est en sérieuse baisse.

Le manque d’investissement en exploration et développement dans de nouveaux projets miniers affectera bientôt à la baisse le niveau mondial de la production aurifère.

Et c’est ce qui fera monter le prix des métaux!

Enfin, un nouveau cycle minier haussier!

Le secteur minier est toujours une extraordinaire opportunité d’investissement en début de cycle.

Un investisseur minier aguerri peut espérer multiplier son investissement par dix et même plus lors d’un cycle minier haussier.

Mais, comme vous l’avez constaté, la difficulté est d’établir le bon moment pour entrer.

Et aussi, pour en sortir!

Car il y aura aussi un risque de tout perdre vos profits accumulés en fin de cycle minier, si vous ne sortez pas assez rapidement.

Il faut donc être prudent si vous n’avez jamais expérimenté l’investissement dans les minières. Aussi, la prudence de base consiste à ne pas trop investir dans un seul secteur et dans une seule société. Surtout, si on ne s’y connait pas encore suffisamment!

Si vous avez aimé cet article, partagez-le avec quelqu’un qui aimerait apprendre à mieux investir dans les sociétés minières et se protéger de la prochaine crise financière.

Marc

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Comment investir et faire face aux réalités de la crise économique?

C’est tout un défi de percevoir les différentes réalités de la crise économique à travers les journaux, les statistiques et les analyses plus ou moins opaques.

C’est pourquoi j’ai tenté une courte synthèse de la situation de crise que nous vivons, en tentant d’y voir plus clair quant à nos options comme investisseur.

 

L’effet Trump et les marchés boursiers

Dès l’élection de Trump en novembre 2016, nous avons tous noté que le prix de l’or a baissé subitement dans les jours qui ont suivi. Ce qui pourrait être interprété comme un signe de confiance.

Mais l’effet Trump qui s’est manifesté positivement sur les marchés boursiers jusqu’à maintenant pourra-t-il se maintenir quelques mois ou quelques années de plus?

Je n’en sais rien. Mais, je crois que l’effet Trump se dissipera éventuellement et que les réalités de la crise économique nous rattraperont. Ce n’est qu’une question de temps!

Et je crois aussi que le prix de l’or sera remontera vers les niveaux atteints en 2011. Et probablement plus!

Ce qui est clair, c’est que Trump:

  • Ne pourra pas réduire la dette américaine et
  • qu’il ne pourra pas non plus empêcher la création monétaire de se poursuivre intensément aux États-Unis, étant donné qu’il aura besoin de beaucoup d’argent pour son grand programme d’infrastructures et pour la baisse d’impôt aux entreprises.

Toutefois, un élément positif pourrait nous surprendre. La situation de l’emploi qui pourrait s’améliorer en raison de ces investissements massifs. Surtout si le gouvernement de Trump mettait en application ses menaces de protectionnisme.

Mais là aussi, tout peut changer rapidement…

Et que se passera-t-il le jour où de plus en plus de gens soulèveront la question: comment les Américains rembourseront-ils cette dette accumulée de 20 trillions $? (Note: 1T=1000 milliards)

 

Les promesses de Trump  

Le président américain est perçu comme étant la personne la plus puissante au monde.

Et bien que je ne crois que très peu aux politiciens en général pour améliorer l’état du monde (!), il faut être vigilant. Car ils peuvent quelques fois être dangereux pour nos investissements.

Aussi, pour le bien de vos finances, mieux vaut s’en méfier plus que moins!

J’ai constaté au fil des années – et cela m’a rendu de plus en plus méfiant face aux politiciens – que ceux-ci font, une fois au pouvoir, tout à fait le contraire de ce qu’ils avaient promis lors de leur campagne électorale!

Trump avait déjà renversé plusieurs de ses promesses électorales avant même d’être assermenté!

En effet, le président américain s’est déjà contredit à plusieurs reprises (il lui arrive même de se contredire au cours la même journée!):

  1. Il a confirmé qu’il ne poursuivrait pas Hilary Clinton en justice.
  2. Il n’a pas encore conclu sur le cas du fameux mur avec le Mexique. Mais on a tous compris que, soit cela ne se fera pas, soit cela se fera aux frais des US!
  3. Et il a choisi de s’entourer de financiers du secteur bancaire américains, malgré tout ce qu’il a dit contre les grandes banques lors de sa campagne.

Nous constatons donc déjà plusieurs promesses que Trump ne respectera pas

Aussi, on se demande bien ce qu’il pourra changer face aux réalités de la crise économique actuelle…

 

Que fera Trump face aux réalités de la crise économique?

Je crois qu’il lancera son important programme d’infrastructures pour donner un coup de pouce à l’économie américaine. Tout comme la Chine l’a fait après 2008.

Il donnera l’image de quelqu’un qui veut relancer l’économie américaine. Et cela pourrait avoir un impact très positif sur le prix des métaux de base (cuivre, zinc, plomb).

Son plan d’infrastructure aura donc un certain impact sur l’économie mondiale. Mais, ce ne sera pas suffisant pour enrayer la décroissance économique globale actuelle.

Et ce malgré les chiffres positifs publiés récemment. Car la croissance économique actuelle est biaisée par un facteur important; le taux d’inflation réel!

Quel impact le programme d’infrastructure aurait-il sur l’économie?

On peut s’attendre à une légère croissance, possiblement.

Et aussi à un endettement irréversible!

 

La situation réelle du marché de l’or

La réalité du prix de l’or, c’est qu’au prix d’environ 1300$ US, les réserves des producteurs miniers continuent de s’épuiser de jour en jour.

De plus, il faut maintenant quinze ans pour mettre une nouvelle mine en production. Alors qu’il y a une vingtaine d’années, on parlait d’une moyenne de sept ans!

Le coût de production d’une once d’or est élevé

Si l’on considère les vrais chiffres des coûts de production totaux d’une once d’or au niveau mondial, on arrive en pratique à 1400 $US, en moyenne.

(NB: Je sais que les chiffres officiels sont inférieurs à ce chiffre, mais ils ne tiennent compte ni des mines et des zones minières fermées qui pourraient rouvrir rapidement lorsque le prix de l’or augmentera. Les chiffres officiels excluent aussi certaines subtilités comptables…)

 

La demande pour l’or augmentera

Selon le World Gold Council, il existe plusieurs tendances majeures qui alimenteront la demande pour l’or en 2018 et les années à venir.

Aussi, la demande pour l’or continuera d’augmenter!  Car il devient de plus en plus clair – autant pour les pays les plus pauvres (comme l’Inde) que pour les pays plus riches – que l’or est, depuis toujours, la meilleure manière de se protéger en temps de crise

 

Doit-on investir dans l’or ou à la bourse?

Êtes-vous de ceux qui croient:

  1. Qu’un système monétaire doit absolument contenir de l’or?
  2. Que chaque coupure de papier-monnaie (dollar ou euro) imprimée doit avoir une garantie, une contrepartie forte?
  3. Et qu’un système bancaire de confiance (géré par les banques centrales) doit protéger cette garantie forte et son principe?

Si oui, sachez qu’actuellement, ce n’est plus le cas!

Les États-Unis ont abandonné le principe de l’étalon-or en 1971

On a vu dans l’histoire que lorsque les politiciens ne sont pas forcés de respecter les principes d’une monnaie forte, celle-ci s’affaiblit lentement mais sûrement sur plusieurs années.

Voici le résultat – sur le prix de l’or – depuis que le président Nixon a décidé de mettre fin à la convertibilité du dollar en or en 1971.*

Trump et l'or - rendement de l'or et du S&P500 et Dow de 1971 et 2016.

(*Le CAC40 n’a pas été considéré, car il n’inclut pas les dividendes comme c’est le cas pour le Dow et le S&P500.)

Le prix de l’or est libellé en $US, ce qui permet une saine comparaison avec les indices boursiers américains.

On constate une appréciation évidente de l’or face aux marchés boursiers!

Pourquoi?

Hum… Serait-ce, entre autres, en raison de la perte de valeur du dollar américain?

Et aussi, la perte de valeur de notre monnaie (j’inclue le Canada et l’Europe) implique une perte de notre pouvoir d’achat.

Serait-ce que le taux d’inflation officiel est beaucoup plus élevé que le taux d’inflation réel? 

Si oui, on comprendrait mieux pourquoi on a le sentiment de s’appauvrir d’année en année…

Ce qui explique que, pour se protéger face aux réalités de la crise économique, plusieurs milliardaires ont augmenté leur pondération en or.

 

Comment faire face aux réalités de la crise économique?

Plusieurs gestionnaires de portefeuille m’ont confié en privé qu’ils n’ont jamais vu autant d’incertitude sur les marchés. (Certains de ces conseillers ont jusqu’à 40 ans de carrière!)

Est-ce un signe?

Pour moi, cela implique que des changements drastiques vont se produire. Et que cela pourrait être assez pénible!

Quand cela se produira?

Je ne sais pas. Dans deux mois, dans deux ans, qui sait?  

Personne ne sait. Surtout pas les gourous!

 

Investisseurs, c’est le temps de vous protéger!

Mais SVP, n’attendez pas l’évènement qui catalysera cette crise financière qui perdure depuis 2008

Protégez-vous dès maintenant!

Vous avez bien souscrit à une assurance habitation sans savoir si et quand un incendie pourrait se produire! Alors, protégez-vous de la crise!

 

Les obligations d’état sont-elles encore un placement sûr en 2018?

Une des réalités de la crise économique est certainement la situation des titres obligataires des gouvernements, une classe d’actifs qui a été historiquement considérée le refuge des investisseurs en temps d’instabilité boursière.

L’an dernier, lors du Mining&Investment Latin America Summit, un ami conférencier a justement souligné l’importance du grave problème des dettes gouvernementales des pays industrialisés.

LES DETTES DES GOUVERNEMENTS NE SERONT JAMAIS REMBOURSÉES, a-t-il prédit.

Il ajouta que: depuis le début des années 1960, les États-Unis n’ont jamais montré un budget positif, une seule année…!

Les Américains financent évidemment leur déficit avec de la dette, qui s’accumule encore et encore!

Il faut savoir que la dette américaine a été multipliée par 22 depuis les 36 dernières années!

Donc, si vous investissez dans des obligations d’état en pensant que c’est un placement sûr (comme cela a été le cas par le passé), vous vous trompez!

