Catégories
Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement ! Top 10

Pourquoi investir dans les trois grandes catégories d’actif ?

Le principe d’investir dans les trois grandes catégories d’actif

Dans le domaine de l’investissement, il est convenu qu’il existe trois grandes catégories de placement: les liquidités, les actions et les obligations.

Peu importe la taille de votre investissement total, vous devriez en répartir le montant dans les trois catégories d’actif. Par exemple :

[table id=3 /]

Les liquidités

Les liquidités se composent de placements bancaires (ou d’autres titres liquides tels que les fonds monétaires) qui vous font gagner de l’intérêt et qui ont une durée de moins d’un an.

Bien que les liquidités rapportent généralement un faible taux d’intérêt, elles vous sont nécessaire lorsqu’il sera le temps de :

  • Retirer des fonds pour combler le besoin pour lequel vous avez épargné (études, voyage, retraite, etc.)
  • Profiter d’occasions. Par exemple, le marché boursier a récemment baissé de 20 % et vous voulez y investir une partie de vos liquidités. Lisez Les corrections boursières : pourquoi elles sont les amies de Warren Buffet? 
  • Trouver une solution à un problème urgent tel qu’un problème de santé ou la perte d’un emploi.

Les actions (le marché boursier)

La catégorie des actions se compose généralement des titres de compagnies listées en bourse.

On y retrouve différents types d’actions. Et on peut donc choisir de se diversifier dans les :

  • Actions de différents secteurs d’activité
  • Actions de petite et moyenne capitalisation
  • Fonds d’actions spécialisés

La catégorie des actions est la plus volatile. Mais elle peut aussi être la plus rentable des trois catégories d’actif si vous savez y investir.

Note: On croit faussement que le rendement à très long terme des actions est plus élevé que celui des obligations. Mais en réalité, investir dans le marché boursier n’a pas été vraiment aussi rentable qu’on le dit. Et qui peut vraiment prédire l’avenir des marchés boursiers?

Pour choisir dans quelle société cotée en bourse investir, il vous faut analyser plusieurs aspects:

  • Sélectionner les bons secteurs d’activité,
  • Étudier la situation financière de la société
  • Et aussi, connaître l’équipe de direction de plusieurs compagnies en bourse.

Donc, à moins que vous ayez déjà beaucoup d’affinité avec le secteur dans lequel vous voulez investir, il vaut mieux laisser ce travail aux meilleurs gestionnaires de portefeuille sur le long terme.

J’en cite quelques uns dans mon livre: Investir intelligemment Penser autrement.

C’est que quelques excellents gestionnaires de fonds seulement, obtiennent des rendements qui surpassent les indices de référence sur le long terme.

Les obligations (ou titres à revenu fixe)

On distingue trois types d’obligations : les obligations gouvernementales, municipales et corporatives.

Le détenteur d’obligations reçoit des intérêts sur une base mensuelle, trimestrielle, bisannuelle ou annuelle.

Et le capital est garanti par l’émetteur.

En revanche, le risque d’investir dans certaines obligations peut-être plus ou moins élevé si l’émetteur de l’obligation est plus ou moins solvable. En effet, le risque de détenir des obligations peut quelques fois être plus grand que de détenir des actions. C’est le cas de certaines obligations corporatives et gouvernementales insolvables…

La crise de 2008 a laissé des séquelles qui n’ont pas été entièrement réparées… Et cette crise financière perdure depuis!

Ce n’est donc pas si simple de bien investir dans les trois grandes catégories d’actif car on ne peut plus bêtement se fier sur le passé. Tout change très rapidement; l’économie, la politique, la démographie…

C’est pourquoi il vaudrait mieux que votre capital soit géré par les meilleurs!

Pourquoi investir dans les trois grandes catégories d’actif

Le grand avantage de la répartition d’actifs est de pouvoir stabiliser votre rendement annuel au cas lorsqu’une des trois catégories d’actif (le marché boursier par exemple) ne fluctue de façon imprévue.

Vous n’aimeriez certainement pas vivre une baisse boursière importante juste avant d’avoir besoin de votre argent!

