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Pour vaincre la peur d’investir dans le secteur minier

La peur d’investir dans le secteur minier

Je suis impliqué dans le secteur minier depuis plus de 25 ans. Et au fil des années, j’ai constaté que plusieurs investisseurs avaient peur d’investir dans le secteur minier.

Mais ont-ils raison d’avoir peur? Et de quoi se privent-ils en n’investissant pas du tout ou trop peu dans l’or et les minières?

En discutant avec les investisseurs, j’ai noté trois raisons importantes pour lesquelles la plupart des investisseurs ont peur d’investir dans le secteur minier:

  1. La complexité du secteur minier
  2. La volatilité du secteur minier
  3. Et la peur d’être à contre-courant

1 La complexité du secteur minier

C’est lors d’un souper à Lima avec deux ingénieurs miniers d’expérience que j’ai constaté à quel point le secteur des mines est complexe. En effet, le secteur minier a son jargon propre. Et généralement les termes employés sont en anglais. Et bien que les termes français et espagnols existent, ils sont peu utilisés même chez les francophones et les hispanophones.

Donc, le secteur minier est à la fois captivant pour ceux qui y travaillent et très complexe pour le novice qui veut s’y introduire.

La passion du secteur minier est ce qui nous y attire, mais la complexité apparente du secteur nous limite.

 La meilleure solution pour contrer la complexité du secteur minier, c’est l’éducation. J’offre un coaching en privé pour vous aider à démystifier le secteur des minières et des métaux.

 

Les aspects financiers et techniques de l’investissement minier

À chaque année en novembre, je suis à Lima au Pérou pour présenter un atelier sur l’investissement minier dans le cadre du Latin America Summit.

En compagnie d’un collègue ingénieur minier, notre but est de faire ressortir – face à des spécialistes du secteur minier – les aspects financiers et techniques les plus critiques d’un investissement dans le domaine minier.

Et nous y discutons tour à tour des risques financiers et des difficultés d’ordre technique des minières, tels que :

  • l’évaluation de la géologie d’un projet minier,
  • le cycle minier (haussier et baissier),
  • les avantages et inconvénients des différents véhicules d’investissement minier,
  • les difficultés métallurgiques lors du traitement du minerai,
  • les coûts de production anticipés d’un gisement minier.

Enfin, nous traitons des meilleurs métaux dans lesquels investir au cours des prochaines années pour tirer avantage du prochain cycle minier haussier en cours depuis 2016.

Est-il préférable d’investir dans les métaux précieux (or, argent, palladium), dans les métaux de base (cuivre, zinc, plomb, nickel) ou dans les minéraux industriels, pour profiter au maximum du cycle minier haussier des prochaines années?

Et si la question vous intéresse, téléchargez mon ebook gratuit Le guide pour investir dans les mines et métaux en début de cycle minier.

2 La volatilité du secteur minier

La seconde bonne raison pour avoir peur d’investir dans le secteur minier, c’est la peur de la volatilité.

Regardez ce graphique sur la volatilité du prix de l’or: une image vaut mille mots!

Rendement 2000 à 2016 de l'or, SP500, DOW, CAC40
Rendement comparatif de 2000 à 2016 de l’or, SP500, DOW, CAC40

La volatilité atteint 50% certaines années!

Et pour vaincre ce défi de la volatilité, il n’y a qu’une seule solution; celle d’investir un pourcentage restreint de votre patrimoine dans les minières. Comme 10% à 30%.

3 La peur d’être à contre-courant

La troisième raison d’avoir peur d’investir dans le secteur minier, c’est la peur d’être à contre-courant!

Et cet aspect est très profondément humain; qui veut être différent de son groupe auquel il s’identifie, sa famille, ses amis, ses collègues de travail? Et être pointé du doigt!

Personne.

Car on a tous très peur de se retrouver seul…

Et actuellement, si vous faites le test et que vous parlez d’investir dans le secteur minier à vos amis, et collègues de travail, vous allez constater rien de moins qu’une désapprobation générale!

En 2017, presque tout le monde considère que le secteur minier est perdu pour toujours et qu’investir dans l’or et les minières est une pure folie!

Toutefois, l’histoire de Warren Buffet, Peter Lynch et bien d’autres investisseurs dans la valeur a démontré qu’investir à contre-courant (être un contrarian), est une des stratégies d’investissement les plus rentables à long terme! Et ce qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est la performance annuelle à très long terme (10 ans+) de plus de 20% de ces investisseurs dans la valeur.

Investissez dans la valeur!

Le secteur minier, ce mal aimé de plusieurs investisseurs

Le secteur des mines est présentement un des secteurs les plus mal aimé de tous les secteurs de l’économie. L’or (et l’ensemble des métaux) a perdu beaucoup de son lustre depuis 2011.

Et comme l’or a perdu 42% de sa valeur entre son niveau record de 1900$US en 2011 et la fin de 2015, un grande opportunité se présente pour un investisseur intelligent qui sait profiter des cycles du secteur minier.

Car il y a l’or en tant que métal physique et il y les minières; les producteurs et les explorateurs. Et il faut savoir que plusieurs des producteurs miniers ont perdu 60% et plus de leurs valeurs à la date de mise à jour de cet article.

Et de plus, certains produits financiers (ETF) reliés au secteur minier ont perdu de 80% à 90% de leur valeur!

GDXJ cycle minier haussier

 

– « Est-ce la preuve qu’il ne faut pas y investir? »

– Mais bien au contraire! Le secteur minier a l’habitude de ce genre de marché baissier qui se prolonge durant quelques années. Et qui rebondit ensuite. Pour récupérer tout ce qu’il a perdu et bien plus.

Ce qu’il faut absolument éviter, c’est de rester accroché à nos titres lors d’un cycle minier baissier

 

Après la pluie, le beau temps dans les minières!

J’ai personnellement vécu trois cycles miniers complets et je vous assure que le marché haussier finit toujours par se manifester!

Et mon expérience inclue le très mauvais marché baissier de 1999-2000, au cours duquel je gérais un producteur d’or qui tentait de survivre à un prix de l’or de 250$US. Ce prix est un bas historique des trente-cinq dernières années.

Mais il faut savoir qu’ensuite, un nouveau marché minier haussier a débuté pour rendre une pause en mars 2008 à un prix de 997 $US lors de la crise financière de 2008-2009. Et lors du marché minier haussier suivant, le prix de l’or a continué sa course vers un haut historique de près de 1900 $US en septembre 2011.

Et jusqu’où ira le prix de l’or et les minières au cours du prochain cycle minier haussier qui vient juste de débuter?

La peur d’investir dans le secteur minier:  Rick Rule et Frank Holmes

la peur d'investir dans le secteur minierJ’ai consulté deux des plus grands experts de l’investissement minier au monde. Rick Rule de la firme spécialisée en resources Sprott Resources et Frank Holmes de U.S. Global Investors en ont vu de toutes les couleurs depuis les dernières décennies.

Et lors de mes entrevues avec ces derniers, ils semblaient d’ailleurs plutôt serein de me partager les conditions pour un momentum de marché qui propulse généralement les minières à la hausse.

 Car pour eux, il est clair que:

Le prochain cycle haussier du secteur minier sera en mesure de livrer des 10-bagger et plus!

Qu’est-ce qu’un 10-bagger ?

Livre L'art d'investir à sa façonCette expression a été créé par Peter Lynch – un des meilleurs investisseurs de tous les temps dont je parle dans mon livre L’art d’investir à sa façon – pour définir un investissement dont la valeur se multiplie par dix, dans le temps.

Et investir dans le secteur minier offre réellement ce type de rendement extraordinaire lors de cycles miniers haussiers…

Merci de me lire!

Et n’hésitez pas à partager cet article avec vos amis investisseurs miniers!

Marc Blais, auteur

Mise à jour: août 2017

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Quoi, on est toujours en crise financière !

Quoi, on est toujours en crise financière?

On n’est pas complètement sorti de la récession de 2008-2009.

Pierre Fortin, économiste

 

L’économiste Pierre Fortin, abondait en ce sens dans une entrevue réalisée à RDI en aout 2016 (à 4 min 10 sec de la vidéo).

estimation croissance mondiale - Est-on toujours en crise financière?

D’autre part, on voit clairement dans ce graphique que la vraie croissance économique tarde à se manifester.

Aussi, les politiciens qui nous disent que la reprise est assurée sont soit mal informés ou ils tentent tout simplement de nous motiver à consommer davantage, comme le mentionne d’ailleurs Pierre Fortin à Gérald Filion dans son entrevue.

Et il y a aussi l’économiste de Natixis, Philippe Waechter qui relativise les chiffres officiels en lien avec la croissance économique.

Le PIB américain du 2e trimestre révisé à la baisse. La révision est minime, mais cela signale une croissance limitée pour l’année 2016. La révision a été de 1.22 % à 1.1 % (taux annualisé). Ce n’est pas spectaculaire, mais l’acquis n’est que de 1 %, la croissance sur un an de 1.2 % et il faudrait 2.6 % (taux annualisé) à chacun des deux derniers trimestres de 2016 pour atteindre 1.5 % sur l’ensemble de l’année. C’est beaucoup au regard des évolutions récentes. Peut-on imaginer la Fed remonter son taux pour calmer la surchauffe?????

Tout ça se passait en 2016…

 

Est-on toujours en crise financière en 2018?

Mais l’année 2017 ne donne toujours pas de signes encourageants…

 

Une reprise faible

Malgré les récentes nouvelles économiques qui donnent à penser que la reprise est solide, les signes de reprise économique ne sont pas évidents.

Il faut par exemple lire le titre de cet article: Une reprise solide se confirme dans la zone euro. Et ensuite, il faut bien analyser son contenu (en chiffres) pour se rendre compte que la reprise économique – s’il y a reprise – est… plutôt faible!

En complément, j’explique ici comment une erreur d’estimation du taux d’inflation officiel peut fausser le calcul de la croissance économique (PIB).

 

Oui, mais la bourse continue de monter!

Et il y a les bourses qui donnent l’impression que tout va bien grâce, à l’intervention des gouvernements et des banques centrales qui y investissent des sommes colossales… afin de stimuler artificiellement l’économie.

 

Bref, nous sommes toujours en crise financière et les causes de la crise financière de 2008 n’est toujours pas réglée.

En fait, elle s’est même aggravée!

 

Toujours en crise?  Et nous les investisseurs…

Et si nous sommes toujours en crise financière, qu’est-ce que cela veut dire pour nous les investisseurs?

En général, lors d’une crise financière et en attendant que l’économie reprenne son rythme normal, les investisseurs se réfugient dans les obligations.