Et si parce que vous êtes canadien ou européen, vous pensez que cette réalité n’existe qu’aux États-Unis, détrompez-vous!

Les chiffres d’endettement par rapport au PIB sont très similaires au Canada, en Europe, en Chine et au Japon.

Pensez tout de suite à comment vous pouvez protéger vos investissements s’il advenait que les dettes d’états ne soient pas honorées!

Protégez-vous et protégez l’avenir de votre famille!

 

La tendance de l’or et des minières pour 2018-2020

Les signaux sont contradictoires sur l’avenir à court terme du prix de l’or. Mais l’avenir à moyen terme semble pratiquement assuré quand on regarde les fondamentaux de l’or, de l’argent et du platine.

En effet, la demande continue d’augmenter pour ces trois métaux précieux tandis que l’offre diminue graduellement…

De plus, leur coût de production complet et réel se situe tout près de leur prix de vente. C’est un « sure shot » pour qui veut investir comme un contrarian à moyen et long terme.

Alors que faire à court terme?

 Il est impossible de prévoir l’avenir, mais on peut essayer de l’anticiper.

Il est toujours très difficile de capter les tendances à court terme d’un marché. Les meilleurs analystes que je connais n’y arrivent qu’à peu près 50% du temps!!

Tout comme vous, je cherche (depuis vingt-cinq ans) le gourou qui me dira quand acheter au plus bas et vendre au plus haut, mais je n’ai pas encore trouvé!

Personnellement, je ne prends pas le risque de tenter de prévoir des mouvements de marché à court terme. J’investis soit sur le moyen terme (3 à 5 ans) ou sur des occasions particulières de marché que je sais reconnaître.

Je suis bien sûr conscient des différents risques inhérents aux réalités de la crise économique actuelle. C’est pourquoi, j’investis dans l’or et les sociétés minières en suivant cette approche, peu importe l’impact Trump, aura sur le prix de l’or et sur les marchés.

Et en tenant compte que l’on est au début d’un nouveau cycle minier haussier qui génèrera de très beaux profits!

Merci de me suivre!

Marc Blais

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Est-il encore possible d’éviter une crise financière majeure?

Sera-t-il possible d’éviter une crise financière majeure alors qu’une crise financière perdure depuis déjà 10 ans?  Malgré ce que disent les gouvernements; la crise de 2008 est loin d’être terminée!

D’ailleurs, ni Trump, ni Macron, ni Trudeau ni personne d’autre ne peuvent changer que des changements socioéconomiques majeurs vont se produire.

Mais pourrons-nous éviter une crise financière majeure?

Des changements structurels importants doivent émerger si l’on veut que cette crise financière prenne fin!

Car cette crise financière est d’abord une crise de la dette, publique et privée. Les chiffres de l’endettement sont si importants que ce niveau est tout simplement insoutenable sur le long terme.

La réalité, c’est que ces dettes sont – depuis plusieurs années déjà – impossibles à rembourser! Sauf si…

Sauf si l’inflation (ou plutôt l’hyperinflation) règle le problème… Mais ce serait à quel prix?

Notre crise, je dis notre crise car elle est mondiale, en plus d’être à la fois monétaire, bancaire, boursière, immobilière, obligataire et bien sûr… elle est politique.

Et enfin, cette crise est sociale, comme le démontre le mécontentement populaire partout dans les économies développées.

 

L’actualité pour oublier la crise

En lisant les journaux ces temps-ci on a quelques fois l’impression que le danger vient principalement de Trump!

Ou peut-être de Poutine? Ou même de Kim Jong-un ?

Et cela peut nous faire partiellement oublier les vrais problèmes financiers; soit l’endettement irréversible des gouvernements d’Amérique, d’Europe et d’Asie.

Et c’est sans compter le niveau record d’endettement d’une portion importante des ménages en Europe et en Amérique du Nord.

Trump a beau encore menacer de construire le mur avec le Mexique , je crois toujours qu’il ne fera pas grand-chose d’autre que de mêler les cartes et de brouiller les esprits! Et c’est là qu’il y a un vrai danger pour nous, les investisseurs! 

Car il faudra être ou devenir des investisseurs intelligents.

L’investisseur qui se laissera brouiller les esprits par tout ce bruit médiatique risque de perdre beaucoup d’argent!

Plusieurs investisseurs considèrent les déclarations journalières et intempestives de Trump si importantes qu’ils en oublient leur vision de l’investissement!

Aurions-nous soudainement oublié l’ampleur des déficits annuels et cumulés des gouvernements américain, chinois, japonais, canadien et européen?

Ce tableau interactif de la dette publique mondiale, dont la source est le Fonds Monétaire International (FMI), vous rappellera qui sont les pays experts de l’endettement mondial.

Croire que les gouvernements vont solutionner la crise, c’est faire l’autruche.

Protégez-vous, ça presse!

 

Quel risque prendrez-vous?

En fait, vous pouvez, soit espérer que tout se passe bien et que les gouvernements pourront – par magie – nous éviter une crise financière majeure. Ou bien, réagir et tenter de protéger votre avenir et celui de votre famille.

Vous devez considérer le risque d’une crise financière majeure comme un risque dont les probabilités sont très difficiles à évaluer, mais dont l’impact serait potentiellement catastrophique!

Ce risque pourrait se comparer au risque d’incendie de votre maison. Comme je présume que vous êtes bien assuré dans ce cas, pourquoi ne pas faire pareil pour vous éviter une crise financière personnelle?

 

L’exemple de la Syrie!

Le 7 avril 2017, l’armée américaine frappait par surprise la Syrie avec 59 bombes. Toute la planète était tournée vers Trump et les États-Unis. Certains espéraient que cela continue, d’autres que l’on s’arrête là.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est qu’à la fois la Syrie et la Russie aient été prévenues à l’avance de ces frappes surprises!

Selon une autre source européenne, les dommages militaires occasionnés par ce bombardement ont été pratiquement nuls. L’armée syrienne ayant eu tout le temps nécessaire de retirer (pratiquement) tout son arsenal militaire avant le bombardement américain, lequel n’a fait aucun mort du côté des militaires syriens.

 

La stratégie de diversion a fonctionné!

Mais le résultat politique espéré semble avoir été atteint car:

Son intervention, saluée par les alliés de Washington, lui permet de momentanément faire passer au second plan l’affaire de l’ingérence russe dans la campagne électorale, qui ne cesse de rebondir et empoisonne son début de mandat. Dernier épisode en date: Devin Nunes, le président de la Commission du renseignement du Congrès, contraint de se récuser.

En provoquant une réaction courroucée de Vladimir Poutine, Donald Trump se défait des accusations de relations troubles avec Moscou. Les frappes américaines permettent également de masquer les difficultés du président américain sur le plan intérieur, avec la difficile confirmation de la nomination du juge Gorsuch à la Cour suprême, l’échec de l’abrogation de l’Obamacare et les tensions dans son entourage proche. LeTemps

 

Le taux de chômage officiel aux États-Unis

L’exemple des chiffres du chômage…

En décembre 2016, les premiers chiffres officiels du chômage étaient si positifs que c’en était surprenant! (C’était comme si quelque chose d’extraordinaire s’était soudainement produit sans que personne ne l’ait remarqué…)

Et à peu près en même temps, les chiffres de l’emploi au Canada ont battu un record des cinq dernières années.

Sauf que ces chiffres sont fréquemment révisés par la suite!

On pourrait aussi parler du taux d’inflation réel qui me semble très loin du taux d’inflation officiel…

Plus je regarde les données économiques officielles sur le chômage aux États-Unis et plus je me dis qu’ils sont loin de refléter la réalité.

Car si l’on décidait soudainement de ne plus exclure des statistiques de sans-emploi tous ceux qui ne reçoivent plus de prestations, tous ceux qui vivent de l’assistance sociale ou qui travaillent maintenant à temps partiel ou à un salaire moindre, on obtiendrait le taux réel.

Et ce taux ne serait certainement pas 5%! 

 

L’immobilier souffrira de la hausse des taux d’intérêt

Peu importe ce qui arrivera avec Trump au cours des prochaines années – certains disent qu’il pourrait même être destitué! – les taux d’intérêt pourraient bien avoir déjà atteint leur bas historique. Bien que je serais surpris qu’ils augmentent rapidement, vu la faiblesse réelle de l’économie!

Trump n'évitera pas la crise financière - Tbill 10 ans

Source: Rendements des Tbill 10 ans

Les taux d’intérêt sur les T-Bills américains d’une durée de 10 ans n’ont cessé de baisser depuis…  1981!

 

Plus de 35 ans de baisse de taux d’intérêt !

On savait que cela se terminerait un jour, mais rarement a-t-on vu une si longue période de marché obligataire haussier! (Quand les taux baissent, la valeur marchande des obligations à taux (plus élevé) augmente).

D’ailleurs, cette baisse constante des taux d’intérêt, depuis 35 ans, ne peut s’expliquer que par l’intervention divine de nos gouvernements et… des banques centrales.

Les taux pourraient-ils remonter? Bien sûr, tout est possible ! 

Mais un jour, les taux d’intérêt remonteront pour de bon… Et là, l’immobilier et l’économie mondiale souffriront!

Entre autres, parce que la santé financière des jeunes ménages est déjà grandement fragilisée par le niveau élevé d’endettement!

D’ailleurs, une étude mentionnait récemment que quand les taux d’intérêt augmenteront de 1%, la hausse soudaine des coûts d’emprunt pourrait entraîner une baisse de 30 % du prix des maisons, et même la faillite d’une institution financière canadienne prédit la SCHL, qui a élaboré plusieurs scénarios catastrophes. 

Et si les taux américains continuaient à baisser et devenaient négatifs comme en Europe?

Alors, l’immobilier continuerait à monter et la bulle se poursuivrait encore quelques mois, ou quelques années. Personne ne sait!

En fait, l’immobilier est un excellent placement et une très bonne protection contre les crises.

La bulle immobilière en Chine le prouve.

Les Chinois n’ont confiance ni en leur gouvernement ni en leur banque. Alors, ils achètent de l’or et de l’immobilier. Ils ont créé une super bulle immobilière!

On voit donc qu’il sera difficile d’éviter une crise financière majeure.

J’espère juste que tout cela n’éclatera pas en même temps!