Et si au cours de l’année en cours, la bourse baissait de 25 %, vous seriez certainement heureux de n’y avoir investi que 40 % de vos investissements plutôt que 100 %!

Plutôt que d’avoir un rendement annuel de -25 %, vous auriez obtenu -3 % :

[table id=2 /]

Votre rendement annuel de -3 % serait calculé comme suit : (10%X1%)+(40%X-25%) +50 % X6%).

Qu’allez vous faire maintenant?

Ne vaut-il pas la peine de réévaluer votre approche, dès maintenant?

Marc Blais

Catégories
Investir intelligemment, penser autrement !

Tolérance au risque ou tolérance à la volatilité?

Y aurait-il une différence entre la tolérance au risque et la tolérance à la volatilité?

Pourtant, les deux sont souvent traités de façon similaire.

Même par les experts!

Tout d’abord, définissons ces deux termes.

 

La tolérance au risque

Le risque, c’est tout simplement la probabilité de perdre son capital investi.

Warren Buffett

Ici, on parle de perte définitive de son capital investi.

Et non de variation temporaire de valeur…

Si j’investis dans cinq startups et que deux d’entre elles font faillite, comment vais-je réagir?

Ici, le risque est de perdre 40% de ma valeur.

Combien suis-je prêt à perdre en valeur de mes placements sans remettre en question ma stratégie de placements? Telle est ma tolérance au risque!

Car si j’investis 1000 euros dans une startup, les chances (en %) de perdre définitivement mon argent sont plus grandes que si j’investissais dans une société à grande capitalisation qui génère des profits  stables, comme Coca-Cola.

Mais si le total de mes avoirs est de 300,000$, perdre définitivement 2000$ peut ne pas affecter mes émotions au point de devenir insécure.

Donc, si je connais assez bien un secteur en particulier et que j’y investis un certain pourcentage de mes avoirs, ma tolérance au risque sera grande pour cette tranche de mon portefeuille.

Mais ce serait totalement différent pour quelqu’un qui y investirait 60% de ses avoirs sans avoir les compétences.

 

La tolérance à la volatilité

La volatilité n’est qu’une simple fluctuation du prix des titres (actions, obligations, fonds, fnb, etc.) achetés et vendus tous les jours sur les marchés.

D’ailleurs, une fluctuation négative sur le marché boursier (comme une correction boursière) peut être une bonne occasion d’acheter des titres boursiers de qualité à moindre prix.

On parle souvent de tolérance à la volatilité sur les marchés boursiers, mais celle-ci s’applique également à vos placements obligataires, immobiliers, à vos fonds et même à certaines liquidités.

 

Pourquoi cette confusion entre risque et volatilité?

Votre tolérance au risque et votre tolérance à la volatilité sont deux concepts différents.

Le risque, ce n’est pas la même chose que la volatilité!

 Warren Buffett

S’il y a cette confusion qui persiste – même dans le milieu de la finance – entre la tolérance au risque et la tolérance à la volatilité, c’est peut-être qu’il s’agit de la même peur.

Car quand les marchés boursiers baissent subitement, la peur s’empare de nous!

Et cette peur se transforme rapidement en une émotion de survie qui nous fait croire que nous allons tout perdre!

Et c’est cette peur qui nous empêche de réfléchir rationnellement, au point de nous empêcher de dormir…

D’ailleurs, c’est la même peur qui nous protège des risques physiques. Par exemple, lorsque nous traversons la rue et que soudainement nous voyons arriver une voiture qui fonce sur nous!

Bien que le risque financier n’est pas d’ordre physique (lorsqu’il s’agit de la bourse!), le cerveau ne fait pas la différence et une peur physique s’installera. Et cette peur peut nous harceler au point de devenir vraiment désagréable!

Je peux bien me dire que ce n’est pas grave, qu’il y a eu bien d’autres corrections avant, mais lorsque je dépasse mon niveau de tolérance à la volatilité, je ne raisonne plus!

Il est trop tard!