Mais que faire lorsque les taux de rendement des obligations d’état sont si bas?

 

Les bas taux d’intérêt

Le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne du gouvernement fédéral canadien a baissé de 75 % depuis 2008!

Il est facile d’imaginer l’impact sur le rendement des investissements des épargnants!

Quand 70 % des titres à revenu des obligations du monde sont inférieurs à 1 % et que 30 % rapportent des taux négatifs, c’est clair que l’investisseur paie pour investir!

Les retraités sont donc dans une position difficile. Car en générant beaucoup moins de revenus de retraite que planifié, ils sont forcés de réduire leurs dépenses. Et cela affecte la croissance!

Aussi, si les bas taux d’intérêt se poursuivaient encore quelques années, qu’arriverait-il des revenus de pension garantis par l’état, de la capitalisation des fonds de pension privés et des fonds réservés aux réclamations futures des assureurs?

Les fonds manqueraient.

En fait, ils manquent déjà…

Plusieurs fonds de pension privés et publics sont sous-capitalisés de 40%!

 

Comment investir en 2018, 2019 et 2020?

Les taux d’intérêt ont baissé lentement mais sûrement depuis 35 ans.

En conséquence, la valeur marchande des titres obligataires a augmenté. (Car les titres à plus haut taux d’intérêt ont plus de valeur que ceux à bas taux d’intérêt.)

Mais maintenant que les rendements sont tout près de 0%, devrions-nous continuer à acquérir des titres obligataires?

Pouvons-nous clairement assumer que la baisse des taux d’intérêt soit pratiquement terminée?

Si oui, à quel rythme remonteront les taux d’intérêt?

Et quelle sera la conséquence sur l’économie?

 

Baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie?

Le danger actuel c’est qu’on ne peut pas continuer à baisser les taux d’intérêt, certains titres obligataires sont déjà en territoire négatif!

Les retraités

Les gens à la retraite sont déjà dans une mauvaise situation financière. leur pouvoir d’achat ne cesse de baisser.

 

Les trentenaires

Ce sont par contre les trentenaires qui veulent investir et emprunter pour acheter une maison qui pourraient en profiter…

Mais ont-ils vraiment accès au crédit?

Les banques commerciales sont restées prudentes et prennent encore très peu de risque…

 

Les entrepreneurs

Les gens d’affaires constatent que les perspectives de croissance sont moindres que par les années passées.

Et ils investissent donc moins qu’auparavant.

Le résultat est que la croissance économique ne se manifeste pas encore!

 

Le vrai taux d’inflation

De plus, nos dépenses personnelles subissent une hausse annuelle qui diffère grandement des chiffres d’inflation officiels. Et nos revenus n’augmentent pas au même rythme!

Avez-vous remarqué que votre coût de vie est différent de l’indice des prix à l’inflation (IPC), le taux d’inflation officiel de votre gouvernement?

C’est là une autre raison qui fait que nous consommons moins qu’auparavant.

L’inflation appauvrie les épargnants un peu plus chaque jour.

D’où la nécessité de détenir des biens et des investissements qui vous protègeront de l’inflation.

 

Le vent a tourné : les banques centrales ont perdu la confiance des investisseurs!

 

Il ne faut ni croire nos politiciens ni la FED ni la BCE!

 

Les QE cumulés des banques centrales depuis 2008 - Est-on toujours en crise financière?Les banques centrales ont beaucoup investi pour sauver le système bancaire depuis la crise de 2008. Mais la façon dont elle a procédé ne visait pas nécessairement — ou principalement! — la reprise de l’économie.

Et de leur côté, les marchés financiers ont accordé le bénéfice du doute aux banques centrales.

 

En attendant la reprise, les investisseurs, eux…

Les investisseurs, eux, espéraient que la nouvelle politique monétaire de leurs pays allait vraiment aider l’économie et, surtout, qu’elle parvienne à résoudre les difficultés des banques. Et réactive l’économie.

Mais dix ans se sont écoulés depuis 2008. Et les banques sont encore fragilisées, en fait, elles le sont même plus qu’en 2008.

Les résultats économiques positifs des programmes de relance se font attendre depuis dix longues années déjà.

En fait, la situation qui s‘était pourtant légèrement améliorée aux États-Unis, suite au premier QE (aide quantitative), au second QE et au troisième QE; pourrait empirer de nouveau s’il y avait un autre coup dur porté à la stabilité du système financier.

Et cela nécessiterait un quatrième QE…

Si bien que maintenant, ce qui se produit c’est que les marchés financiers et les gros investisseurs se demandent :

  • Combien de QEs seront nécessaires pour finalement relancer l’économie?
  • Combien d’argent devra encore être imprimé par les banques centrales?
  • Et comment l’économie pourra-t-elle repartir si la consommation n’est pas au rendez-vous?

bilan des banques centrales - Est-on toujours en crise financière?Il est clair qu’il faudra faire davantage et différemment pour obtenir un meilleur résultat.

Plusieurs se demandent pourquoi les banques centrales s’entêtent à faire encore plus de ce qui n’a pas marché?!

C’est pourtant ce que continuent de faire des pays comme le Japon, les États-Unis et l’Europe!

Sans résultats. On est encore et toujours en crise financière!

 

La solution parfaite pour se protéger à de la crise financière n’existe pas. Et surtout elle est propre à chaque investisseur.

Mais ce qui est sûr, c’est que ne pas se protéger n’est pas une option!

 

Un peu d’or pour protéger son portefeuille boursier?

Si vous décidiez de rester partiellement ou pleinement investi en bourse, investir dans l’or et dans les bonnes minières pourrait stabiliser et améliorer le rendement de votre portefeuille au cours des prochaines années.

Le secteur des minières, en début de cycle haussier!

Le prix de l’or a terminé son cycle baissier en janvier 2016.

Depuis, des mouvements de hausse et de baisse se sont succédé… Mais au net, on assiste depuis 2016 à une hausse qui confirme le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Le début de ce cycle haussier sera très profitable pour ceux qui sauront comment investir dans les bons titres miniers!

Soyez libre de télécharger mon guide gratuit « Comment investir dans les minières en début de cycle minier ».

Diversifier ses investissements dans le secteur minier sera un des meilleurs moyens de se protéger de la crise financière et de diversifier ses investissements à la bourse d’ici 2020.

 

Pourquoi allouer une portion de son portefeuille aux minières en 2018?

L’attrait le plus important d’investir dans les meilleures sociétés minières – c’est l’effet de levier positif de la valeur des minières sur le prix de l’or d’un cycle haussier. (Mais comme vous l’avez sans doute remarqué, cet effet est super négatif lors d’un cycle baissier!)

En effet, les sociétés minières possèdent des années de réserves dont la valeur est affectée par la variation du prix des métaux qu’elles produisent.

Le ETF GDXJ de 2011 à 2017
Le ETF GDXJ de 2011 à 2017

 

Malgré une faible hausse du prix de l’or depuis le début de 2016, vous avez sans doute déjà remarqué l’effet positif multiplicateur sur la valeur des minières.

Aussi, lorsque l’or reprendra fortement sa course pour atteindre de nouveaux records, les minières prendront rapidement beaucoup de valeur!

Serez-vous là pour en profiter?

Rappelez-vous:

Nous sommes toujours en crise financière!

Bonne semaine!

Marc Blais, auteur et coach financier

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Les gourous et la bourse en 2018

Les gourous et la bourse en 2018-2019 ?

Les gourous financiers, c’est nous qui les créons. Dans la réalité, ça n’existe pas!

Je lis sur l’économie et les finances personnelles depuis plus de 35 ans et je n’ai pas encore trouvé un seul gourou financier!

Mais – tout comme vous! – je continue à chercher…!

Bien sûr, il y a des gens qui ont une bonne moyenne au bâton.

Et il y a de bons prévisionnistes ont un genre de sixième sens, un pif pour sentir les grands mouvements à venir.  Mais ils se trompent tout de même régulièrement.

Presque 50% du temps en fait!

Alors, la boule de cristal, il vaut mieux ne pas trop s’y fier!

 

« Aujourd’hui, c’est différent! »

La bourse atteint des niveaux records et les ratios cours/bénéfices ne cessent d’augmenter…

 

la bourse en 2017 - ratio cours bénéfice
http://www.multpl.com/shiller-pe/

 

Aussi, et pour plusieurs raisons que vous pourrez lire ici; que la bourse pourrait plutôt baisser que monter en 2018 et 2019.

Vous voyez, je vous fais une prévision! (Et je vais sans doute me tromper!)

Aujourd’hui c’est différent, entendrez-vous de plus en plus autour de vous, car il y a les arguments des optimistes (les Bulls). Aujourd’hui, disent-ils:

  • Il existe de meilleurs contrôles du système financier et les mécanismes de règlementation ont été nettement améliorés depuis la crise de 2008-2009.
  • Les investisseurs sont maintenant plus expérimentés, donc plus stables émotivement.
  • L’économie a changé, s’est diversifiée.
  • Et surtout, les taux d’intérêt sont très bas (l’investisseur n’a pas d’autres choix que la bouse s’il veut un bon rendement).

Pourtant, on disait tout cela il y a 10 ans, il y a 20 ans …

Et les corrections et les krachs boursiers se sont produits régulièrement depuis… toujours.

Jetez un coup d’oeil sur cette liste des crises monétaires et financières depuis 1637.

Vous verrez qu’il n’y manque pas d’actions (sans jeu de mots!). Et vous remarquez aussi qu’il y a une crise tous les cinq ans, environ!

Avant de prendre panique, il faut savoir reconnaitre que dans tous les marchés, certaines sociétés et certains secteurs demeurent sous-évalués.

Par exemple, avez-vous remarqué le secteur minier? Avez-vous pensé investir dans les sociétés minières?

 

Le marché boursier a besoin de vacances!

En définitive, la bourse nous ressemble beaucoup, nous les humains. Le marché boursier est quelques fois agressif, émotif et aussi, souvent irrationnel!

Le marché boursier nous représente bien, car autant les petits que les grands investisseurs, nous sommes tous humains.

D’une part, nous ressentons la peur…

En revanche, nous avons soif de gains, soif de réussir. Et nous sommes aussi compétitifs et audacieux. Quelques fois, trop!

En somme, ce sont toutes ces émotions qui composent le CAC40, le TSX, le DOW, le S&P 500.

Et enfin, tout comme nous, les bourses ont besoin de vacances!

Annuelles? Aux trois ans?

Ça dépend!

La question est de savoir si elles iront-elles en vacances en 2018 ou en 2019?