 

L’impact d’une hausse des taux d’intérêt 

Les obligations d’état sont un placement à risque. Pourquoi?

D’abord, parce que les émetteurs (les gouvernements) ne peuvent présentement plus rembourser le capital emprunté, sans emprunter à nouveau!

Certains états vont même jusqu’à emprunter pour payer les intérêts!

Ensuite, parce que lorsque les taux d’intérêt augmenteront, il y aura deux impacts:

  • Les obligations de votre portefeuille perdront de la valeur sur le marché. (Qui voudrait d’une obligation à un taux inférieur?) Si par exemple vous possédez une obligation d’une durée résiduelle de 5 ans qui rapporte 1% de moins que le marché, votre obligation vaudra environ 5% de moins!  Sauf si vous choisissez de conserver votre titre obligataire jusqu’à l’échéance. Mais si vous avez investi dans un fonds de titres obligataires, vous serez à perte!
  • Il sera encore plus difficile pour les gouvernements de vous payer, car leur déficit augmentera davantage en raison de hausse des dépenses d’intérêt. Sauf si, bien sûr, ils réussissaient à continuer à emprunter… Mais il y a une fin à ça!

Non, décidément, et surtout malheureusement, on ne pourra éviter une crise financière majeure!

 

Éviter une crise financière majeure ou s’en protéger?

Heureusement pour vous, il y a des solutions pour se protéger.

Vous pourriez, par exemple, décider d’investir dans l’or et profiter du cycle minier haussier. À vous de voir!

Enfin, si vous avez des commentaires ou des questions, écrivez-moi:

Marc Blais

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« En bourse, investissez dans la valeur! » de J-M Eveillard

Le livre « En bourse, investissez dans la valeur! » de Jean-Marie Eveillard est un livre pour les puristes de la valeur. Êtes-vous comme Peter Lynch, Warren Buffet, Benjamin Graham et plusieurs autres illustres investisseurs?

Croyez-vous que les marchés boursiers ne sont pas efficients?

Heureusement qu’il y a encore des gens qui croient à l’efficience des marchés, car autrement, peu d’entre nous ne pourraient exercer leur jugement et faire beaucoup d’argent!

C’est le cas de Jean-Marie Eveillard qui a battu les principaux indices de référence sur une impressionnante période de 26 ans! Il est d’ailleurs considéré le Warren Buffet de la France!

Ce livre est un peu une rencontre personnelle avec Jean-Marie Eveillard

Dans son livre, M. Eveillard nous explique les principes et les raisons de l’investissement dans la valeur.

Il nous enseigne comment combiner les principes de Benjamin Graham avec l’approche avantage compétitif à long terme de Warren Buffett. Avec sa méthode, vous pourriez gagner beaucoup plus en Bourse qu’en investissant dans les indices (FNB indiciel).

Car durant quelques décennies, il a su concentrer ses investissements dans des entreprises sous-évaluées avec un bon potentiel de croissance à long terme. Et les résultats qu’il a obtenus le rendent suffisamment crédible pour que vous lisiez son livre!

En voici donc quelques pépites.

 

L’investissement dans la valeur est à la fois simple et difficile!

Voici, dans les mots de Jean-Marie Eveillard, le principe de l’investissement dans la valeur :

La plupart du temps les perspectives à court terme sont sombres pour les entreprises que nous finissons par acheter, à cause de raisons spécifiques à l’entreprise ou d’autres raisons cycliques.

Les meilleures opportunités se trouvent généralement dans une compagnie qui est confrontée aujourd’hui à de mauvaises perspectives à court terme. Et qui était auparavant le chouchou de la communauté des investisseurs dans la croissance. Et quand ses problèmes en viennent aujourd’hui à être considérés comme permanents.

Si vous pensez que les problèmes rencontrés ne sont pas vraiment permanents, vous pouvez faire un investissement très attrayant s’il s’avère que vous avez raison.

 

À propos de Wall Street et de Buffett

Quand je suis de bonne humeur, je me dis : « Wall Street n’est rien de plus qu’une machine de promotion. » Le reste du temps, je me dis : « Wall Street est un repaire de voleurs. »

Jean-Marie Eveillard n’aime pas la mentalité de Wall Street et il écorche au passage l’approche technique qui selon lui, ne fonctionne que si suffisamment de monde y croit…

Pour lui, l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers est une plaisanterie qui a du mal à s’éteindre!

Les investisseurs dans la valeur essaient de penser de façon indépendante. C’est pourquoi nous n’aurons jamais deux investisseurs dans la valeur qui obtiendront la même valeur pour une entreprise, explique-t-il.

Contrairement à ce que veut faire croire Wall Street, investir n’est pas si compliqué!

Investir, c’est simple, mais ce n’est pas facile.

Warren buffet

La difficulté d’investir à la Buffet est qu’il faut exercer son jugement. Ce qui explique sans doute l’absence de popularité de la méthode Buffet. Et ce malgré des résultats stupéfiants!

 

L’avenir des marchés…

Et les marchés, pour leurs parts, se comportent occasionnellement de façon erratique. Mais lorsque qu’investisseur intelligent a bien fait son travail, qu’il connaît bien la valeur intrinsèque d’une entreprise, alors il peut en profiter!

Comme le soulignait avec humour Benjamin Graham, l’avenir ne peut être connu.

L’avenir est incertain

Benjamin Graham

 

Investissez dans la valeur sur le long terme

M. Eveillard souligne qu’il n’y a pas que lui et Buffet qui obtiennent des rendements supérieurs à la moyenne sur le long terme. Plusieurs études ont prouvé son point de vue. (Je traite également de ce sujet au chapitre 5 de mon livre Le Guide de l’investisseur intelligent.)

Il se défend bien d’être une marque comme plusieurs fonds de placement qui dépensent énormément en publicité. Ceux-ci sont d’ailleurs gérés par des gens de marketing!

Il ne resterait aujourd’hui qu’environ 5 % de gestionnaires professionnels dans la valeur. La raison de cela?

Un investisseur dans la valeur est un investisseur à long terme. Connaissez-vous beaucoup d’investisseurs à long terme aujourd’hui? Regardez autour de vous…

Pourtant, il est bien plus facile de prévoir ce qui se passera dans disons 10 ans que dans un an!

L’investisseur dans la valeur ne recherche ni à compétitionner les indices boursiers à court terme ni à rester à tout prix dans le troupeau des gestionnaires de son créneau. Ce qui veut dire qu’il accepte d’avance, que de temps en temps il sera à la traîne des indices

 

Investissez dans la valeur, mais acceptez d’être à la traîne des indices!

En outre, Jean-Marie Eveillard précise qu’être à la traîne des indices n’est pas facile… Et cela lui est arrivé à quelques reprises!

La plupart des fonds de placement sont des fonds indiciels déguisés. Autrement dit, leurs portefeuilles restent proches de l’indice afin de ne pas être à la traîne de l’indice à court terme. En d’autres termes, ils n’osent pas sortir du troupeau. Et s’ils le font et que cela ne donne pas très vite satisfaction, ils retournent rapidement dans le troupeau…

Il ne faut pas chercher à nager à contrecourant tout le temps! Mais seulement quand c’est approprié…

Et il ajoute: il faut que cela soit dur, sinon tout le monde le ferait!

Investir dans la valeur exige aussi beaucoup de travail!  Car il existe peu de recherche de qualité disponible. Il faut donc faire le plus gros du travail seul…

 

Et l’économie mondiale, doit-on en tenir compte?

Le plus gros de la croissance économique qui s’est produite aux États-Unis — et parfois ailleurs — a été alimenté par un grand boom de crédit qui a commencé dans les années 1980.

Nous sommes aujourd’hui dans un nouvel environnement économique et financier indéterminé. Car en raison de la récente crise financière, des mesures absolument sans précédent ont été prises par les autorités financières, depuis 2008.

Pourtant cela ne date pas d’hier. M. Eveillard se rappelle, en 1998, avoir vécu le sauvetage du Long Term Capital Management (LTCM) comme une indication de l’extrême fragilité du système financier

 

Et la crise financière?

C’est clair pour Jean-Marie Eveillard que la crise financière est loin d’être terminée.

Aujourd’hui nous sommes entrés dans une époque où les fonds monétaires ne rapportent presque rien parce que la Reserve Fédérale manipule de façon éhontée les taux d’intérêt. En jouant contre les intérêts des épargnants.

La devise à suivre était autrefois « épargnez et investissez » et aujourd’hui c’est plutôt « empruntez et consommez ».

En les poussant vers des actifs risqués comme les actions, puisque les produits à taux fixe ne rapportent presque rien, l’investissement dans les actions est donc devenu l’investissement « par défaut ». Et c’est un développement dangereux d’autant que les taux d’intérêt vont remonter à un moment ou à un autre.

Le futur ne peut pas être connu.

Mais les risques de l’économie actuelle justifient de détenir de l’or, selon Jean-Marie Eveillard.

 

L’or a-t-il sa place dans un portefeuille?

La raison d’être de l’or physique dans un portefeuille diversifié c’est de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux.

Ce que Jean-Marie Eveillard aime de l’or?

L’or n’est la dette de personne, il ne peut pas être imprimé ni dévalué.

Jean-Marie Eveillard

Quand on regarde l’histoire récente, on s’aperçoit que le système classique de l’étalon-or a prévalu jusqu’à la Première Guerre mondiale. Après la guerre, une grande partie du monde a dérivé vers une version faible de l’étalon-or. Et en 1944, l’accord de Bretton Woods en donna une version plus faible encore. Finalement, en 1971, Nixon a suspendu la convertibilité du dollar américain en or grâce à laquelle les autres états pouvaient échanger leurs dollars contre de l’or.

Et donc, nous sommes maintenant, et depuis 45 ans, dans un système d’argent papier pur. Et l’histoire de tels systèmes est tout sauf encourageante.

Ainsi, le regretté Peter Bernstein (auteur du formidable livre The power of gold) avait coutume de dire que l’or offre une protection contre les évènements extrêmes. Et, « une petite position dans l’or est toujours recommandée ». Dans mon esprit, mais les positions diffèrent, 10 % est un bon chiffre.

Au-dessous de 10 %, la position ne présente que peu d’intérêt, et au-dessus cela devient de la spéculation.

 

Acheter de l’or physique ou acheter des minières?

Si comme investisseur, vous considérez l’or comme une monnaie, alors, vous achèterez des lingots.