Toutefois, la bonne nouvelle, c’est que cette peur qui peut se manifester lors d’une correction boursière peut être mesurée de différentes façons.

Il existe entre autres des tests de tolérance à la volatilité.

Ces tests vous permettent de savoir à l’avance comment vous réagiriez face à une baisse de votre portefeuille de l’ordre de 10 %, 20 %, 30 %…

N’est-ce pas intéressant de savoir d’avance, non pas ce qui arrivera avec la bourse mais comment vous réagirez à une baisse ?

 

3 raisons de connaître votre tolérance à la volatilité

En fait, il s’agit de mieux vous connaître pour investir à votre façon; c’est-à-dire, selon votre personnalité, vos gouts et vos objectifs!

Si cela vous intéresse, je vous invite à joindre mon groupe Facebook: investir à sa façon.

Selon moi, il existe trois raisons pour lesquelles mieux vous connaître vous sera bénéfique:

  1. Pour vous éviter une situation de panique qui vous ferait vendre tous vos titres au pire moment!
  2. Pour que vous puissiez vous sentir zen financièrement! Et ce, même en cas de baisse importante des marchés et lors d’une crise financière comme en 2008.
  3. Et aussi pour éviter qu’une baisse des marchés ne se produise au pire moment de votre vie!

Par exemple?

Disons que vous avez épargné durant plusieurs années pour les études de vos enfants et qu’un mois avant le début des études universitaires d’un de vos deux enfants, un krach boursier se produit!

Oups! Du coup, votre portefeuille en actions perd 20 % de sa valeur, comme lors du krach d’octobre 2008… Vous vous souvenez?

Mais comment éviter que cela vous arrive?

Tout simplement en retestant votre tolérance à la volatilité pour chacun de vos comptes d’investissement. Vous devriez déjà posséder un compte d’investissement pour chacun de vos grands objectifs de votre plan de vie financier.

C’est simple, non?

Avec le temps, vous devriez avoir constitué des comptes d’investissements distincts pour:

  • La retraite de monsieur et de madame (ensemble ou séparément).
  • Les études des enfants.
  • L’achat de votre future maison ou les rénovations majeures de votre maison.
  • Les vacances annuelles ou un voyage planifié à long terme.
  • Une nouvelle voiture.
  • Une résidence secondaire.
  • etc.

 

En conclusion vous devez investir à votre façon !

Pour chacun de vos comptes d’investissement, il est important de vous poser très sérieusement la question de la tolérance à la volatilité tout en considérant dans combien de temps vous aurez besoin de votre argent.

L’avez-vous fait récemment?

En terminant, si vous arrivez à trouver quel investisseur vous êtes, vous arriverez à choisir le type d’investissement qui vous convient.

Et de là, il ne vous restera qu’à choisir parmi les meilleurs gestionnaires de portefeuille au monde dont je parle dans mon nouveau livre L’art d’investir à sa façon.

Bon investissement à votre façon!

Marc Blais
Catégories
Investir dans l'or et l'argent Investir dans les sociétés minières Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement !

Et si le vrai taux d’inflation était de 5% au lieu de 2%?

Apparemment, je ne suis pas le seul à remettre en question les taux d’inflation officiels et à me questionner le vrai taux d’inflation!

Étant comptable et non un économiste, j’ai fait des recherches sur le web, lu plusieurs publications sur le sujet et j’ai aussi creusé la question auprès de quelques économistes au Canada, en Amérique latine et en Europe.

J’ai d’abord été surpris de constater la réaction unanime des économistes à qui j’ai posé la question bien humblement (car je me disais qu’une « erreur » si importante ne saurait être cachée…). Je dois dire que les économistes que j’ai rencontrés sont soit retirés, travaillent dans l’entreprise privée ou sont des enseignants.

Les économistes à qui j’ai parlé de mes doutes sur les taux d’inflation officiels ne croient pas une minute aux taux d’inflation publiés!

Je cherchais tout de même des éléments plus précis…

 

Une étude sur le vrai taux d’inflation

Je connaissais depuis plusieurs années Shadow Stats. 