 

Un aperçu du passé pour prévoir les crises boursières

(Au moins, le passé, c’est du connu!)

Vous avez ici la liste de toutes les crises financières et krachs boursiers en France et dans le monde depuis 1929.

Désormais, vous ne pourrez plus dire que ça n’arrive jamais ou très rarement !

En outre, sachant qu’en moyenne les baisses boursières sont d’environ 30%, vous vous devez d’y réfléchir!

Réfléchir à quoi?

Bien, réfléchir à votre tolérance à la volatilité.

Chaque personne est différente. En matière d’investissement, vous ne pouvez donc pas simplement imiter votre beau-frère ou votre patron !

 

À court terme, l’émotion dirige la tendance boursière

Malgré les apparences de rigueur et d’analyse rationnelle des différents intervenants du marché boursier, les mouvements boursiers sont grandement influencés par l’émotion!

Vous voulez un exemple?

Supposons qu’un milliardaire comme Warren Buffet ou Bill Gates se réveille un beau matin et déclare que: la bourse va s’écraser en 2018!

Que faites-vous?

Plusieurs ne réfléchiront pas (ou presque pas!) et vendront d’un coup tous leurs titres boursiers!

D’autres croiront un autre gourou financier qui prétendra tout à fait le contraire. Et dans une sortie très convaincante, ce gourou pourrait même ajouter: la bourse va doubler d’ici 3 ans!

Vous voyez le lien entre les gourous et la bourse?

Comprenez-vous que c’est tout ce lot d’émotions qui affectent les marchés boursiers? Et ce, toutes les minutes, toutes les heures et tous les jours…

Et vous, pourrez-vous y résister et garder le cap?

 

Que fera la bourse en 2018 et 2019?

Que vous me posiez la question aujourd’hui, dans un an ou dans 10 ans, ma réponse ne changera pas!

Je n’en sais rien et personne ne le sait!

Et c’est la seule réponse sensée.

Personne ne peut prévoir l’avenir avec certitude.

Sinon, ça se saurait!

C’est comme ça, cela a toujours été et ce le sera toujours: les gourous et la bourse, il vaut mieux oublier ça !

 

À long terme, la croissance dirige la tendance boursière

Y a-t-il (selon vous) une réelle croissance économique?

C’est la question, car sans croissance, la bourse n’aurait aucune raison de prendre de la valeur!

Et ne posez pas la question à votre beau frère! Il ne le sait pas…

Observez.

Observez autour de vous…

Que voyez-vous? Y a-t-il des fermetures de magasins? Sont-ils remplacés par des magasins moins luxueux? Y a-t-il création d’emplois, je veux dire une création de vrais emplois avec de bonnes conditions de salaire?

Remarquez vos habitudes de consommation. Avez-vous réduit vos dépenses récemment? Si oui, peut-être que vous n’êtes pas le seul…

Sortez-vous dans les mêmes restos qu’il y a deux ou cinq ans?

Et vos amis, dépensent-ils plus ou moins qu’avant, en général?

Y a-t-il – selon vous, pas selon Statistiques Canada ou selon la BCE! – une croissance modérée de l’économie ou pas de croissance du tout (c’est-à-dire une récession)?

Techniquement, répondre à cette question nécessiterait un grand débat technique impliquant plusieurs excellents économistes. Et la conclusion serait sans doute mitigée et composée de réponses très variées comme:

  •  Cela dépend de…,
  • Il se pourrait…,
  • Si toutefois…

Mais ce qui est important, c’est ce que vous, vous en pensez! Car c’est votre argent que vous investissez!!

 

Si vous vous posez la question « que va-t-il se passer avec la bourse ? », vous ne devriez pas investir en bourse!

La bourse c’est pour les investisseurs avertis!

Avertis de quoi?

Averti que les marchés boursiers varient constamment, positivement et négativement.

Et quelques fois, les variations (on emploie souvent le mot volatilité pour ne pas vous faire peur!) se produisent très rapidement et très radicalement!

En fait, la vraie question c’est:

Pourriez-vous bien dormir cette nuit sachant que votre portefeuille de titres boursiers (la partie de votre patrimoine composée d’actions) pourrait perdre 30% de sa valeur (il s’agirait d’un krach) en une semaine?

Si votre réponse est oui, alors ça va! Vous êtes donc fait pour investir une partie importante (de 30% à 70%) de votre patrimoine (de vos avoirs) dans des titres boursiers et des FNB qui calquent le rendement des grands marchés boursiers internationaux comme le CAC40, le TSX, le S&P500 et le Dow.

Sinon?

Si votre réponse est non, c’est que vous n’êtes pas au bon endroit du tout! Réévaluez tout de suite votre stratégie de placement!

Et surtout soyez honnête, car comme je le mentionne dans mon livre Le guide de l’investisseur intelligent, il n’est pas facile de s’avouer franchement sa vulnérabilité aux corrections boursières. Surtout si vous êtes un homme!

En effet, les hommes ont généralement ce défaut de ne pas répondre franchement aux tests de tolérance à la volatilité. Alors que ces tests fonctionnent plutôt bien chez les femmes.

Pour imager un peu; je dirais qu’investir à la bourse sans avoir la tolérance à la volatilité requise, c’est comme si un végétarien affamé entrait dans une boucherie…

 

« Que va-t-il se passer avec la bourse ? » n’est pas la bonne question !

La bonne question c’est: s’il y avait une baisse importante de valeur à la bourse, sauriez-vous tenir le coup?

Pensez-y!

Personnellement, j’aime bien cette réflexion de Peter Lynch, il est d’ailleurs un des meilleurs gestionnaires de tous les temps:

Il y aura des récessions et des chutes à la Bourse. Si vous ne comprenez pas cette réalité, alors vous n’êtes pas prêt, vous ne réussirez pas sur les marchés.

Si vous êtes de ceux qui aiment connaitre l’avenir, vous n’êtes vraiment pas le seul! Mais vous voyez bien que ce n’est pas possible.

Tout ce que vous pouvez faire, par contre, c’est de vous préparer au pire.

Avant de vous laisser réviser vos stratégies, je vous offre une piste de réflexion complémentaire. Lisez ceci si vous croyez vraiment que la bourse c’est toujours le plus rentable des investissements.

Marc Blais, auteur et conférencier international

Votre coach financier
Cliquez ici pour recevoir gratuitement mon ebook sur l’investissement minier.

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Évitez le piège des bas taux d’intérêt!

Les bas taux d’intérêt sur les placements à revenu fixe n’affectent pas seulement le petit investisseur. Mais, toute l’industrie financière! Le secteur bancaire, les assurances-vie et les fonds de pension ne sont pas épargnés!

En plus, cela se produit partout dans le monde. Et en même temps!

Selon le gouverneur de la Banque du Canada:

Des facteurs qui limitent la vitesse maximale à laquelle une économie peut tourner – en particulier le vieillissement de la population active – tirent les taux d’intérêt vers le bas dans beaucoup de pays.

 

L’impact des bas taux d’intérêt sur les retraités

L’impact des bas taux d’intérêt est majeur pour les pensionnés!

À tel point que cela va bientôt sérieusement affecter le niveau de vie des retraités, qu’ils possèdent un régime de pension public ou privé!

En effet, les bas taux d’intérêt ont un effet pervers pour les assureurs-vie qui promettent des rendements futurs, soit dans leurs produits de rente ou leurs produits d’assurance-vie.

Imaginez les conséquences directes des bas taux d’intérêt – à moyen et long terme – sur les rendements réels des rentes des assureurs et sur les fonds de pension privés et publics qui doivent obligatoirement investir dans des titres à revenu fixe de haute qualité! Comment ces fonds vont-ils faire pour respecter leurs engagements contractuels?

En somme, l’impact des bas taux d’intérêt sur les fonds de retraite est ÉNORME!

Les assureurs qui garantissent actuellement un rendement de 3% ne pourront bientôt plus payer une rente à long terme en gagnant aussi peu que 1% de rendement annuellement.

Mais comment cela affecte-t-il notre stratégie d’investissement, nous, simples investisseurs?

 

Le risque des bas taux d’intérêt sur vos investissements

Aussi, l’investisseur de 10,000 (Euros ou $) ne se satisfait plus d’un rendement médiocre (mais garanti) de 1% sur les titres obligataires des gouvernements ou de sociétés.

Alors que dans un passé pas si lointain, il était facilement possible de générer un beau 6% de rendement, sans risque, les choses ont changé!

https://data.oecd.org/chart/4yIy

Une des conséquences des bas taux d’intérêt est que l’investisseur se tourne maintenant de plus en plus vers le secteur immobilier, l’investissement dans les plus petites entreprises et vers les cryptomonnaies.

Notre but comme investisseur est tout simplement de générer de meilleurs rendements.

Mais à quel prix?  Qu’en est-il du risque?

 

Le bas bas taux d’intérêt font prendre plus de risque à l’investisseur

faibles taux de rendement- risque financier

Selon le Wall Street Journal, en 1995, l’investisseur qui aurait investi 100% en obligation d’état (sans prendre aucun risque financier) aurait touché 7,5% de rendement!

En 2005, 52% de la répartition d’actif était destinée aux titres à revenu fixe garantis. Alors qu’en 2015, cette tranche du portefeuille moyen s’est réduite drastiquement à 12% seulement! Et cette tendance à la baisse se poursuit…

De plus, remarquez comment la composition du portefeuille type s’est complexifiée en 20 ans.

Les composantes risquées du portefeuille moyen de l’investisseur prennent de plus en plus d’importance en raison des faibles taux d’intérêt.

En conséquence, les fonds de pension qui le peuvent légalement,  ont été forcés de prendre beaucoup plus de risque.

En fin de compte, en 2015, les obligations ne représentaient que 13% du portefeuille, l’immobilier pesait 13% et les actions, 75%!

De plus, on voit que les actions de sociétés privées bénéficient aussi d’un fort soutien d’acheteurs américains avec 12% du portefeuille. (Il y a de quoi motiver plusieurs entrepreneurs qui avaient peu accès à ce marché pour se financer, il y a 10 ans!)

En conséquence, c’est clair que la tendance actuelle est de prendre de plus en plus de risque! Les investisseurs cherchent simplement à compenser les faibles taux de rendement des placements considérés surs. Et ils remplacent leurs titres à revenus garantis des banques et les obligations d’état par des placements plus risqués.

 

Les bas taux d’intérêt… augmenteront un jour!

Tout ce qui baisse remonte!

Plusieurs banques centrales ont déjà annoncé leur intention d’augmenter graduellement les taux d’intérêt au cours des prochaines années. Ils maintiennent que la reprise économique est solide. C’est une opinion que je ne partage pas!