Si vous voulez un levier sur le prix de l’or, alors vous investirez dans les sociétés minières. Règle générale — bien que cela ne se soit pas vérifié au cours des dernières années… – lorsque le prix de l’or varie de 10 %, le prix des actions du secteur minier varie de 30 %.

 

Investir dans un fonds de placement?

investissez dans la valeurJean-Marie Eveillard qui a géré les Fonds First Eagle a obtenu des résultats impressionnants sur le long terme. Son fonds, le Fonds First Eagle Global a battu l’indice de référence par 4 % avec un rendement annualisé moyen de 15,7 % de 1979 à 2004, soit une période de 26 ans. Ce n’est pas rien!

Il fait quand même la différence entre un fonds de placement efficace et tous les autres fonds qui n’arrivent pas à battre l’indice de référence.

Ou vous possédez un bon fonds de placement qui dépasse l’indice sur le long terme ou vous devriez tout simplement investir dans un fonds indiciel!

Il y a et il y aura toujours des titres sous-évalués par le marché. Il y en a présentement aux États-Unis, en Europe et en Chine, selon lui.

Jean-Marie Eveillard nous prévient tout de même du risque chinois :

L’une des raisons pour lesquelles l’économie chinoise s’en est aussi bien tirée après la crise financière, c’est grâce à la gigantesque expansion du crédit orchestré par les autorités dans le cadre de cette économie planifiée. Et la phase d’expansion va se transformer en phase de récession, d’une façon ou d’une autre…

 

Investir dans les sociétés holding?

Jean-Marie Eveillard aime bien les sociétés holding qui détiennent des positions dans plusieurs compagnies. Et dont les managers décident quand il est temps d’acheter ou de vendre leurs participations.

Ces valeurs peuvent représenter de très bons investissements si la holding peut être acquise avec un fort discount sur la valeur nette des actifs sous-jacents. Et si les managers sont à la fois compétents et eux-mêmes des actionnaires majeurs de la holding. Car leurs intérêts seront alignés sur ceux des actionnaires.

De tels titres ne sont pas sans rappeler les fonds fermés dotés d’actifs de qualité, gérés par de bons managers et s’échangeant à discount sur la valeur de l’actif net du fonds.

Les investisseurs dans de tels véhicules peuvent engranger un double bénéfice. La réduction ou la disparition du discount provoquée par une avancée du prix de la part, plus rapide que celle de l’actif net du fonds. Et une avancée de l’actif net provoquée par une appréciation des business sous-jacents.

 

Investissez dans la valeur comme Jean-Marie Eveillard, Warren buffet ou Benjamin Graham?

À la question « que pensez-vous de l’économie », Benjamin Graham (qui se rappelait trop bien de la crise de 1929) répétait à la blague : « l’avenir est incertain! ».

C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une marge de sécurité dans l’investissement, chose encore plus appropriée aujourd’hui que jamais, selon M. Eveillard.

 

Accepter de souffrir pour gagner!

Être un investisseur dans la valeur implique que vous devez accepter de souffrir! Oui, car être un investisseur dans la valeur, c’est être un investisseur à long terme.

Et cela implique d’accepter que de temps en temps — et durant quelques années — vous soyez en retard sur l’indice. Ce qui est une autre façon de dire que vous allez souffrir!

Et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas tant de gens qui sont intéressés à investir de cette façon. Mais si vous croyez aussi fortement que moi que l’investissement dans la valeur a non seulement du sens, mais que cela marche, alors il n’y a pas vraiment d’alternative crédible. »

 

Graham, Buffet ou Eveillard?

L’approche de Graham est statique, quantitative et focalisée sur les états financiers. Benjamin Graham ne tente pas de se projeter dans l’avenir pour évaluer les aspects qualitatifs d’une société.

La force de Buffet a été de trouver de rares sociétés dotées d’avantages compétitifs soutenables et qui allaient demeurer aussi remarquables dans dix ans. Dans ces situations, l’escompte par rapport à la valeur intrinsèque du titre est faible ou inexistant. Mais nous gagnons de l’argent par la croissance de cette valeur intrinsèque.

Le risque avec l’approche Buffet c’est que si nous nous trompons en ce qui concerne « l’avantage compétitif soutenable », le résultat peut être désastreux! Avec l’approche Graham, le fort escompte sur une valeur fondamentale minimise ce risque.

Jean-Marie Eveillard et ses gestionnaires ont valsé entre ces deux grandes approches durant toutes ces années…

Est-ce que vous investissez pas dans la valeur? Sinon, quelle est votre approche?

Marc Blais

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4 idées pour se protéger de l’inflation au cours des prochaines années

Se protéger de l’inflation?

Mais quelle inflation?!

Les taux d’inflation officiels sont de 2% en Europe et en Amérique du Nord…

On parle de quoi là?

Je vous invite à lire « Et si le vrai taux d’inflation était plus élevé? ».

Ainsi, vous pourrez vous faire une idée par vous-même. À mon avis, il est possible qu’il y ait bien plus inflation qu’on le croit dans l’économie actuelle. Et cela affecte et influence tout le système financier international.

Aussi, je crois fort possible que le taux d’inflation augmente à l’avenir.

L‘inflation d’aujourd’hui pourrait bien s’aggraver pour devenir l’hyperinflation de demain!

Car imprimer de l’argent – ce qu’on appelle techniquement; la création monétaire – constitue une prise de risque énorme qui se transforme immanquablement en une mesure très inflationniste.

Depuis la crise de 2008, les banques centrales expérimentent plusieurs nouvelles techniques dont le dosage est minutieusement calculé pour contrôler l’économie. Mais certaines de ces mesures, comme les taux d’intérêt négatifs, ainsi que le mix de ces techniques n’ont jamais été testés auparavant.

On est clairement en terrain inconnu!

Et malgré toute la force et l’habilité déployé en relations publiques autour du succès apparent de ces mesures, personne ne sait vraiment comment cette crise se terminera.

Quoiqu’il advienne des politiques monétaires à court terme des banques centrales à l’avenir, une hausse du taux réel d’inflation est sans doute le résultat le plus probable à moyen et long terme.

Il existe heureusement certaines catégories d’actif qui vous aideront à protéger votre patrimoine contre l’inflation.

Évidemment, elles ont toutes leurs limites, leurs avantages et leurs inconvénients.

Je vous partage maintenant quelques-unes de mes idées et réflexions.

1 Les marchés boursiers 

Tous les investisseurs sont conscients que les ratios cours/bénéfices des principaux marchés boursiers du monde sont actuellement très élevés en comparaison à leur moyenne historique.

Toutefois, plusieurs considèrent que des ratios P/E élevés sont normaux en raison des bas taux d’intérêt dictés par les banques centrales.

Mon opinion est qu’effectivement, il est normal que les investisseurs se tournent vers d’autres marchés – comme la bourse, les cryptomonnaies et l’immobilier – pour obtenir un rendement plus décent.

Mais bien que ce soit normal de rechercher un meilleur rendement, ce n’est pas une bonne raison pour prendre beaucoup plus de risque que notre tolérance normale.

En conséquence, je considère que les Fonds Négociés en bourse (FNB) basés sur le rendement moyen des indices boursiers et les fonds de placement en actions diversifiés sont beaucoup trop chers en ce moment.

En fait, tant que la bourse montera, on sera content…

Mais le risque d’une correction boursière et même d’un krach boursier augmente de jour en jour.

Aussi, si vous décidez tout de même d’investir ou de rester investi sur le marché boursier, il vaudrait mieux rechercher des secteurs et des sociétés vraiment très sous-évaluées.

Ou, vous pourriez tout simplement attendre une correction!

Rappelez-vous: Cash is King!

2 L’immobilier

L’immobilier est la protection classique pour se protéger de l’inflation. L’histoire des crises impliquant une hyperinflation a clairement prouvé son efficacité. 

Mais, il faudra se méfier de la hausse inévitable des taux d’intérêt qui fera baisser la valeur marchande de tout le secteur immobilier (et celle de votre résidence!). 

Il y a aussi l’état actuel de l’économie mondiale et le revenu disponible des ménages qui affectera les revenus locatifs de l’immobilier résidentiel et commercial.

Les bas taux d’intérêt dictés par les banques centrales ont créé une bulle immobilière à l’échelle mondiale. Aussi, presque toutes les régions du monde sont touchées: le Canada (surtout à l’ouest), les États-Unis, la Chine et l’Europe.

Toutefois, je maintiendrais certainement un certain pourcentage de mes avoirs dans l’immobilier. Même si le risque d’une hausse des taux d’intérêt est en vue.

Trop posséder d’immobilier serait une erreur, en posséder trop peu aussi!

À vous de doser votre répartition d’actif à votre satisfaction.

L’immobilier, ça reste du concret!

3 L’or pour se protéger de l’inflation

vrai taux d'inflation - la monnaie c'est l'or

L’or, c’est la monnaie. Tout le reste, c’est du crédit!  JP Morgan

L’or et l’argent physique sont des actifs de première qualité pour protéger son capital et faire face à la crise financière actuelle. 

Heureusement, il existe des solutions alternatives et moins risquées que de détenir des contrats à terme de vente d’or. En voici une: investir dans les pièces en or.

Si vous désirez explorer l’idée d’investir dans l’or ou dans les sociétés minières, vous êtes libre de recevoir gratuitement mon guide Comment investir en début de cycle minier!

La reflation de l’énorme montant de dettes détenu par les banques centrales ne sera possible qu’avec une inflation des dettes et une inflation monétaire. Ce qui sera très douloureux pour les épargnants, les retraités et la plupart des investisseurs!

Aussi, les monnaies sans dettes comme les métaux précieux seront des actifs de qualité à privilégier pour traverser cette crise…

Les métaux offrent une bonne protection contre l’inflation et la déflation. Cette propriété découle de leur statut de valeur réelle. Une position en or dans un portefeuille offre une certaine protection contre les risques systématiques du marché. Le temps.

4 Les minières

Le secteur minier est de tous les secteurs du marché boursier, le plus volatile au monde.

Aussi, la question est: quel est le meilleur moment pour investir dans les minières?