Cette société a analysé en détail le taux d’inflation officiel du gouvernement américain.

Son travail d’analyse – voir le graphique ci-dessous – permet de comparer le taux d’inflation officiel avec ce que devrait être le vrai taux d’inflation, selon eux.

Les auteurs de cette étude, qui couvre plusieurs années, maintiennent qu’un taux d’inflation réaliste doit être calculé selon un panier fixe de biens et de services. Alors que dans les faits, la composition du panier que l’on considère représentatif varie selon les fluctuations du marché. En fait, on enlève systématiquement les éléments du panier trop volatils (comprendre: ce qui augmente!).

Le problème de crédibilité des organismes officiels, c’est que le calcul des statistiques officielles américaines permet de substituer un bien devenu trop cher par un autre plus accessible financièrement pour le consommateur.

Car si dans ce calcul, le gouvernement peut substituer un produit devenu trop cher par un autre, le chiffre obtenu n’est pas le vrai taux d’inflation.

En conséquence, ni le consommateur ni l’investisseur ne devrait se fier au taux d’inflation officiel!

Shadow Stats donne l’exemple du steak qui a été substitué par le hamburger dans le calcul de l’indice. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a une importante différence entre ces deux produits!

 

Manipuler le taux d’inflation?

Mais quel serait l’intérêt des gouvernements – il n’y a pas que les Américains qui le font! – à sous-évaluer le taux d’inflation?

Un premier avantage serait de limiter la hausse les dépenses publiques. Car, en sous-estimant le vrai taux d’inflation, toutes les dépenses liées par ententes à l’indexation automatique au coût de la vie augmenteraient moins. Ce sont des dépenses importantes de l’état comme les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires et les prestations des assistés sociaux.

Ensuite, il y a l’impact sur la consommation. Imaginez le moral des consommateurs s’ils connaissaient l’état réel de la situation économique! On peut penser que la consommation des ménages diminuerait de façon marquée!

Et enfin, nous les investisseurs…

Comment réagiraient les petits comme les grands investisseurs s’ils savaient que l’économie mondiale est en décroissance depuis plusieurs années?

Ils retireraient sans doute une bonne partie de leur argent des marchés boursiers!

Et en définitive, tout cela aggraverait certainement le ralentissement économique réel actuel.

Les investisseurs se retireraient des marchés boursiers pour attendre de meilleures perspectives économiques… Et tout cela nuirait au financement des nouvelles entreprises et au développement des anciennes!

Bref, ce serait la crise! Je le dis souvent; dans les faits, la crise de 2008 n’est pas terminée!

Ouf! Quelle différence ça serait si le vrai taux d’inflation était connu!

 

La croissance économique est-elle réelle?

Il faut se rappeler que le taux de croissance de l’économie est calculé en déduisant l’inflation des chiffres de croissance de l’année en cours.

En fait, le taux de croissance économique – le calcul de la croissance du PNB – est estimé en utilisant le taux d’inflation officiel pour permettre la comparaison en dollar constant, avec l’année précédente

Aussi, il faut savoir que la mesure de l’inflation est une statistique et non un chiffre, un pourcentage exact. En fait, ce chiffre est maintes fois révisé après publication!

Selon l’auteur de Shadow Stats, si le vrai taux d’inflation est faussé de 4%, cela veut dire que la croissance économique de 2018 aurait plutôt été une décroissance de 2%!

Le calcul st le suivant: 2% de croissance selon le taux officiel diminué du vrai taux d’inflation de 4%.

 

Quel est le vrai taux d’inflation?

Voici les calculs, selon Shadow Stats, du vrai taux d’inflation et du taux d’inflation officiel aux États-Unis:

le vrai taux d'inflation

Source: http://www.shadowstats.com/alternate_data/inflation-charts

Je n’ai pu vérifier précisément le mode de calcul précis de l’inflation au Canada et en Europe. Mais tout m’indique que les gouvernements canadiens et européens utilisent des méthodes similaires aux Américains. Et ils en tirent les mêmes avantages quant à leur gestion budgétaire!