En fait, je doute que la remontée soit rapide en raison de la fragilité de l’économie. Car, selon moi, il n’y a pas de croissance réelle de l’économie!

Quoi qu’il en soit, un jour ou l’autre, les taux remonteront… Et ce sera aux dépens de la rentabilité des entreprises. Conséquemment, les marchés boursiers s’en ressentiront sérieusement.

Aussi, en maintenant les taux d’intérêt bas (les taux obligataires sont même négatifs dans certains pays), les décideurs des principales banques centrales ont poussé les capitaux vers des marchés qui n’étaient pas naturels pour plusieurs investisseurs institutionnels et privés.

Cela a créé des distorsions et changé la stratégie d’investissement de plusieurs d’entre nous. Et cela a provoqué les bulles boursières et immobilières que l’on connait pratiquement partout dans le monde. Et en même temps!

Bref, la question n’est ni de savoir quand ni comment ce long cycle boursier et cette bulle immobilière se termineront. Ce qui est primordial pour votre avenir financier, c’est plutôt d’éviter ce piège des bas taux d’intérêt, créé par la stratégie de relance de l’économie de nos gouvernements.

Malheureusement, cela se terminera très mal pour plusieurs investisseurs qui auront trop investi dans des actifs risqués!

Aussi, il faut éviter le piège de tenter de déterminer quand le prochain krach boursier se produira. Car, s’il y a une certitude, c’est qu’aucun gourou financier ne peut vous aider!

Pensez plutôt à vous protéger le plus possible.

Et surtout, soyez prêts au pire, car la crise de 2008 n’est pas terminée!

Marc Blais

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La crise financière de 2008 n’est pas finie!

C’est difficile à croire pour certains, mais la crise financière de 2008 n’est pas terminée.

Il y a plusieurs aspects à la crise comme les taux d’inflation et de chômage réels. Mais ici, je traiterai en particulier de l’importance de protéger votre patrimoine en temps de crise.

Et surtout, je regarderai avec vous de ce que cela veut dire pour vos investissements.

Mon but est de vous aider à y voir plus clair… Et à orienter vos investissements vers des classes d’actif moins risquées que le marché boursier et les obligations d’états. Ces deux catégories d’actif sont devenues beaucoup trop chères en général.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent à gagner pour un investisseur intelligent axé sur la valeur!

Mais parlons d’abord de cette crise financière!

 

La crise financière de 2008 ne serait pas encore terminée? 

Je me demande bien pourquoi il est si difficile d’accepter que la crise financière de 2008 et 2009 ne soit pas encore terminée…

Je comprends que l’être humain a à la fois une capacité et une volonté d’extrapoler son présent pour se sentir en sécurité. C’est inné; on fait tous cela dans la réalité de tous les jours pour nous aider à mieux dormir, surtout après avoir écouté le bulletin de nouvelles!

Mais quand il est question de nos investissements, ne devrions-nous pas cesser de faire l’autruche et voir les conséquences de cette foutu crise financière en face?

Nous aimons vivre comme si ce que nous vivions présentement représentait la normalité. Et de là, nous nous projetons dans l’avenir comme si rien ne changera. Nous espérons que notre stabilité apparente d’aujourd’hui se poursuivre…

Pourtant, les chiffres me montrent clairement que l’on s’en va droit vers une autre crise, pire que celle de 2008!

 

Il y a beaucoup trop de dettes

Dans son livre En bourse, investissez dans la valeur, Jean-Marie Eveillard précise que:

Une majorité d’investisseurs semble aujourd’hui penser que la crise financière est derrière nous, que l’économie US est de retour à la « normale », et à vrai dire que la « vitesse d’évasion » de l’économie triomphera un jour ou l’autre. Autrement dit un taux de croissance de 3% est juste au coin de la rue. Là encore, c’est possible bien qu’à mon avis ce soit improbable. Il y a trop de dettes partout, dont il aurait fallu qu’une partie ait été amortie ou effacée mais cela n’a pas été le cas. Si trop de dettes a été la raison majeure de la crise financière, et cela ne fait pas de doute, comment plus de dettes encore pourrait représenter la solution?

Et la dette de l’état s’est accumulée, la dette des ménages est pratiquement inchangée. Et les entreprises conservent leur cash, mais essentiellement à l’étranger (pour éviter les impôts) et ont récemment émis des tonnes de dettes afin de financer leurs rachats d’actions…

 

La valeur de nos monnaies?

crise financière - valeur monnaie

L’an dernier, j’étais invité comme conférencier au Mining & Investment Latin America Summit pour donner un séminaire sur l’investissement dans les mines et métaux.

Parmi les conférenciers, il y a avait Egon von Greyerz, un conseiller en investissement basé à Zurich en Suisse qui prône l’investissement en or physique comme moyen de se prémunir de la crise et de la dévaluation des monnaies

C’est toujours intéressant de côtoyer des gens qui en savent plus que nous sur au moins un aspect de son métier.

J’ai saisi cette occasion pour discuter de différents sujets reliés à la crise financière et à l’économie mondiale. Et nous avons discuté du risque actuel des principales monnaies utilisées sur la planète; soit le dollar américain, le yen japonais, le yuan chinois et l’euro.

M.Greyerz est un des plus grands spécialistes de l’or et il est aussi très critique de l’action des banques centrales.

Aussi, sa conclusion rejoint la mienne: il n’existe plus une seule monnaie avec une vraie valeur intrinsèque en 2017! C’est-à-dire qu’aujourd’hui en 2017, aucune des grandes monnaies mondiales n’est supportée financièrement par un actif solide. Comme l’or physique.

 

Le papier-monnaie, une question de confiance?

Nos monnaies officielles sont très partiellement supportées par rien d’autres que des monnaies tout aussi faibles que la nôtre!

Et, occasionnellement, par un tout petit peu d’or (un maximum de 10% à 15%). Car il faut bien le dire, c’est le principe des monnaies fiduciaires qui régit les monnaies de nos jours. ce qui suppose la… confiance!

Ceux qui ont connu ce qui se produit lorsque la confiance envers une monnaie disparaît savent très bien ce qui arrivera le jour où un imprévu (black swan) viendra rompre cette confiance!

Et ce qui pourrait bien se (re)produire, c’est une crise de panique financière mondiale qui rompra drastiquement avec nos certitudes actuelles envers le système financier et bancaire!

Que feront les investisseurs lors de la prochaine crise de confiance?

Vous et moi chercherons rapidement à s’abriter derrière quelque chose de sûr. N’est-ce pas?

Ce sera évidemment la course vers des actifs tangibles. Comme les terrains, l’or et l’argent physique, les oeuvres d’art de qualité et l’immobilier.

Et la bourse?

Et les obligations d’état?

Il vaudrait mieux ne pas y penser… à moins d’avoir les liquidités pour profiter d’une correction importante et acheter de très bonnes valeurs dépréciées, comme le fait si bien Warren Buffet!

 

Et l’hyperinflation?

L’hyperinflation est une forme particulière d’inflation qui se manifeste par une hausse extrêmement rapide des prix qui tend à éroder la valeur réelle de la monnaie d’un pays.

Les investisseurs ont alors tendance à fuir leur monnaie. C’est-à-dire que le contrat de confiance est rompu! Entraînant alors une forte volonté de tout vendre pour se réfugier, une accélération des transactions financières vers des devises ou des valeurs fortes et stables.

Et la spéculation s’accentue alors qu’il y a augmentation exponentielle du niveau général des prix et du coût de la vie conduisant en général à d’importantes réformes structurelles.

Et, dans ce scénario, l’or prendra beaucoup de valeur…

 

Mais nous n’avons que très peu d’inflation!

L’inflation détruit déjà votre patrimoine de façon hypocrite à moins que la majorité de vos actifs ne vous protègent déjà.

Vous me direz:

– « Mais Marc, de quoi parles-tu? Il n’y a pas vraiment d’inflation… Les taux d’inflation officiels au Canada, en Europe et aux Etats-Unis sont d’environ 1%! De quoi as-tu peur au juste? »

J’ai récemment discuté des taux d’inflation réels et officiels de nos économies avec plusieurs économistes et conseillers financiers. Certains sont conseillers en placement, économistes, MBA, comptables, etc.

Et vous savez quoi? Ils m’ont tous avoué ne pas croire une minute les taux d’inflation officiels publiés par nos gouvernements!

Le paradoxe, c’est que la plupart des analystes financiers continuent d’utiliser le taux d’inflation officiel pour expliquer l’avenir de notre économie!!

Je me demande bien comment les économistes font pour ne pas se tromper sur des prévisions de croissance économique s’ils se trompent sur les données économiques actuelles!

Ce tableau qui vient d’un article de Egon von Greyerz résume très bien à la fois la dévaluation des principales monnaies mondiales et le taux d’inflation réel.


crise financiere- Or versus les autres devises 1900+

Grâce à ce tableau, vous comprendrez que l’inflation existe déjà!

L’inflation est réelle! Elle se manifeste et est créée par la dévaluation des monnaies-papier.

Il faut savoir que toutes les monnaies-papier du monde ont graduellement été déconnectées de l’étalon-or au cours des dernières décennies!

L’inflation vous appauvrit chaque jour un peu plus et elle continuera de vous appauvrir si vous ne détenez pas des actifs solides qui vous protègent de l’inflation!

 

Protégez-vous de la prochaine crise financière!

crise financière - patrimoineDans les articles de ce blogue, j’insiste sur l’importance de choisir d’investir un certain pourcentage (5-10%) de son patrimoine total en or physique.  

Le but est simplement de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux, comme l’explique une des vedettes de l’investissement en francophonie, Jean-marie Eveillard.

Vous aimez les minières et vous êtes plus tolérants que la moyenne des investisseurs à la volatilité? Vous pouvez booster votre rendement en ajoutant un pourcentage additionnel (de 10% à 30%) dans des sociétés minières de qualité! C’est le temps d’en profiter car nous sommes au début d’un nouveau cycle minier haussier!

Ces pourcentages varient évidemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est important de bien vous connaître afin de bien diversifier vos actifs en temps de crise. Car le plus important c’est de bien sécuriser votre patrimoine en vue de la prochaine manifestation de la crise.

Est-ce que vous protégez votre maison en cas d’incendie et de vol en couvrant ce risque grâce à une police d’assurance? Alors pourquoi ne feriez-vous pas de même pour vous protéger du risque de crise financière?

Franchement, serait-il logique de ne pas sécuriser vos avoirs, si durement gagnés?

Nouveau: vous pouvez me consulter pour un coaching entièrement privé.