Voyons d’abord l’état du marché actuel…

On sait que le secteur minier n’a fait que baisser à partir de 2011. Mais le GDXJ (Un ETF de minières à capitalisation moyenne) a considérablement augmenté depuis le 1er janvier 2016.

protéger son patrimoine GDXJ 2018-2018

Quand on regarde la hausse rapide en début d’année 2016, on a vraiment l’impression d’avoir manqué le bateau! La hausse a été de plus de 100% en quelques mois seulement. Le marché s’est ensuite consolidé pour se stabiliser par la suite. Trop! Car je crois que les fondamentaux sont excellents pour une hausse additionnelle au cours des prochaines années.

Donc, vous ne devriez pas penser avoir raté le prochain cycle minier haussier. Le nouveau cycle haussier ne fait que commencer… Investir dans de bonnes minières sera peut-être non seulement une excellente façon de se protéger de l’inflation, mais aussi de faire croitre votre patrimoine.

Voici pourquoi.

Un nouveau cycle minier haussier

En fait, très peu d’investisseurs ont vraiment profité de la hausse extraordinaire de 78% du GDXJ (calcul arrondi de 18$ à 32$) depuis le 1er janvier 2016, jusqu’au 31 mars 2018.

Et il faut savoir que tous ceux qui avaient investi AVANT le 1er janvier 2016 et après 2011 on soit gagné très peu ou ils ont nettement perdu de l’argent.

Ce qui veut dire qu’à moins d’avoir été excellent pour sélectionner de bons titres miniers individuellement, la majorité des investisseurs miniers ont perdu de l’argent entre 2011 et 2016!

Il fallait avoir du timing pour trouver le point d’entrée idéal du 1er janvier 2016!

Mais pratiquement personne – même pas  Rick Rule que j’ai eu en entrevue exclusive – n’a pu profiter du début du nouveau cycle minier haussier. (Rick Rule est reconnu comme étant un des meilleurs investisseurs miniers au monde.)

La bonne nouvelle, c’est que ce nouveau cycle minier haussier devrait se prolonger sur quelques années additionnelles. L’autre bonne nouvelle, c’est que dans un bon cycle minier, il est possible d’atteindre des ten baggers! C’est-à-dire de multiplier par 10 votre investissement, si vous choisissez bien vos titres.

C’est d’ailleurs personnellement mon but!

Se protéger de l’inflation et de la crise

Prenez donc le temps de bien réfléchir à ce qui précède. Car une répartition d’actif adaptée à votre personnalité est cruciale pour se protéger de l’inflation et de la crise financière!

Ensuite, il vous restera à choisir des titres de qualité pour chacune des catégories d’actif…

Merci de me lire!

Marc

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Pour vaincre la peur d’investir dans le secteur minier

La peur d’investir dans le secteur minier

Je suis impliqué dans le secteur minier depuis plus de 25 ans. Et au fil des années, j’ai constaté que plusieurs investisseurs avaient peur d’investir dans le secteur minier.

Mais ont-ils raison d’avoir peur? Et de quoi se privent-ils en n’investissant pas du tout ou trop peu dans l’or et les minières?

En discutant avec les investisseurs, j’ai noté trois raisons importantes pour lesquelles la plupart des investisseurs ont peur d’investir dans le secteur minier:

  1. La complexité du secteur minier
  2. La volatilité du secteur minier
  3. Et la peur d’être à contre-courant

1 La complexité du secteur minier

C’est lors d’un souper à Lima avec deux ingénieurs miniers d’expérience que j’ai constaté à quel point le secteur des mines est complexe. En effet, le secteur minier a son jargon propre. Et généralement les termes employés sont en anglais. Et bien que les termes français et espagnols existent, ils sont peu utilisés même chez les francophones et les hispanophones.

Donc, le secteur minier est à la fois captivant pour ceux qui y travaillent et très complexe pour le novice qui veut s’y introduire.

La passion du secteur minier est ce qui nous y attire, mais la complexité apparente du secteur nous limite.

 La meilleure solution pour contrer la complexité du secteur minier, c’est l’éducation. J’offre un coaching en privé pour vous aider à démystifier le secteur des minières et des métaux.

 

Les aspects financiers et techniques de l’investissement minier

À chaque année en novembre, je suis à Lima au Pérou pour présenter un atelier sur l’investissement minier dans le cadre du Latin America Summit.

En compagnie d’un collègue ingénieur minier, notre but est de faire ressortir – face à des spécialistes du secteur minier – les aspects financiers et techniques les plus critiques d’un investissement dans le domaine minier.

Et nous y discutons tour à tour des risques financiers et des difficultés d’ordre technique des minières, tels que :

  • l’évaluation de la géologie d’un projet minier,
  • le cycle minier (haussier et baissier),
  • les avantages et inconvénients des différents véhicules d’investissement minier,
  • les difficultés métallurgiques lors du traitement du minerai,
  • les coûts de production anticipés d’un gisement minier.

Enfin, nous traitons des meilleurs métaux dans lesquels investir au cours des prochaines années pour tirer avantage du prochain cycle minier haussier en cours depuis 2016.

Est-il préférable d’investir dans les métaux précieux (or, argent, palladium), dans les métaux de base (cuivre, zinc, plomb, nickel) ou dans les minéraux industriels, pour profiter au maximum du cycle minier haussier des prochaines années?

Et si la question vous intéresse, téléchargez mon ebook gratuit Le guide pour investir dans les mines et métaux en début de cycle minier.

2 La volatilité du secteur minier

La seconde bonne raison pour avoir peur d’investir dans le secteur minier, c’est la peur de la volatilité.

Regardez ce graphique sur la volatilité du prix de l’or: une image vaut mille mots!

Rendement 2000 à 2016 de l'or, SP500, DOW, CAC40
Rendement comparatif de 2000 à 2016 de l’or, SP500, DOW, CAC40

La volatilité atteint 50% certaines années!

Et pour vaincre ce défi de la volatilité, il n’y a qu’une seule solution; celle d’investir un pourcentage restreint de votre patrimoine dans les minières. Comme 10% à 30%.

3 La peur d’être à contre-courant

La troisième raison d’avoir peur d’investir dans le secteur minier, c’est la peur d’être à contre-courant!

Et cet aspect est très profondément humain; qui veut être différent de son groupe auquel il s’identifie, sa famille, ses amis, ses collègues de travail? Et être pointé du doigt!

Personne.

Car on a tous très peur de se retrouver seul…

Et actuellement, si vous faites le test et que vous parlez d’investir dans le secteur minier à vos amis, et collègues de travail, vous allez constater rien de moins qu’une désapprobation générale!

En 2017, presque tout le monde considère que le secteur minier est perdu pour toujours et qu’investir dans l’or et les minières est une pure folie!

Toutefois, l’histoire de Warren Buffet, Peter Lynch et bien d’autres investisseurs dans la valeur a démontré qu’investir à contre-courant (être un contrarian), est une des stratégies d’investissement les plus rentables à long terme! Et ce qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est la performance annuelle à très long terme (10 ans+) de plus de 20% de ces investisseurs dans la valeur.

Investissez dans la valeur!

Le secteur minier, ce mal aimé de plusieurs investisseurs

Le secteur des mines est présentement un des secteurs les plus mal aimé de tous les secteurs de l’économie. L’or (et l’ensemble des métaux) a perdu beaucoup de son lustre depuis 2011.

Et comme l’or a perdu 42% de sa valeur entre son niveau record de 1900$US en 2011 et la fin de 2015, un grande opportunité se présente pour un investisseur intelligent qui sait profiter des cycles du secteur minier.

Car il y a l’or en tant que métal physique et il y les minières; les producteurs et les explorateurs. Et il faut savoir que plusieurs des producteurs miniers ont perdu 60% et plus de leurs valeurs à la date de mise à jour de cet article.

Et de plus, certains produits financiers (ETF) reliés au secteur minier ont perdu de 80% à 90% de leur valeur!

GDXJ cycle minier haussier

 

– « Est-ce la preuve qu’il ne faut pas y investir? »

– Mais bien au contraire! Le secteur minier a l’habitude de ce genre de marché baissier qui se prolonge durant quelques années. Et qui rebondit ensuite. Pour récupérer tout ce qu’il a perdu et bien plus.

Ce qu’il faut absolument éviter, c’est de rester accroché à nos titres lors d’un cycle minier baissier

 

Après la pluie, le beau temps dans les minières!

J’ai personnellement vécu trois cycles miniers complets et je vous assure que le marché haussier finit toujours par se manifester!

Et mon expérience inclue le très mauvais marché baissier de 1999-2000, au cours duquel je gérais un producteur d’or qui tentait de survivre à un prix de l’or de 250$US. Ce prix est un bas historique des trente-cinq dernières années.

Mais il faut savoir qu’ensuite, un nouveau marché minier haussier a débuté pour rendre une pause en mars 2008 à un prix de 997 $US lors de la crise financière de 2008-2009. Et lors du marché minier haussier suivant, le prix de l’or a continué sa course vers un haut historique de près de 1900 $US en septembre 2011.

Et jusqu’où ira le prix de l’or et les minières au cours du prochain cycle minier haussier qui vient juste de débuter?

La peur d’investir dans le secteur minier:  Rick Rule et Frank Holmes

la peur d'investir dans le secteur minierJ’ai consulté deux des plus grands experts de l’investissement minier au monde. Rick Rule de la firme spécialisée en resources Sprott Resources et Frank Holmes de U.S. Global Investors en ont vu de toutes les couleurs depuis les dernières décennies.

Et lors de mes entrevues avec ces derniers, ils semblaient d’ailleurs plutôt serein de me partager les conditions pour un momentum de marché qui propulse généralement les minières à la hausse.

 Car pour eux, il est clair que:

Le prochain cycle haussier du secteur minier sera en mesure de livrer des 10-bagger et plus!

Qu’est-ce qu’un 10-bagger ?

Livre L'art d'investir à sa façonCette expression a été créé par Peter Lynch – un des meilleurs investisseurs de tous les temps dont je parle dans mon livre L’art d’investir à sa façon – pour définir un investissement dont la valeur se multiplie par dix, dans le temps.

Et investir dans le secteur minier offre réellement ce type de rendement extraordinaire lors de cycles miniers haussiers…

Merci de me lire!

Et n’hésitez pas à partager cet article avec vos amis investisseurs miniers!

Marc Blais, auteur

Mise à jour: août 2017

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Quoi, on est toujours en crise financière !

Quoi, on est toujours en crise financière?