Peut-on se fier aveuglément aux chiffres ci-haut?

Qui devrions-nous croire; les gouvernements ou Shadow Stats?

Étant donné qu’on traite d’estimations, on aura sans doute jamais la réponse…

Mais je suppose que la vérité est quelque part entre les deux chiffres du graphique de Shadow Stats.

Et ce que me disent à la fois mon instinct et mes observations, c’est que le vrai taux d’inflation est plus près de 6% que de 2%.

Disons que nous ayons eu 5% d’inflation au cours des dernières années, plutôt que le 2% qui correspond plus ou moins au taux d’inflation officiel moyen en Europe et en Amérique. 

Cela nous expliquerait pourquoi:

  • Il est de plus en plus difficile de maintenir notre niveau de vie.
  • Que l’on doive constamment remettre en question nos dépenses de consommation pour arriver à boucler notre budget.
  • Que l’endettement des ménages ne cesse d’augmenter (et pas juste pour acquérir des biens immobiliers!).
  • Et que même les salariés qui ont des revenus pleinement indexés au coût de la vie (calculés selon le taux d’inflation officiel, je vous le rappelle) sont dans la même situation. Et, eux aussi doivent remettre en question leurs niveaux de dépenses!

Aussi, depuis quelques années, on se voit tous forcé à mieux gérer notre budget!

En conséquence, tant nos épargnes que notre niveau de vie sont menacés!

 

Le vrai taux d’inflation, selon Jean-Marie Eveillard

Mais outre Shadow Stats, qui d’autres pensent que le taux d’inflation réel est erroné?

Dans son livre, En bourse, investissez dans la valeur (que j’ai résumé ici), Jean-Marie Eveillard cite Paul Singer, fondateur d’Elliot Management en 2014:

Les données économiques sous-estiment l’inflation et surestiment la croissance… Et les politiques des banques centrales des six dernières années sont insoutenables… Et si les investisseurs perdent confiance dans l’efficacité du stimulus monétaire.

Les politiques du « quantitative easing » des banques centrales ne vont pas créer une croissance durable… Beaucoup de données sont falsifiées et trompeuses… Tandis que les économistes acceptent toutes sortes « d’ajustements » et de « trucages »…

L’hyperinflation?

Si rien ne change très rapidement, un des scénarios possible dont je parle dans mon livre est… l’hyperinflation.

Et, si ou quand cela arrivera, nous pourrions vivre une très grave crise financière qui affectera sérieusement vos revenus, votre vie, votre famille et votre patrimoine.

Protégez-vous! Il est encore temps…

Marc Blais

Catégories
Investir intelligemment, penser autrement ! Votre relation à l'argent

Découvrir son style d’investisseur, sa manière d’investir unique

Découvrir son style d’investisseur et sa manière d’investir unique est un processus qui demande des années et de multiples essais et erreurs.

C’est qu’il existe, selon moi, autant de façons d’investir qu’il existe d’investisseurs!

Aussi, j’ai voulu valider mon opinion avec Ludovic Leclerc, un conseiller financier de Belgique.

 

Le trading versus l’investissement

J’ai d’abord voulu clarifier ce qu’il pensait de l’investissement versus le trading…

D’abord, il ne faut surtout pas confondre trading et investissement.

Le trading doit porter sur une petite partie du capital et s’effectue avec technique, rigueur et maitrise. C’est pourquoi je suis coach de trading!

L’investissement est quelque chose de plus intime ! Il est certes influencé par des idées de base comme le capital et la durée d’investissement, mais bon nombre d’autres choses peuvent influencer.

Et c’est là que nous sommes tous différents !

– Est-ce que tu veux dire que nous aurons chacun notre façon de penser et d’agir face à un investissement?

– Effectivement, Marc: nous sommes tous différents…

 

Nous sommes tous différents!

Explique-moi pourquoi…

Comment se fait-il que chacun ait sa manière d’investir?

Nos investissements varient selon nos envies, notre humeur du moment, nos influences externes, notre expérience propre.