Le prix de l’or en $CAN n’a baissé que de 5% entre 2011 et 2015

Saviez-vous que – malgré le cycle minier baissier –  le prix de l’or libellé en $CAN n’a que très peu baissé entre 2011 et 2015? Pourtant le prix de l’or en $US a baissé de 31% au cours de la même période!

Cela prouve simplement que de mesurer la valeur de l’or en $US est une méthode erronée qui fausse de beaucoup la réalité du prix de l’or.

crise financière-l'or en $ canadien 2016

 

Pensez maintenant à ce que cela veut dire quand à la vraie valeur de l’or comme monnaie.

Si vous comparez l’or aux autres formes de papier-monnaie dans le monde, vous verrez que: 

Au fil des années, toutes les monnaies officielles du monde entier se sont dépréciées face à l’or!

Investir dans l’or et les sociétés minières 

Le marché des minières est intrinsèquement lié au prix des métaux sous-jacents et particulièrement au prix de l’or. Le prix de l’or agit souvent comme driver pour les autres métaux du secteur minier.

Le marché des minières a repris sa course vers le haut après un long recul de cinq ans, entre 2011 et 2015. On se situe encore au début d’un cycle haussier et j’aimerais vous aider à en profiter.

Ce sera une mine d’opportunité pour ceux qui – comme moi – veulent acquérir des titres miniers de grande qualité à rabais!

 

Dix ans après la crise financière de 2008, qu’est-ce que l’avenir nous réserve?

À moyen et à long terme, ceux qui croient que les bases de l’économie devront bientôt être repensées ne sont pas loin de la vérité.

C’est clair que de nouvelles structures économiques et financières devront être mises en place pour remplacer les anciennes. Mais le système financier est encore très fragile presque dix ans après la crise financière de 2008.

Et les réformes qui viendront devront inclure le renforcement de la valeur de nos monnaies grâce de l’or physique. Car il n’y a pas vraiment d’autres solutions pratiques et efficaces qui aient fait leurs preuves!

De plus, quelle sera la conséquence de tous ces importants changements?

Des fortunes seront perdues. Tandis que d’autres seront construites. Et on assistera probablement à un important transfert de richesse entre les individus et les différents pays et continents.

livre Le guide de l'investisseur intelligentCes changements sont en préparation car plusieurs décideurs sont déjà conscients du problème.

L’important pour nous, les investisseurs intelligents, c’est d’être prêt à tous ces changements. Et d’éviter le désastre!

Soyez prêts!

Marc

Cet article a été mis à jour en Août 2017.

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Les obligations à taux négatifs, ça va mal finir!

L’économie mondiale, c’est 13T$ d’obligations à taux négatif 

La question que l’on me pose: comment investir intelligemment quand les taux obligataires sont négatifs?

Bonne question!

On commence à se demander où l’économie s’en va…

En fait, les gouvernements avancent clairement en terrain inconnu. On est n’est jamais allé aussi loin dans la pratique pour tester les théories économiques actuelles sur le terrain.

Il faut se rappeler que depuis que la Suisse a émise une première fois des obligations d’états à taux négatifs, en avril 2015, plusieurs autres pays ont suivi dont l’Allemagne, les États-Unis, la France et le Japon.

Et malgré l’annonce d’un hausse récente des taux aux USA, les taux des emprunts obligataires n’a pas vraiment bougé…

Investir à taux négatif veut dire que vous devez payer pour prêter votre argent!

C’est incroyable à écrire mais on retrouve aujourd’hui pas moins de 13T$ de titres obligataires à taux négatifs. En chiffre, ça donne ceci: 13,000,000,000,000$. (Je préfère les chiffres car je sais que l’humain a de la difficulté à visualiser une somme pareille!) 

Si vous avez encore de la difficulté à visualiser cet énorme chiffre, dites vous que 13T$, c’est la moitié de la dette que les américains ont accumulé depuis le tout début de leur histoire, il y a plus de 200 ans!

 

Les obligations à taux négatif sont-elles nécessaires?

Le but des banques centrales est de:

  1. Convaincre l’investisseur d’investir dans l’économie réelle. (Pourtant ni les banques ni les gouvernements ne l’ont fait de façon substantielle depuis la crise de 2008).
  2. Faire augmenter l’inflation car ils jugent que plus d’inflation est nécessaire à la croissance économique. (Pourtant, je trouve que je paie assez cher mon épicerie et le reste. Pas vous?)
  3. Alléger la charge d’intérêt des gouvernements sur leurs obligations. (Ils en ont bien besoin car les déficits annuels demeurent élevés en dépit des bas taux d’intérêt).

Mais on ressent toujours l’impact de la crise financière de 2008 et la croissance est restée faible malgré les chiffres officiels.

Et les banques continuent de se fragiliser en dépit de plusieurs mesures des banques centrales.

La confiance est un mot si important en finance! Pourtant, elle s’effrite cette confiance…

Les banques centrales devront-elles encore innover pour inventer une façon de stimuler l’économie, faire augmenter l’inflation, solidifier les banques et réduire le chômage?

Comment feront-elles? En imprimant (encore plus) de l’argent… qu’elles n’ont pas?

 

Le problème des bas taux d’intérêt 

obligations à taux négatifÀ première vue, les bas taux sur les emprunts d’états aident à réduire le déficit, donc cela devrait être bon pour l’économie réelle.

Mais pour nous investisseurs, c’est mauvais!

Et l’investisseur Bill Gross, le roi du marché obligataire mondial, est du même avis que moi car il a annoncé en 2016 qu’il prenait un congé temporaire du marché obligataire.

Dites vous bien que quand le roi du marché obligataire se retire, c’est qu’il a de bonnes raisons de le faire!

Selon Bill Gross, le faible niveau des taux d’intérêt – même aux Etats-Unis où les taux sont sont encore positifs – fait courir un risque aux investisseurs!

Gross attend sans doute de voir la suite des événements avant de revenir au marché obligataire.

 

L’avenir du marché obligataire selon Bill Gross

Selon Bill Gross;

Le remède actuel à la crise de la dette, à savoir plus de dette, ne peut se terminer que dans les pleurs. Les politiques d’assouplissement quantitatif et leur corollaire actuel, des taux d’intérêt négatifs sur certaines maturités de certains emprunts d’Etat, conduisent à des bulles sur la plupart des actifs.

Le propre des bulles étant qu’elles finissent toujours pas exploser, Gross nous confie son inquiétude. Et nous invite à la partager : « I have unrest, increasingly a great unrest. You should as well. »

Selon lui, les gérants et les investisseurs, égarés par 35 années de performances anormalement élevées, doivent diminuer considérablement leurs attentes en matière de rendement dans le futur.

Pour Gross, un ajustement inévitable se prépare, tant sur les obligations que sur les actions.

 

Parions qu’il est (lui aussi) au courant de la difficulté majeure à laquelle font face nos assureurs vie et nos fonds de pension. Ceux-ci tentent par tous les moyens de générer un rendement décent et de faire face à leurs obligations dans un environnement de taux négatifs. Rappelons qu’ils sont souvent contraint, par la loi, d’investir dans des titres à revenu fixe garantis par nos gouvernements.

 

Une épée de Damocles pour les assureurs vie et les fonds de pension

Comment est-ce que les rentes souscrites de sociétés d’assurance vie et les pensions à revenus garanties contractées alors que les taux de rendement prévus étaient de 6% vont-elles être versées aux nombreux détenteurs alors que les taux de rendement obtenus seront négatifs?

Chaque jour qui passe amplifie le problème de ces importantes institutions financières et ce PARTOUT dans le monde.

Ne pensez pas que je parle de pays lointains et sous-développés. Je parle de l’Europe, de l’Amérique du Nord et du Japon. Les plus grandes économies du monde!

Imaginez qu’il y aura donc des répercussions partout, que vous soyez européen ou américain.

Protégez votre patrimoine !

Bonne semaine à vous!

Marc

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La fragilité des banques persiste!

Il faut vraiment creuser pour connaitre la réalité sur la fragilité des banques! Dans cet article, j’ai tenté d’évaluer l’impact possible d’une seconde phase de la crise financière initiée par la faillite de Lehman Brothers il y a plus de dix ans.

Une de mes sources favorites est de lire les publications (généralement assez complexes, je l’avoue) du Fonds Monétaire International (FMI).

Aussi, si vous n’êtes pas encore au fait de la fragilité des banques, cette publication du FMI sur la fragilité du système bancaire devrait vous faire réfléchir!

Il arrive quelques fois que la peur nous impose de ne pas voir le danger autour de nous… Aussi, le défi c’est d’être assez courageux pour faire face aux faits.

C’est d’ailleurs ce que je tente de faire en lisant et commentant les meilleures sources d’information financières. Vous avez accès gratuitement à mes commentaires ici.

De plus, mes observations sur le terrain lors de mes nombreux voyages en Asie, en Europe et dans les Amériques me donnent plein de signaux à l’effet que la crise financière de 2008 n’est pas terminée!

 

Les banques sont-elles solides selon vous?

Notre information économique est souvent positivement biaisée par nos politiciens en mal d’une réélection.

Et comme la majorité des médias se contentent de relayer l’information économique partielle et soigneusement filtrée par des experts en communication, on n’obtient généralement que des demi-vérités! Lesquelles vérités cachent une réalité économique plus obscure…

Plusieurs seront surpris d’apprendre que l’opinion des organismes internationaux indépendants comme le FMI, l’OCDE et la Banque Mondiale est souvent en contradiction avec celles de la BCE (Banque Centrale européenne) et de la FED (Federal Reserve).

Certains diront que ces organismes sont indépendants des gouvernements. C’est à vous d’en juger. Mais dans les faits, vous verrez que cela importe pour saisir l’état actuel de la fragilité des banques.

Pourquoi la grande majorité des nouvelles financières et économiques sont-elles politisées par nos gouvernements?

C’est que leur principal but est de teinter positivement la réalité afin que l’on demeure optimiste face à notre avenir économique. Car maintenir la confiance des ménages permet de maintenir la consommation.

Et de faciliter la réélection des autorités au pouvoir!

 

 

La fragilité des banques selon le FMI

Le FMI et les autres organismes internationaux pèsent leurs mots lorsqu’il est question des perspectives de l’économie mondiale.

Malgré cela, vous verrez que leur constat est sévère quand ils s’expriment sur la fragilité des banques.

Vous remarquerez aussi que les perspectives économiques du FMI sont souvent très différentes de ce que rapportent les médias.