On n’est pas complètement sorti de la récession de 2008-2009.

Pierre Fortin, économiste

 

L’économiste Pierre Fortin, abondait en ce sens dans une entrevue réalisée à RDI en aout 2016 (à 4 min 10 sec de la vidéo).

estimation croissance mondiale - Est-on toujours en crise financière?

D’autre part, on voit clairement dans ce graphique que la vraie croissance économique tarde à se manifester.

Aussi, les politiciens qui nous disent que la reprise est assurée sont soit mal informés ou ils tentent tout simplement de nous motiver à consommer davantage, comme le mentionne d’ailleurs Pierre Fortin à Gérald Filion dans son entrevue.

Et il y a aussi l’économiste de Natixis, Philippe Waechter qui relativise les chiffres officiels en lien avec la croissance économique.

Le PIB américain du 2e trimestre révisé à la baisse. La révision est minime, mais cela signale une croissance limitée pour l’année 2016. La révision a été de 1.22 % à 1.1 % (taux annualisé). Ce n’est pas spectaculaire, mais l’acquis n’est que de 1 %, la croissance sur un an de 1.2 % et il faudrait 2.6 % (taux annualisé) à chacun des deux derniers trimestres de 2016 pour atteindre 1.5 % sur l’ensemble de l’année. C’est beaucoup au regard des évolutions récentes. Peut-on imaginer la Fed remonter son taux pour calmer la surchauffe?????

Tout ça se passait en 2016…

 

Est-on toujours en crise financière en 2018?

Mais l’année 2017 ne donne toujours pas de signes encourageants…

 

Une reprise faible

Malgré les récentes nouvelles économiques qui donnent à penser que la reprise est solide, les signes de reprise économique ne sont pas évidents.

Il faut par exemple lire le titre de cet article: Une reprise solide se confirme dans la zone euro. Et ensuite, il faut bien analyser son contenu (en chiffres) pour se rendre compte que la reprise économique – s’il y a reprise – est… plutôt faible!

En complément, j’explique ici comment une erreur d’estimation du taux d’inflation officiel peut fausser le calcul de la croissance économique (PIB).

 

Oui, mais la bourse continue de monter!

Et il y a les bourses qui donnent l’impression que tout va bien grâce, à l’intervention des gouvernements et des banques centrales qui y investissent des sommes colossales… afin de stimuler artificiellement l’économie.

 

Bref, nous sommes toujours en crise financière et les causes de la crise financière de 2008 n’est toujours pas réglée.

En fait, elle s’est même aggravée!

 

Toujours en crise?  Et nous les investisseurs…

Et si nous sommes toujours en crise financière, qu’est-ce que cela veut dire pour nous les investisseurs?

En général, lors d’une crise financière et en attendant que l’économie reprenne son rythme normal, les investisseurs se réfugient dans les obligations.

Mais que faire lorsque les taux de rendement des obligations d’état sont si bas?

 

Les bas taux d’intérêt

Le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne du gouvernement fédéral canadien a baissé de 75 % depuis 2008!

Il est facile d’imaginer l’impact sur le rendement des investissements des épargnants!

Quand 70 % des titres à revenu des obligations du monde sont inférieurs à 1 % et que 30 % rapportent des taux négatifs, c’est clair que l’investisseur paie pour investir!

Les retraités sont donc dans une position difficile. Car en générant beaucoup moins de revenus de retraite que planifié, ils sont forcés de réduire leurs dépenses. Et cela affecte la croissance!

Aussi, si les bas taux d’intérêt se poursuivaient encore quelques années, qu’arriverait-il des revenus de pension garantis par l’état, de la capitalisation des fonds de pension privés et des fonds réservés aux réclamations futures des assureurs?

Les fonds manqueraient.

En fait, ils manquent déjà…

Plusieurs fonds de pension privés et publics sont sous-capitalisés de 40%!

 

Comment investir en 2018, 2019 et 2020?

Les taux d’intérêt ont baissé lentement mais sûrement depuis 35 ans.

En conséquence, la valeur marchande des titres obligataires a augmenté. (Car les titres à plus haut taux d’intérêt ont plus de valeur que ceux à bas taux d’intérêt.)

Mais maintenant que les rendements sont tout près de 0%, devrions-nous continuer à acquérir des titres obligataires?

Pouvons-nous clairement assumer que la baisse des taux d’intérêt soit pratiquement terminée?

Si oui, à quel rythme remonteront les taux d’intérêt?

Et quelle sera la conséquence sur l’économie?

 

Baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie?

Le danger actuel c’est qu’on ne peut pas continuer à baisser les taux d’intérêt, certains titres obligataires sont déjà en territoire négatif!

Les retraités

Les gens à la retraite sont déjà dans une mauvaise situation financière. leur pouvoir d’achat ne cesse de baisser.

 

Les trentenaires

Ce sont par contre les trentenaires qui veulent investir et emprunter pour acheter une maison qui pourraient en profiter…

Mais ont-ils vraiment accès au crédit?

Les banques commerciales sont restées prudentes et prennent encore très peu de risque…

 

Les entrepreneurs

Les gens d’affaires constatent que les perspectives de croissance sont moindres que par les années passées.

Et ils investissent donc moins qu’auparavant.

Le résultat est que la croissance économique ne se manifeste pas encore!

 

Le vrai taux d’inflation

De plus, nos dépenses personnelles subissent une hausse annuelle qui diffère grandement des chiffres d’inflation officiels. Et nos revenus n’augmentent pas au même rythme!

Avez-vous remarqué que votre coût de vie est différent de l’indice des prix à l’inflation (IPC), le taux d’inflation officiel de votre gouvernement?

C’est là une autre raison qui fait que nous consommons moins qu’auparavant.

L’inflation appauvrie les épargnants un peu plus chaque jour.

D’où la nécessité de détenir des biens et des investissements qui vous protègeront de l’inflation.

 

Le vent a tourné : les banques centrales ont perdu la confiance des investisseurs!

 

Il ne faut ni croire nos politiciens ni la FED ni la BCE!

 

Les QE cumulés des banques centrales depuis 2008 - Est-on toujours en crise financière?Les banques centrales ont beaucoup investi pour sauver le système bancaire depuis la crise de 2008. Mais la façon dont elle a procédé ne visait pas nécessairement — ou principalement! — la reprise de l’économie.

Et de leur côté, les marchés financiers ont accordé le bénéfice du doute aux banques centrales.

 

En attendant la reprise, les investisseurs, eux…

Les investisseurs, eux, espéraient que la nouvelle politique monétaire de leurs pays allait vraiment aider l’économie et, surtout, qu’elle parvienne à résoudre les difficultés des banques. Et réactive l’économie.

Mais dix ans se sont écoulés depuis 2008. Et les banques sont encore fragilisées, en fait, elles le sont même plus qu’en 2008.

Les résultats économiques positifs des programmes de relance se font attendre depuis dix longues années déjà.

En fait, la situation qui s‘était pourtant légèrement améliorée aux États-Unis, suite au premier QE (aide quantitative), au second QE et au troisième QE; pourrait empirer de nouveau s’il y avait un autre coup dur porté à la stabilité du système financier.

Et cela nécessiterait un quatrième QE…

Si bien que maintenant, ce qui se produit c’est que les marchés financiers et les gros investisseurs se demandent :

  • Combien de QEs seront nécessaires pour finalement relancer l’économie?
  • Combien d’argent devra encore être imprimé par les banques centrales?
  • Et comment l’économie pourra-t-elle repartir si la consommation n’est pas au rendez-vous?

bilan des banques centrales - Est-on toujours en crise financière?Il est clair qu’il faudra faire davantage et différemment pour obtenir un meilleur résultat.

Plusieurs se demandent pourquoi les banques centrales s’entêtent à faire encore plus de ce qui n’a pas marché?!

C’est pourtant ce que continuent de faire des pays comme le Japon, les États-Unis et l’Europe!

Sans résultats. On est encore et toujours en crise financière!

 

La solution parfaite pour se protéger à de la crise financière n’existe pas. Et surtout elle est propre à chaque investisseur.

Mais ce qui est sûr, c’est que ne pas se protéger n’est pas une option!

 

Un peu d’or pour protéger son portefeuille boursier?

Si vous décidiez de rester partiellement ou pleinement investi en bourse, investir dans l’or et dans les bonnes minières pourrait stabiliser et améliorer le rendement de votre portefeuille au cours des prochaines années.

Le secteur des minières, en début de cycle haussier!

Le prix de l’or a terminé son cycle baissier en janvier 2016.

Depuis, des mouvements de hausse et de baisse se sont succédé… Mais au net, on assiste depuis 2016 à une hausse qui confirme le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Le début de ce cycle haussier sera très profitable pour ceux qui sauront comment investir dans les bons titres miniers!

Soyez libre de télécharger mon guide gratuit « Comment investir dans les minières en début de cycle minier ».

Diversifier ses investissements dans le secteur minier sera un des meilleurs moyens de se protéger de la crise financière et de diversifier ses investissements à la bourse d’ici 2020.

 

Pourquoi allouer une portion de son portefeuille aux minières en 2018?

L’attrait le plus important d’investir dans les meilleures sociétés minières – c’est l’effet de levier positif de la valeur des minières sur le prix de l’or d’un cycle haussier. (Mais comme vous l’avez sans doute remarqué, cet effet est super négatif lors d’un cycle baissier!)

En effet, les sociétés minières possèdent des années de réserves dont la valeur est affectée par la variation du prix des métaux qu’elles produisent.

Le ETF GDXJ de 2011 à 2017
Le ETF GDXJ de 2011 à 2017

 

Malgré une faible hausse du prix de l’or depuis le début de 2016, vous avez sans doute déjà remarqué l’effet positif multiplicateur sur la valeur des minières.

Aussi, lorsque l’or reprendra fortement sa course pour atteindre de nouveaux records, les minières prendront rapidement beaucoup de valeur!

Serez-vous là pour en profiter?

Rappelez-vous:

Nous sommes toujours en crise financière!

Bonne semaine!

Marc Blais, auteur et coach financier

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Les gourous et la bourse en 2018

Les gourous et la bourse en 2018-2019 ?

Les gourous financiers, c’est nous qui les créons. Dans la réalité, ça n’existe pas!

Je lis sur l’économie et les finances personnelles depuis plus de 35 ans et je n’ai pas encore trouvé un seul gourou financier!