Lorsque les responsables du FMI s’expriment sur la fragilité des banques, ils utilisent un langage nuancé comme ce qui suit:

Le premier défi à relever est celui des séquelles de la crise dans les pays avancés, notamment dans le secteur bancaire, compte tenu du rôle fondamental qu’il joue dans le financement de l’économie. (1)

ou comme ceci :

La présente édition (avril 2016) du Rapport sur la stabilité financière dans le monde pose la question de savoir si les turbulences observées durant ces derniers mois sont révolues ou si elles constituaient un signal d’alerte nous invitant à agir davantage. Je penche plutôt pour la deuxième explication : il faut faire plus pour assurer la stabilité mondiale. (1)

Je comprends que s’il faut agir davantage, c’est que le problème n’est toujours pas réglé.

Autrement, on n’en parlerait plus!

 

Selon le FMI, 15 % des actifs bancaires sont improductifs et 25 % le sont… peut-être!

La fragilité des banques - Tableau du FMI

 

On parle ici seulement des créances douteuses des pays avancés comme le Canada, l’Europe et les États-Unis.

 

15 % des actifs bancaires sont improductifs

Le FMI utilise le terme contesté pour décrire la probabilité élevée que ces banques ne recouvrent jamais leurs créances.

 

25 % des actifs bancaires sont peut-être improductifs

Le tableau montre qu’il y a aussi 25 % des actifs bancaires des pays avancés qui sont éprouvés!

Que veut dire éprouvé ?

Je n’ai pas trouvé d’explication précise jusqu’à maintenant. Mais si je me fie à mes connaissances comptables, j’en déduis qu’il y a un risque X (difficile à quantifier, mais quand même plutôt matériel) que les banques ne récupèrent pas leur capital investi (prêté).

 

Mais le plus intéressant est le 60 %!

Il n’y aurait que 60 % des actifs des banques (les prêts et investissements) qui seraient adéquats.

Dans la zone euro, les tensions des marchés mettent aussi en évidence des séquelles de longue date. Il est urgent de corriger le niveau élevé des créances improductives en mettant en œuvre une stratégie globale et, à terme, il faudra gérer l’excédent de capacité du système bancaire, à savoir le nombre trop élevé d’établissements. L’Europe doit en outre parachever l’union bancaire et établir un dispositif commun de garantie des dépôts. (1)

En décortiquant cet extrait, on peut en tirer quelques conclusions utiles :

  1. Des séquelles de longue date. Ce qui veut dire qu’elles n’ont pas été réglées depuis la crise de 2009, ces séquelles!
  2. Corriger le niveau élevé des créances improductives. C’est ce qui justifie encore plus d’aide financière au système financier sous la forme de QE (Quantitative Easing). C’est ce qui pousse la BCE à continuer à imprimer encore plus de monnaie pour racheter encore plus de créances douteuses des banques.
  3. Établir un dispositif commun de garantie des dépôts. Mais pourquoi, si comme le disent les banques centrales et les gouvernements, les risques du système bancaire sont vraiment derrière nous?

 

Je vous propose donc ce petit rappel technique:

IMPRIMER DE LA MONNAIE = PERTE DE VALEUR DE CETTE MONNAIE = INFLATION = PERTE DE VALEUR DE VOTRE PATRIMOINE!

 

Une stagnation économique et financière à l’échelle mondiale selon le FMI

En 2016, le FMI se demandait encore si les turbulences observées durant les derniers mois étaient terminées. Ou si elles étaient plutôt un signal d’alerte nous invitant à agir davantage.

La réponse du FMI ? Il faut faire plus pour assurer la stabilité mondiale. Des mesures additionnelles s’imposent. (1)

Sinon?

Les turbulences risquent de s’emparer de nouveau des marchés et de s’intensifier, en créant un cercle vicieux de crise de confiance, d’affaiblissement de la croissance, de durcissement des conditions financières et d’alourdissement de la dette. Cette situation pourrait aboutir à une stagnation économique et financière à l’échelle mondiale. Dans ce type de scénario, selon nos estimations la production mondiale pourrait chuter de près de 4 % par rapport à nos projections de référence sur les cinq années à venir. (1)

 

Ma conclusion sur la fragilité des banques

Dix ans après le début de la crise financière de 2009, la question de la fragilité des banques se pose toujours et menace toujours l’équilibre financier de la planète.

Plus qu’en 2008?

Difficile à dire.

Mais ce qui est certain, c’est qu’à l’échelle mondiale, il importe de parachever et d’exécuter le travail de réforme de la règlementation financière. Y compris pour les établissements non bancaires!

Le risque est important. Car en plus de toutes les mesures touchant la politique monétaire – comme les taux zéro et même négatifs appliqués par les banques centrales de certains pays –  les banques centrales utilisent encore systématiquement la création monétaire pour financer :

  1. Les déficits des gouvernements.
  2. Le rachat massif des mauvaises créances des institutions financières des plus grandes économies du monde.
  3. Les dettes des émetteurs pourtant considérés AA et AA+ comme les gouvernements des États-Unis et du Japon.

L’investisseur intelligent est en droit de se demander dans quel actif il devra investir pour protéger son capital à l’avenir.

C’est peut-être pour cette raison qu’on note un déplacement si massif de capitaux. Puisque des investisseurs ultras riches vendent certains actifs plus volatiles et acquièrent des actifs tangibles comme l’immobilier, l’or et les œuvres d’art de haute qualité…

C’est pourquoi, ma conclusion c’est que non, la crise financière de 2009 n’est pas terminée. Et que oui, les banques sont encore assez fragiles.

Étiez-vous de ceux qui croyaient que le système financier s’était solidifié depuis la crise de 2008-2009?

Vous n’êtes pas seul. Je vous invite à partager cet article avec d’autres investisseurs comme vous!

Marc Blais CPA, CGA

(1) FMI Signaux d’alerte face à la montée des risques financiers mondiaux

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L’or est une monnaie. Et le Bitcoin?

Non seulement l’or est une monnaie et une monnaie fiable, mais c’est une monnaie prend de la valeur au fil des années!

En fait, l’or reflète assez clairement les mouvements inflationistes réels. Ou si vous préférez; la dévaluation des monnaies officielles.

Ce qui nous amène à parler du Bitcoin.

Bien que l’or n’ait pas pris autant de valeur que le Bitcoin au cours des dernières années,  le prix de l’or a tout de même été beaucoup plus stable. Son prix ayant fluctué d’environ 25% entre 2011 et 2018.

Quant au Bitcoin, sa volatilité a été énorme depuis au cours des derniers cinq ans!

 

Le Bitcoin, une monnaie d’avenir?

On a encore trop peu de perspective historique sur le Bitcoin pour juger de sa valeur comme monnaie d’avenir. Mais, pour l’instant, la volatilité extrême du Bitcoin le disqualifie pratiquement totalement pour qu’il devienne un jour une monnaie reconnue et stable, comme l’or.

Certains, comme Michael Malquarti, gérant de portefeuille en Suisse, croient même que le Bitcoin ne possède aucune valeur:

Le bitcoin quant à lui n’a pas et n’aura jamais cours légal, encore moins dans l’idéal libertarien de compétition entre monnaies privées, dont l’acceptation ne saurait être imposée par la loi. Or, n’étant par ailleurs ni une marchandise ni une créance – cette dernière étant en fait la seule nature possible d’une monnaie privée – le bitcoin n’est en fait rien. Ou seulement un cocktail, explosif s’entend.

Ce qui ne serait pas le cas du billet de banque.

Selon le gérant de portefeuille de Quaero Capital:

En vérité, le billet de banque tire sa valeur du pouvoir libératoire que lui confère la loi, en premier lieu en ce qui concerne l’obligation de payer ses impôts, en second lieu celle de payer ses dettes. Et cet attribut est d’une très grande valeur: il garantit notre liberté.

Donc, selon lui, le fait de pouvoir taxer donnerait de la valeur à notre papier monnaie! J’ai une opinion différente comme je l’explique ici.

Car bien que le pouvoir de taxer soit un élément à tenir compte dans la capacité du gouvernement à rembourser ses dettes, la taxation a peu à voir avec la stabilité d’un système monétaire. Sauf, celui d’aider à maintenir la confiance du système financier du pays!

 

Et si on comparait le Bitcoin aux monnaies officielles!

Donc, si on appliquait les mêmes critères d’évaluation à nos monnaies officielles, on conclurait aussi la valeur intrinsèque de notre monnaie est zéro. Et ce n’est ni la loi ni le pouvoir de taxer qui changerait cette réalité.

La vérité, c’est que tout le système monétaire international repose actuellement sur la confiance des usagers (les entreprises et les consommateurs). Et que personne ne se préoccupe vraiment de la vraie valeur de nos monnaies officielles. Pour le moment, du moins!

Si on s’interroge sur la vraie valeur du Bitcoin, on devrait en faire de même pour nos monnaies officielles!

C’est que le Bitcoin ainsi que toutes les monnaies officielles ont une chose en commun; elles n’ont pratiquement aucune valeur intrinsèque et tangible.

 

L’or est une monnaie…universelle!

L’or, cette vieille relique barbare…

À chaque fois que le prix de l’or baisse un peu, je l’entends celle-là!

En raison de sa perte de valeur apparente lorsque l’on suit l’évolution de son prix en $US, l’or n’a pas été reconnu à sa juste valeur au cours des dernières décennies. Et ce fut encore pire durant le dernier cycle minier baissier de 2011 à 2015.

Pourtant, la nature de l’or et sa très longue histoire économique prouvent bien que l’or est la monnaie ultime.

L’or est en fait la doyenne de toutes les monnaies…

Pour faire une analogie avec la théorie de l’évolution des espèces de Darwin, je dirais que l’or est à la fois le roi de toutes les monnaies et aussi le seul survivant de son espèce.

En fait, l’or est une monnaie qui possède toutes les caractéristiques d’une monnaie universelle.

C’est un métal précieux rare. Tout en rare, l’or est suffisamment disponible sur la terre.

Et l’or possède aussi les autres qualités importantes d’une monnaie forte.

L’or est divisible, malléable, inerte, uniforme et durable.

Bref, l’or est pratiquement une espèce en soi, dirait Darwin!

 

Le long cycle de l’or

or la plus ancienne des monnaies

L’histoire se répète et on constate que la domination mondiale d’une monnaie n’est jamais éternelle et que ce cycle se perpétue comme le démontre le tableau ci-contre.

Depuis des milliers d’années, les peuples ont réussi à stabiliser et à protéger leur situation financière grâce à de l’or.

C’est pourquoi, historiquement, lorsque la confiance disparaît, l’or redevient une monnaie à la mode!

Aussi, lors des grandes crises financières, des révolutions civiles ou des guerres, l’or ressurgit et joue son rôle de protection et de sécurité du patrimoine personnel et d’état.