Mais – tout comme vous! – je continue à chercher…!

Bien sûr, il y a des gens qui ont une bonne moyenne au bâton.

Et il y a de bons prévisionnistes ont un genre de sixième sens, un pif pour sentir les grands mouvements à venir.  Mais ils se trompent tout de même régulièrement.

Presque 50% du temps en fait!

Alors, la boule de cristal, il vaut mieux ne pas trop s’y fier!

 

« Aujourd’hui, c’est différent! »

La bourse atteint des niveaux records et les ratios cours/bénéfices ne cessent d’augmenter…

 

la bourse en 2017 - ratio cours bénéfice
http://www.multpl.com/shiller-pe/

 

Aussi, et pour plusieurs raisons que vous pourrez lire ici; que la bourse pourrait plutôt baisser que monter en 2018 et 2019.

Vous voyez, je vous fais une prévision! (Et je vais sans doute me tromper!)

Aujourd’hui c’est différent, entendrez-vous de plus en plus autour de vous, car il y a les arguments des optimistes (les Bulls). Aujourd’hui, disent-ils:

  • Il existe de meilleurs contrôles du système financier et les mécanismes de règlementation ont été nettement améliorés depuis la crise de 2008-2009.
  • Les investisseurs sont maintenant plus expérimentés, donc plus stables émotivement.
  • L’économie a changé, s’est diversifiée.
  • Et surtout, les taux d’intérêt sont très bas (l’investisseur n’a pas d’autres choix que la bouse s’il veut un bon rendement).

Pourtant, on disait tout cela il y a 10 ans, il y a 20 ans …

Et les corrections et les krachs boursiers se sont produits régulièrement depuis… toujours.

Jetez un coup d’oeil sur cette liste des crises monétaires et financières depuis 1637.

Vous verrez qu’il n’y manque pas d’actions (sans jeu de mots!). Et vous remarquez aussi qu’il y a une crise tous les cinq ans, environ!

Avant de prendre panique, il faut savoir reconnaitre que dans tous les marchés, certaines sociétés et certains secteurs demeurent sous-évalués.

Par exemple, avez-vous remarqué le secteur minier? Avez-vous pensé investir dans les sociétés minières?

 

Le marché boursier a besoin de vacances!

En définitive, la bourse nous ressemble beaucoup, nous les humains. Le marché boursier est quelques fois agressif, émotif et aussi, souvent irrationnel!

Le marché boursier nous représente bien, car autant les petits que les grands investisseurs, nous sommes tous humains.

D’une part, nous ressentons la peur…

En revanche, nous avons soif de gains, soif de réussir. Et nous sommes aussi compétitifs et audacieux. Quelques fois, trop!

En somme, ce sont toutes ces émotions qui composent le CAC40, le TSX, le DOW, le S&P 500.

Et enfin, tout comme nous, les bourses ont besoin de vacances!

Annuelles? Aux trois ans?

Ça dépend!

La question est de savoir si elles iront-elles en vacances en 2018 ou en 2019?

 

Un aperçu du passé pour prévoir les crises boursières

(Au moins, le passé, c’est du connu!)

Vous avez ici la liste de toutes les crises financières et krachs boursiers en France et dans le monde depuis 1929.

Désormais, vous ne pourrez plus dire que ça n’arrive jamais ou très rarement !

En outre, sachant qu’en moyenne les baisses boursières sont d’environ 30%, vous vous devez d’y réfléchir!

Réfléchir à quoi?

Bien, réfléchir à votre tolérance à la volatilité.

Chaque personne est différente. En matière d’investissement, vous ne pouvez donc pas simplement imiter votre beau-frère ou votre patron !

 

À court terme, l’émotion dirige la tendance boursière

Malgré les apparences de rigueur et d’analyse rationnelle des différents intervenants du marché boursier, les mouvements boursiers sont grandement influencés par l’émotion!

Vous voulez un exemple?

Supposons qu’un milliardaire comme Warren Buffet ou Bill Gates se réveille un beau matin et déclare que: la bourse va s’écraser en 2018!

Que faites-vous?

Plusieurs ne réfléchiront pas (ou presque pas!) et vendront d’un coup tous leurs titres boursiers!

D’autres croiront un autre gourou financier qui prétendra tout à fait le contraire. Et dans une sortie très convaincante, ce gourou pourrait même ajouter: la bourse va doubler d’ici 3 ans!

Vous voyez le lien entre les gourous et la bourse?

Comprenez-vous que c’est tout ce lot d’émotions qui affectent les marchés boursiers? Et ce, toutes les minutes, toutes les heures et tous les jours…

Et vous, pourrez-vous y résister et garder le cap?

 

Que fera la bourse en 2018 et 2019?

Que vous me posiez la question aujourd’hui, dans un an ou dans 10 ans, ma réponse ne changera pas!

Je n’en sais rien et personne ne le sait!

Et c’est la seule réponse sensée.

Personne ne peut prévoir l’avenir avec certitude.

Sinon, ça se saurait!

C’est comme ça, cela a toujours été et ce le sera toujours: les gourous et la bourse, il vaut mieux oublier ça !

 

À long terme, la croissance dirige la tendance boursière

Y a-t-il (selon vous) une réelle croissance économique?

C’est la question, car sans croissance, la bourse n’aurait aucune raison de prendre de la valeur!

Et ne posez pas la question à votre beau frère! Il ne le sait pas…

Observez.

Observez autour de vous…

Que voyez-vous? Y a-t-il des fermetures de magasins? Sont-ils remplacés par des magasins moins luxueux? Y a-t-il création d’emplois, je veux dire une création de vrais emplois avec de bonnes conditions de salaire?

Remarquez vos habitudes de consommation. Avez-vous réduit vos dépenses récemment? Si oui, peut-être que vous n’êtes pas le seul…

Sortez-vous dans les mêmes restos qu’il y a deux ou cinq ans?

Et vos amis, dépensent-ils plus ou moins qu’avant, en général?

Y a-t-il – selon vous, pas selon Statistiques Canada ou selon la BCE! – une croissance modérée de l’économie ou pas de croissance du tout (c’est-à-dire une récession)?

Techniquement, répondre à cette question nécessiterait un grand débat technique impliquant plusieurs excellents économistes. Et la conclusion serait sans doute mitigée et composée de réponses très variées comme:

  •  Cela dépend de…,
  • Il se pourrait…,
  • Si toutefois…

Mais ce qui est important, c’est ce que vous, vous en pensez! Car c’est votre argent que vous investissez!!

 

Si vous vous posez la question « que va-t-il se passer avec la bourse ? », vous ne devriez pas investir en bourse!

La bourse c’est pour les investisseurs avertis!

Avertis de quoi?

Averti que les marchés boursiers varient constamment, positivement et négativement.

Et quelques fois, les variations (on emploie souvent le mot volatilité pour ne pas vous faire peur!) se produisent très rapidement et très radicalement!

En fait, la vraie question c’est:

Pourriez-vous bien dormir cette nuit sachant que votre portefeuille de titres boursiers (la partie de votre patrimoine composée d’actions) pourrait perdre 30% de sa valeur (il s’agirait d’un krach) en une semaine?

Si votre réponse est oui, alors ça va! Vous êtes donc fait pour investir une partie importante (de 30% à 70%) de votre patrimoine (de vos avoirs) dans des titres boursiers et des FNB qui calquent le rendement des grands marchés boursiers internationaux comme le CAC40, le TSX, le S&P500 et le Dow.

Sinon?

Si votre réponse est non, c’est que vous n’êtes pas au bon endroit du tout! Réévaluez tout de suite votre stratégie de placement!

Et surtout soyez honnête, car comme je le mentionne dans mon livre Le guide de l’investisseur intelligent, il n’est pas facile de s’avouer franchement sa vulnérabilité aux corrections boursières. Surtout si vous êtes un homme!

En effet, les hommes ont généralement ce défaut de ne pas répondre franchement aux tests de tolérance à la volatilité. Alors que ces tests fonctionnent plutôt bien chez les femmes.

Pour imager un peu; je dirais qu’investir à la bourse sans avoir la tolérance à la volatilité requise, c’est comme si un végétarien affamé entrait dans une boucherie…

 

« Que va-t-il se passer avec la bourse ? » n’est pas la bonne question !

La bonne question c’est: s’il y avait une baisse importante de valeur à la bourse, sauriez-vous tenir le coup?

Pensez-y!

Personnellement, j’aime bien cette réflexion de Peter Lynch, il est d’ailleurs un des meilleurs gestionnaires de tous les temps:

Il y aura des récessions et des chutes à la Bourse. Si vous ne comprenez pas cette réalité, alors vous n’êtes pas prêt, vous ne réussirez pas sur les marchés.

Si vous êtes de ceux qui aiment connaitre l’avenir, vous n’êtes vraiment pas le seul! Mais vous voyez bien que ce n’est pas possible.

Tout ce que vous pouvez faire, par contre, c’est de vous préparer au pire.

Avant de vous laisser réviser vos stratégies, je vous offre une piste de réflexion complémentaire. Lisez ceci si vous croyez vraiment que la bourse c’est toujours le plus rentable des investissements.

Marc Blais, auteur et conférencier international

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La crise financière de 2008 n’est pas finie!

C’est difficile à croire pour certains, mais la crise financière de 2008 n’est pas terminée.

Il y a plusieurs aspects à la crise comme les taux d’inflation et de chômage réels. Mais ici, je traiterai en particulier de l’importance de protéger votre patrimoine en temps de crise.

Et surtout, je regarderai avec vous de ce que cela veut dire pour vos investissements.

Mon but est de vous aider à y voir plus clair… Et à orienter vos investissements vers des classes d’actif moins risquées que le marché boursier et les obligations d’états. Ces deux catégories d’actif sont devenues beaucoup trop chères en général.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent à gagner pour un investisseur intelligent axé sur la valeur!

Mais parlons d’abord de cette crise financière!

 

La crise financière de 2008 ne serait pas encore terminée? 

Je me demande bien pourquoi il est si difficile d’accepter que la crise financière de 2008 et 2009 ne soit pas encore terminée…

Je comprends que l’être humain a à la fois une capacité et une volonté d’extrapoler son présent pour se sentir en sécurité. C’est inné; on fait tous cela dans la réalité de tous les jours pour nous aider à mieux dormir, surtout après avoir écouté le bulletin de nouvelles!