Car à chaque fois que la confiance disparaît, comme lors de la crise de 2008-09, l’or fait un retour remarqué dans le système monétaire et financier. Et cela se produit presque toujours après que l’or ait été longtemps négligé…

Comme aujourd’hui!

 

L’or est la plus ancienne des monnaies: 4000 ans!

or la plus ancienne des monnaies
Par Classical Numismatic Group, Inc.

Dans son livre The power of gold, Peter L. Bernstein retrace l’histoire de l’usage de l’or et de l’argent comme monnaie. Et aussi loin que 4000 ans av. J.-C., les Égyptiens fondaient l’or et l’argent en barres frappées au nom du pharaon Menes.

Il est intéressant de noter qu’à cette époque, le prix de l’argent était évalué de 5% à 8% de la valeur en or, ce qui représentait un ratio de 12 à 20 fois la valeur de l’or.

On n’est donc pas très loin du fameux ratio historique or/argent de 16 dont nous parlent les meilleurs investisseurs de métaux précieux au monde – dont Éric Sprott. En effet, ce Gold/Silver  ratio de 16 fois pourrait bien se représenter sous peu… Vous pouvez consulter le graphique du Gold/Silver ratio à jour ici.

Plus récemment dans l’histoire de l’or, on a retrouvé des pièces de monnaie constituées d’or et d’argent. Ces pièces dataient de six à huit siècles av.J.-C. et provenaient des rois lydiens (durant l’antiquité).

Il s’agissait de pièces en électrum, un alliage naturel d’or et d’argent, ces pièces contenant entre 50 et 60 % d’or : les pièces les plus lourdes, les statères (signifiant « balance » ou « étalon de valeur »), pesaient environ 10,90 g, les fractions de statères avaient des poids et des valeurs diverses, notamment les tiers de statère ou trités qui étaient parfois criblés d’estampilles. L’or sortait du temple et du palais pour servir à l’usage des particuliers.

 

L’avenir de l’or et du Bitcoin

Certains disent que l’or n’est qu’un métal comme les autres… Et que par conséquent, il faudrait seulement considérer l’offre et la demande pour en connaître la valeur.

D’autres croient que l’or a une valeur sentimentale et symbolique inestimable qui a clairement fait ses preuves comme monnaie. Sans oublier que l’or a aussi servi de valeur refuge par excellence, depuis des milliers d’années.

En Amérique, on considère souvent la possession de métaux précieux comme un fardeau en raison des coûts de stockage.

En Europe, l’or physique faisait autrefois automatiquement partie d’un portefeuille diversifié de placements, à raison de 5% à 10% de la valeur du portefeuille.

Et cela a d’ailleurs été le cas jusqu’à tout récemment, alors que la philosophie de gestion de certains gestionnaires de la génération des baby-boomers. Mais il y a des exceptions, comme Jean-Marie Eveillard:

La fragilité des banques, le retour de l’inflation grâce à une création monétaire massive ainsi que l’ampleur du niveau d’endettement des gouvernements créeront des conditions propices au retour de l’or comme base de stabilité; à la fois du système monétaire international et de nos portefeuilles de placement.

Je crois vraiment que l’or est une monnaie et le restera. En plus, il se pourrait bien que l’or soit un investissement judicieux pour les prochaines années!

Le Bitcoin continuera-t-il d’être trop volatile pour être adopté comme monnaie dans les transactions internationales? Ce sera son défi!

Marc Blais

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La vraie valeur de notre monnaie, c’est…

Quelle est la vraie valeur de notre monnaie, selon vous?

La notion de monnaie, telle que vous la connaissez aujourd’hui, n’a pas vraiment changé.

La monnaie, c’est tout simplement un moyen d’échange, qui existe depuis plus de 3000 ans. Et bien que les principes d’une monnaie forte demeurent les mêmes, vous aurez deviné que la forme a considérablement évolué au fil des ans.

Pourquoi les gouvernements font-ils baisser la valeur de notre monnaie?

En fait, l’or physique a été la toute première monnaie. Et au cours des siècles, plusieurs autres formes de monnaie avec soit une composante en or métal ou une protection sous la forme de réserve en or physique ont suivi.

Et l’or physique a éventuellement été remplacé par des pièces frappées (estampillées) d’or et d’autres métaux, principalement de l’argent.

Mais au cours des dernières décennies, le contenu en or et en métaux des pièces de monnaie a graduellement baissé. Et nous nous retrouvons aujourd’hui avec à la fois du papier monnaie et des pièces de monnaie, pratiquement sans valeur intrinsèque!

Pourquoi?

D’une part, cycliquement dans l’histoire des monnaies, on a vu les états faire baisser volontairement la valeur de leur monnaie pour faciliter les exportations. C’est le cas encore aujourd’hui. Et depuis quelques années, on assiste paisiblement à ce qu’on appelle une guerre des monnaies ou chacun compétitionne pour que sa monnaie ait la plus faible valeur possible.

D’autre part, tout aussi cycliquement, d’autres raisons ont poussé les gouvernements à affaiblir la valeur de notre monnaie, de façon involontairement.

Car la baisse de valeur de notre monnaie peut aussi être une conséquence d’une décision financière de l’état. Par exemple, un gouvernement (ou sa banque centrale) peut décider de vendre une partie de ses réserves d’or ou d’imprimer beaucoup de billets de banque dans le but de financer ses promesses électorales ou pour faire face à ses engagements.

 

La valeur de notre monnaie d’hier à aujourd’hui

Notre monnaie actuelle, celle que vous utilisez tous les jours, a-t-elle encore de la valeur?

Nous avons officiellement deux formes physiques de monnaie: le papier monnaie et les pièces de monnaie.

 

La monnaie d’hier…

La monnaie a pris au cours de l’histoire les formes les plus diverses : bœuf, sel, nacre, ambre, métal, papier, etc.

Après une très longue période où l’or et l’argent (et divers métaux) en ont été les supports privilégiés, la monnaie est aujourd’hui principalement dématérialisée : les espèces ne constituent plus qu’une petite partie de la masse monétaire.

On parle de plus en plus de monnaie électronique. Mais quelle est la valeur intrinsèque de cette monnaie?

 

Mais qu’est-ce que la monnaie?

Chaque monnaie est définie, sous le nom de devise, pour une zone monétaire. Elle y prend la forme principalement de crédits qui font les dépôts, et accessoirement de billets de banque et de pièces de monnaie, dites aussi monnaie fiduciaire. Les devises s’échangent entre elles dans le cadre du système monétaire international. (Wikipédia)

 

Les pièces de monnaie

 

valeur monnaie

Retournons en arrière et voyons comment étaient frappées les premières pièces de l’histoire.

Selon ce que l’on sait, il s’agissait de pièces en or pur d’un poids préétabli.

Autrefois les monnaies étaient frappées par le marteau, tantôt à froid, tantôt à chaud, et il en a été ainsi jusqu’à la seconde moitié du xvie siècle. Après avoir fait subir aux matières d’or et d’argent l’alliage légal, on les fondait et on les coulait en lames, qui étaient ensuite recuites pour être étendues sur l’enclume. Quand les lames avaient à peu près l’épaisseur des espèces à fabriquer, on les coupait en morceaux à peu près de la grandeur des espèces, ce qu’on appelait couper « quarreaux ». (Wikipédia)

Donc, le poids en or signifiait et donnait la valeur de la pièce.

 

La valeur métal des pièces de monnaie a disparu!

Un phénomène a été observé au Canada et aux États-Unis depuis les années 1970. La valeur en métal physique des pièces a pratiquement complètement disparu!

Je me souviens lorsque le contenu de nos pièces de 5 cents a été modifié. Le contenu en métal argent avait été considérablement diminué (pratiquement éliminé) en faveur du métal nickel beaucoup moins dispendieux.

Et je me souviens aussi que ni la population ni les experts financiers n’avaient réagi!

La plupart des gens s’étaient dit que c’était une bonne idée que les choses avaient changé et que cela ferait même épargner de l’argent à l’état!

Sauf exception, personne ne s’était alors interrogé sur la baisse de la valeur intrinsèque (et tangible) de notre monnaie. Et lorsque la question était posée, on répondait simplement que dans le fond, on pourrait dire la même chose du papier monnaie! Alors qu’en réalité, les réserves d’or sont là pour supporter le papier monnaie.

Des historiens ont noté que quelques dizaines d’années avant la chute finale de l’Empire romain. Le contenu en or et en argent des pièces de monnaie de l’empire avait graduellement diminué pour ne finir avec presque aucun contenu en valeur métal.

 

La valeur de notre monnaie papier est nulle

Pour que votre papier-monnaie ait de la valeur, il faudrait que votre banque centrale détienne des actifs tangibles de qualité pour soutenir 100% de sa valeur.

Ce serait bien logique que ce soit le cas me direz-vous! (Et c’est d’ailleurs ainsi que tout a commencé.) Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui!

En 2017, aucune monnaie n’est supportée à 100% par des valeurs sures comme l’or physique.

Si on remonte dans l’histoire, on constate que les pièces d’or ont été remplacées par le papier-monnaie suite à la garantie de la banque centrale (ou son équivalent à l’époque) de remettre à son détenteur des pièces d’or de même valeur. Et ce, sur demande du détenteur.

Le papier monnaie était donc convertible en or à 100%. Ce principe de convertibilité est appelé étalon or.

Au cours des derniers 3000 (à 4000 ans), l’or a servi de devise fiable et a survécu à toutes les crises financières. On ne peut pas en dire autant de la valeur des autres monnaies!

 

L’histoire récente de la monnaie aux États-Unis

Voyons un peu l’histoire récente aux États-Unis pour mieux comprendre la valeur de notre monnaie.

En 1933, l’or cotait 20$US, avant que le gouvernement américain force ses citoyens à vendre son or à la Réserve fédérale américaine (FED).

Aujourd’hui, en 2018, l’or cote plus de 1300$US.

Ce qui signifie qu’un dollar américain achète aujourd’hui 65 fois moins d’or qu’il y a 84 ans!

Le dollar américain a donc perdu plus de 98% de sa valeur!

Il est intéressant de noter que la majeure partie de la perte de valeur du dollar américain s’est produite suite à la décision du président américain Richard Nixon de ne plus supporter le $US par des réserves d’or.

Dans mon exemple, j’ai voulu comparer deux monnaies très connues: l’or et le dollar américain.

Voici en comparaison, les pertes de valeur constatées pour le franc suisse, le yen japonais et l’euro:

 

valeur de notre monnaie en comparaison avec l'or

https://www.goldbroker.fr/

Qu’est-ce que l’étalon-or?