Mais quand il est question de nos investissements, ne devrions-nous pas cesser de faire l’autruche et voir les conséquences de cette foutu crise financière en face?

Nous aimons vivre comme si ce que nous vivions présentement représentait la normalité. Et de là, nous nous projetons dans l’avenir comme si rien ne changera. Nous espérons que notre stabilité apparente d’aujourd’hui se poursuivre…

Pourtant, les chiffres me montrent clairement que l’on s’en va droit vers une autre crise, pire que celle de 2008!

 

Il y a beaucoup trop de dettes

Dans son livre En bourse, investissez dans la valeur, Jean-Marie Eveillard précise que:

Une majorité d’investisseurs semble aujourd’hui penser que la crise financière est derrière nous, que l’économie US est de retour à la « normale », et à vrai dire que la « vitesse d’évasion » de l’économie triomphera un jour ou l’autre. Autrement dit un taux de croissance de 3% est juste au coin de la rue. Là encore, c’est possible bien qu’à mon avis ce soit improbable. Il y a trop de dettes partout, dont il aurait fallu qu’une partie ait été amortie ou effacée mais cela n’a pas été le cas. Si trop de dettes a été la raison majeure de la crise financière, et cela ne fait pas de doute, comment plus de dettes encore pourrait représenter la solution?

Et la dette de l’état s’est accumulée, la dette des ménages est pratiquement inchangée. Et les entreprises conservent leur cash, mais essentiellement à l’étranger (pour éviter les impôts) et ont récemment émis des tonnes de dettes afin de financer leurs rachats d’actions…

 

La valeur de nos monnaies?

crise financière - valeur monnaie

L’an dernier, j’étais invité comme conférencier au Mining & Investment Latin America Summit pour donner un séminaire sur l’investissement dans les mines et métaux.

Parmi les conférenciers, il y a avait Egon von Greyerz, un conseiller en investissement basé à Zurich en Suisse qui prône l’investissement en or physique comme moyen de se prémunir de la crise et de la dévaluation des monnaies

C’est toujours intéressant de côtoyer des gens qui en savent plus que nous sur au moins un aspect de son métier.

J’ai saisi cette occasion pour discuter de différents sujets reliés à la crise financière et à l’économie mondiale. Et nous avons discuté du risque actuel des principales monnaies utilisées sur la planète; soit le dollar américain, le yen japonais, le yuan chinois et l’euro.

M.Greyerz est un des plus grands spécialistes de l’or et il est aussi très critique de l’action des banques centrales.

Aussi, sa conclusion rejoint la mienne: il n’existe plus une seule monnaie avec une vraie valeur intrinsèque en 2017! C’est-à-dire qu’aujourd’hui en 2017, aucune des grandes monnaies mondiales n’est supportée financièrement par un actif solide. Comme l’or physique.

 

Le papier-monnaie, une question de confiance?

Nos monnaies officielles sont très partiellement supportées par rien d’autres que des monnaies tout aussi faibles que la nôtre!

Et, occasionnellement, par un tout petit peu d’or (un maximum de 10% à 15%). Car il faut bien le dire, c’est le principe des monnaies fiduciaires qui régit les monnaies de nos jours. ce qui suppose la… confiance!

Ceux qui ont connu ce qui se produit lorsque la confiance envers une monnaie disparaît savent très bien ce qui arrivera le jour où un imprévu (black swan) viendra rompre cette confiance!

Et ce qui pourrait bien se (re)produire, c’est une crise de panique financière mondiale qui rompra drastiquement avec nos certitudes actuelles envers le système financier et bancaire!

Que feront les investisseurs lors de la prochaine crise de confiance?

Vous et moi chercherons rapidement à s’abriter derrière quelque chose de sûr. N’est-ce pas?

Ce sera évidemment la course vers des actifs tangibles. Comme les terrains, l’or et l’argent physique, les oeuvres d’art de qualité et l’immobilier.

Et la bourse?

Et les obligations d’état?

Il vaudrait mieux ne pas y penser… à moins d’avoir les liquidités pour profiter d’une correction importante et acheter de très bonnes valeurs dépréciées, comme le fait si bien Warren Buffet!

 

Et l’hyperinflation?

L’hyperinflation est une forme particulière d’inflation qui se manifeste par une hausse extrêmement rapide des prix qui tend à éroder la valeur réelle de la monnaie d’un pays.

Les investisseurs ont alors tendance à fuir leur monnaie. C’est-à-dire que le contrat de confiance est rompu! Entraînant alors une forte volonté de tout vendre pour se réfugier, une accélération des transactions financières vers des devises ou des valeurs fortes et stables.

Et la spéculation s’accentue alors qu’il y a augmentation exponentielle du niveau général des prix et du coût de la vie conduisant en général à d’importantes réformes structurelles.

Et, dans ce scénario, l’or prendra beaucoup de valeur…

 

Mais nous n’avons que très peu d’inflation!

L’inflation détruit déjà votre patrimoine de façon hypocrite à moins que la majorité de vos actifs ne vous protègent déjà.

Vous me direz:

– « Mais Marc, de quoi parles-tu? Il n’y a pas vraiment d’inflation… Les taux d’inflation officiels au Canada, en Europe et aux Etats-Unis sont d’environ 1%! De quoi as-tu peur au juste? »

J’ai récemment discuté des taux d’inflation réels et officiels de nos économies avec plusieurs économistes et conseillers financiers. Certains sont conseillers en placement, économistes, MBA, comptables, etc.

Et vous savez quoi? Ils m’ont tous avoué ne pas croire une minute les taux d’inflation officiels publiés par nos gouvernements!

Le paradoxe, c’est que la plupart des analystes financiers continuent d’utiliser le taux d’inflation officiel pour expliquer l’avenir de notre économie!!

Je me demande bien comment les économistes font pour ne pas se tromper sur des prévisions de croissance économique s’ils se trompent sur les données économiques actuelles!

Ce tableau qui vient d’un article de Egon von Greyerz résume très bien à la fois la dévaluation des principales monnaies mondiales et le taux d’inflation réel.


crise financiere- Or versus les autres devises 1900+

Grâce à ce tableau, vous comprendrez que l’inflation existe déjà!

L’inflation est réelle! Elle se manifeste et est créée par la dévaluation des monnaies-papier.

Il faut savoir que toutes les monnaies-papier du monde ont graduellement été déconnectées de l’étalon-or au cours des dernières décennies!

L’inflation vous appauvrit chaque jour un peu plus et elle continuera de vous appauvrir si vous ne détenez pas des actifs solides qui vous protègent de l’inflation!

 

Protégez-vous de la prochaine crise financière!

crise financière - patrimoineDans les articles de ce blogue, j’insiste sur l’importance de choisir d’investir un certain pourcentage (5-10%) de son patrimoine total en or physique.  

Le but est simplement de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux, comme l’explique une des vedettes de l’investissement en francophonie, Jean-marie Eveillard.

Vous aimez les minières et vous êtes plus tolérants que la moyenne des investisseurs à la volatilité? Vous pouvez booster votre rendement en ajoutant un pourcentage additionnel (de 10% à 30%) dans des sociétés minières de qualité! C’est le temps d’en profiter car nous sommes au début d’un nouveau cycle minier haussier!

Ces pourcentages varient évidemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est important de bien vous connaître afin de bien diversifier vos actifs en temps de crise. Car le plus important c’est de bien sécuriser votre patrimoine en vue de la prochaine manifestation de la crise.

Est-ce que vous protégez votre maison en cas d’incendie et de vol en couvrant ce risque grâce à une police d’assurance? Alors pourquoi ne feriez-vous pas de même pour vous protéger du risque de crise financière?

Franchement, serait-il logique de ne pas sécuriser vos avoirs, si durement gagnés?

Nouveau: vous pouvez me consulter pour un coaching entièrement privé.

Le prix de l’or en $CAN n’a baissé que de 5% entre 2011 et 2015

Saviez-vous que – malgré le cycle minier baissier –  le prix de l’or libellé en $CAN n’a que très peu baissé entre 2011 et 2015? Pourtant le prix de l’or en $US a baissé de 31% au cours de la même période!

Cela prouve simplement que de mesurer la valeur de l’or en $US est une méthode erronée qui fausse de beaucoup la réalité du prix de l’or.

crise financière-l'or en $ canadien 2016

 

Pensez maintenant à ce que cela veut dire quand à la vraie valeur de l’or comme monnaie.

Si vous comparez l’or aux autres formes de papier-monnaie dans le monde, vous verrez que: 

Au fil des années, toutes les monnaies officielles du monde entier se sont dépréciées face à l’or!

Investir dans l’or et les sociétés minières 

Le marché des minières est intrinsèquement lié au prix des métaux sous-jacents et particulièrement au prix de l’or. Le prix de l’or agit souvent comme driver pour les autres métaux du secteur minier.

Le marché des minières a repris sa course vers le haut après un long recul de cinq ans, entre 2011 et 2015. On se situe encore au début d’un cycle haussier et j’aimerais vous aider à en profiter.

Ce sera une mine d’opportunité pour ceux qui – comme moi – veulent acquérir des titres miniers de grande qualité à rabais!

 

Dix ans après la crise financière de 2008, qu’est-ce que l’avenir nous réserve?

À moyen et à long terme, ceux qui croient que les bases de l’économie devront bientôt être repensées ne sont pas loin de la vérité.

C’est clair que de nouvelles structures économiques et financières devront être mises en place pour remplacer les anciennes. Mais le système financier est encore très fragile presque dix ans après la crise financière de 2008.

Et les réformes qui viendront devront inclure le renforcement de la valeur de nos monnaies grâce de l’or physique. Car il n’y a pas vraiment d’autres solutions pratiques et efficaces qui aient fait leurs preuves!

De plus, quelle sera la conséquence de tous ces importants changements?

Des fortunes seront perdues. Tandis que d’autres seront construites. Et on assistera probablement à un important transfert de richesse entre les individus et les différents pays et continents.

livre Le guide de l'investisseur intelligentCes changements sont en préparation car plusieurs décideurs sont déjà conscients du problème.

L’important pour nous, les investisseurs intelligents, c’est d’être prêt à tous ces changements. Et d’éviter le désastre!

Soyez prêts!

Marc

Cet article a été mis à jour en Août 2017.

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