L’étalon-or (en anglais : Gold Standard) est un système monétaire dans lequel l’unité de compte ou étalon monétaire correspond à un poids fixe d’or.

Dans ce système, toute émission de monnaie se fait avec une contrepartie et une garantie d’échange en or. Les parités de deux monnaies différentes sont donc fixées par rapport à l’or et les taux de change sont stables entre pays participants. L’or constitue une monnaie internationale, qui sert au règlement des échanges et comme instrument de réserve pour les banques centrales des pays qui l’ont adopté. (Wikipédia)

 

De l’étalon-or à la monnaie de singe!

Que reste-t-il aujourd’hui de ces beaux principes de convertibilité sur demande par le bon citoyen?

Presque rien!

En Europe, et plus particulièrement en France et en Allemagne, l’or physique garantit encore plus ou moins 15% de la valeur de la monnaie en circulation. Ce taux est encore plus faible dans les autres pays européens.

 

Quel pays détient une monnaie forte?

En langage financier, une monnaie forte est une monnaie garantie à 100% par des réserves d’or.

Il y a quelques années, la Suisse correspondait à cette définition. Mais ce n’est malheureusement plus le cas maintenant!

Au Canada, selon les dernières informations, notre monnaie ne serait couverte par aucune garantie tangible comme l’or et l’argent par la banque du Canada (l’équivalent de la BCE).

Les crises monétaires, c’est-à-dire les crises de confiance envers la monnaie, se produisent cycliquement. Et ce sont tout de même de très longs cycles ! Mais, s’il y avait une crise de confiance au Canada, on estime aujourd’hui que la garantie se situe à seulement 1%.

1%, c’est la valeur qu’un citoyen canadien recouvrerait pour son papier-monnaie suite à une crise monétaire au Canada.

L’or symbolisait depuis des siècles la richesse d’un État. Mais le Canada se départit depuis des décennies de ses réserves de métal jaune. Depuis quelques années, en fait, Ottawa s’est tourné notamment vers le dollar américain et la livre sterling. (La presse) (N.D.A. Ce sont deux monnaies papier pratiquement sans valeur intrinsèque)

Aux États-Unis et en Chine, il n’y a pas moyen de vraiment savoir combien d’or physique il y a dans les coffres de la Federal Reserve. Car les Américains s’obstinent et refusent un audit de leurs coffres! C’est un mauvais signe!

Et en Chine, l’information est publiée avec un an ou deux de retard, sans savoir non plus si cette information est exacte!

valeur monnaie - L'or composante des principales devises

 

Dans le tableau qui précède, vous aurez une estimation qui se rapproche le plus de la vérité.

 

L’histoire et la valeur de notre monnaie…

L’histoire répond bien à nos questions en ce qui concerne l’avenir de nos monnaies et de l’économie mondiale. En fait, l’histoire des monnaies nous enseigne et surtout nous renseigne de ce qui pourrait bien se produire!

Depuis plusieurs années déjà, les gouvernements et les particuliers s’endettent à un rythme effarant. Au point où les dettes étatiques ne pourront JAMAIS être payées!

Les états impriment électroniquement de la monnaie pour payer ses dépenses, pour éponger ses déficits annuels répétés et pour aider les banques constamment en difficulté, et ce, depuis déjà une dizaine d’années.

Et si on en croit l’histoire, le déclin de l’Empire romain fut une longue crise de confiance. Une crise qui s’est terminée par le démantèlement de l’empire. L’histoire se répètera-t-elle?

Aujourd’hui, l’Europe, l’Amérique, la Chine et le Japon sont plus ou moins dans la même situation risquée et dangereuse. Car ces importants pays possèdent tous aujourd’hui une monnaie pratiquement sans valeur!

valeur monnaieUn beau matin, plusieurs se réveilleront (en même temps ou presque!) en se posant la question qui tue:

Mais quelle est la vraie valeur de notre monnaie? 

Heureusement que vous connaissez déjà la réponse!

Car pour tous les autres, il sera trop tard!

Connaissez quelqu’un qui désire vraiment protéger son patrimoine? N’hésitez pas à lui partager cet article.

Ça lui rendra service!

Marc Blais

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Devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Comment devenir un meilleur investisseur avec les taux de rendement sur les titres à revenu qui s’approchent de 0 %?

Et quelle stratégie adopter avec les marchés boursiers qui donnent des signes évidents de fatigue?

Du côté de la bourse en général, l’indice Schiller mesure le ratio cours/bénéfice du S&P 500.

D’ailleurs, ce ratio atteint 30 fois en septembre 2017 (cliquez ici pour l’actualiser).

avenir-des-marches-boursiers-shiller-pe-ratio-06-17
L’indice Shiller PE Ratio S&P 500

Et d’autre part, on retrouve même des taux obligataires négatifs!

C’est pourquoi vous entendez et lisez fréquemment ceci: « Comme les placements offrant une plus grande sécurité ne sont plus aussi rentables, il faudra accepter de prendre plus de risque avec son épargne… pour obtenir des rendements plus intéressants. »

 

Prendre plus de risque pour devenir un meilleur investisseur ?

Prendre plus de risque avec son épargne!

C’est maintenant presqu’un slogan publicitaire : prenez plus de risque et gagnez plus d’argent avec vos placements!

Il fallait juste y penser! C’était aussi simple que ça…

Tout est réglé maintenant!

On se demandait vraiment tous comment faire, les épargnants, les retraités et les familles qui veulent investir pour les études de leurs enfants. Pour éventuellement acheter une résidence ou simplement pour mieux vivre notre retraite…

La solution serait – même si vous n’avez jamais voulu prendre autant de risque jusqu’à maintenant, aujourd’hui, c‘est ce que vous devriez faire!!

 

Le risque ou la volatilité ?

Mais de quoi parle t’on vraiment lorsqu’on parle de risque? N’oublions pas que Warren Buffet fait une nette différence entre les notions de risque ou de volatilité ?

Et oui, car si on parle vraiment de risque, alors on parle clairement de celui de perdre son argent, alors pensez-y à deux fois!

Et s’il s’agit simplement de volatilité, c’est à dire d’une variation de valeur dans le temps, il est possible, bien sûr, qu’elle soit de courte durée. Mais cette volatilité – un mot doux qui veut dire: attendre x années avant de récupérer son argent – peut vous faire souffrir plus que vous ne le pensez!

 

Mieux comprendre la volatilité des marchés

 

 

L'indice Nasdaq de 2000 à 2017
L’indice Nasdaq de 2000 à 2017

Prenons l’exemple du Nasdaq qui a explosé suite à la bulle électronique des années 1990. L’indice Nasdaq a a perdu une grande partie de sa valeur en 2000 et il n’a repris sa valeur nominale que 15 ans plus tard!

Et encore là, 15 ans, c’était pour ne récupérer que sa valeur nominale. Si on parlait de sa valeur actualisée, qui tient compte de l’inflation, alors il faudrait ajouter quelques années de plus! Quelle vie pénible pour tous les investisseurs qui ont dû vivre cela!

La prochaine fois qu’une semblable correction du marché boursier se reproduira, aurez-vous suffisamment de patience?

Et surtout, aurez-vous le luxe d’attendre autant d’années?

Vous devinez que plusieurs investisseurs n’ont évidemment pas eu cette patience. Et ils ont vendu leurs actions dot com, générant de grandes pertes!

C’est bien vrai que d’autres indices boursiers comme le CAC 40, le TSX et le Dow Jones sont historiquement beaucoup moins volatils.

Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017
Indice composite des marchés mondiaux 1995 à 2017

Et c’est pourquoi ils ont tendance à récupérer plus rapidement suite à une correction ou à un krach boursier.

Plus rapidement?

En moyenne ces indices des principaux marchés du monde ont retardé sept longues années avant de récupérer des deux dernières crises.

Et manifestement, comme vous pouvez le constater, de sérieuses corrections se produisent régulièrement.

Le CAC 40 n’avait toujours pas récupéré à la fin 2015, suite à son haut historique de 6625 points, atteint en 2000.

Quant aux autres indices canadiens et américains, ils ont dormi entre six et huit ans avant que l’investisseur ne retrouve son capital.

 

Savoir se connaitre pour devenir un meilleur investisseur

Il est important de bien se connaitre pour investir avec succès.Voici un extrait de mon livre Le guide de l’investisseur intelligent.

« Plusieurs d’entre nous n’arriveront jamais à être de bons investisseurs.

Non pas parce qu’ils ne comprennent pas la finance, l’économie et les produits financiers qui leur sont proposés, mais simplement parce qu’ils ne se comprennent pas suffisamment bien!

Pour réussir en investissement, il faut — entre autres choses — apprendre à bien se connaitre afin de prendre les meilleures décisions pour nous.

Je n’ai pas dit : les bonnes décisions mais les meilleures décisions! Car l’investissement est loin d’être une science exacte. En plus, il faut savoir qu’une idée d’investissement peut être bonne pour votre conjoint et ne pas l’être du tout pour vous!

Et aussi, il y a l’aspect psychologique à considérer qui pousse quelques fois certaines personnes à prendre des risques disproportionnés…

Comme vous savez, c’est souvent très tentant de prendre trop de risque… »

 

Le secret pour devenir un meilleur investisseur en temps de crise

Voici enfin le secret que je veux vous partager aujourd’hui pour devenir un meilleur investisseur en 2017 et durant les prochaines années de cette crise financière qui est loin d’être terminée.

Si vous prenez un risque en investissement assurez vous de bien le comprendre.

Il arrive trop souvent, malheureusement, que l’on investisse les yeux fermés! Sans prendre le temps de bien comprendre le risque de cet investissement.

Il est fort possible dans ces situations, qu’on ne veuille pas voir la vérité en face. Que l’on préfère se cacher le risque véritable que l’on court. Et le montant d’argent qu’on perdrait si un événement imprévisible se produisait…

Il faut savoir qu’en investissement, il y a toujours des imprévisibles.

D’ailleurs, voici une question que vous devriez vous poser – et que je pose en coaching – : accepteriez-vous de vivre l’impact d’une baisse subite et radicale de 30% de votre portefeuille boursier?

Si la réponse est non, alors trouvez vite une alternative, qui vous ressemble et qui vous fera atteindre vos objectifs.

Ensuite, n’investissez jamais en allant à l’encontre de vous-même et de vos valeurs! 

Enfin, pensez aux valeurs de l’entreprise et au comportement des dirigeants de l’entreprise dans lesquelles vous investissez. Je pense ici à Bombardier

 

À très vite!

Marc Blais

Votre coach financier