Si cela n’était pas le cas, nous aurions tous le même portefeuille puisque nous avons tous accès aux mêmes produits ou quasiment.

Pour ma part, je peux vous illustrer ces propos par quelques exemples personnels concernant certaines lignes de mon portefeuille « investissement » long terme.

 

Mon portefeuille d’investissement à long terme

Alors, Ludovic, parle-moi de ton portefeuille investissement à long terme. Et surtout dis-moi pourquoi et en quoi il reflète ta personnalité et non celle de ton voisin.

 

Coca-Cola (KO): sentimentalisme

Étant adolescent, j’ai collectionné tous les goodies de la marque, ma chambre était remplie d’objets. Alors une fois possible, j’ai acheté mes premières actions de la marque, c’était comme le summum de la collection.

Devenir un peu propriétaire de cette marque qui m’a fait rêver. Je les garde encore aujourd’hui comme quelques autres objets de valeurs de cette collection d’enfants!

Apple (AAPL) : comme tout le monde

Autour de moi, tout le monde possède quelques actions AAPL, les fonds d’action US aussi, tous.

De plus, la société possède une aura économique indéniable depuis de nombreuses années. Alors voici quelques années, je me suis dit, moi aussi je dois en avoir un peu….

Umicore (UMI) : patriotisme

Je voulais investir dans une société qui serait un acteur du secteur de l’automobile électrique. Secteur promis à un bel avenir.

Donc en cherchant le meilleur parti, le meilleur dossier, la meilleure analyse technique, je suis arrivé à une petite liste.

Il fallait faire un choix, dans cette liste, il y avait une action BELGE. C’est uniquement cela qui a fait pencher la balance, parmi d’autres sociétés aussi valables.

Voilà en quelques exemples les divers facteurs qui peuvent influencer nos choix, selon nos envies du moment, notre humeur.

 

Choisir sa manière d’investir…

C’est pour cela que je pense qu’il n’y a pas une bonne manière d’investir. Il faut choisir sa manière celle qui vous correspond.

Car si le marché s’écroule, se retourne, vous connaitrez les raisons profondes qui vous ont fait investir dans ces lignes et vous accepterez, plus facilement, vos pertes.

Sachant que sur le long terme, vous aurez finalement raison!

 

J’espère que cet article vous a plu et que cela vous aidera à développer chez vous le questionnement pour tout ce que vous faites de votre argent. Car investir est un art!

Je crois qu’il est important pour connaitre sa manière d’investir, de se poser des questions en lien avec les raisons de notre investissement et la façon de protéger et de faire croitre son capital dans un but précis.

Marc Blais, CPA, CGA

 

Ludovic Leclerc

Ludovic Leclerc sa façon d-investirDe formation scientifique, Ludovic est un autodidacte de l’analyse technique. Il commence un simple blog en 2009 qui connait un certain succès.

En 2011, il ouvre une activité professionnelle complémentaire et il donne des avis techniques sur divers actifs, ses clients sont des particuliers.

Il a travaillé pour Binckbank Belgique, le Magazine trader’s mag, le groupe AVA TRADE et ce en qualité d’analyste marché ou comme fournisseur de contenu dont le sujet a toujours été l’analyse technique.

Il a également donné quelques conférences avec divers partenaires dont le contenu était toujours l’analyse technique.

Depuis octobre 2017, il travaille au sein de AXA Banque Belgique, il a été repéré par un groupe de gérant, dans ce groupe, il est chargé de la gestion épargne et placements pour les clients.

Depuis janvier 2018, il est coach et formateur en trading, il enseigne sa méthode et effectue le suivi des étudiants durant une année.

 

Mentions légales: Les informations financières et légales fournies étant de nature générale, il est nécessaire de consulter un conseiller en placement, un fiscaliste, un avocat ou tout autre spécialiste avant de prendre toute décision financière ou juridique.

Catégories
Investir intelligemment, penser autrement !

Investir en bourse est-il vraiment le plus rentable sur le long terme?

Tout le monde sait qu’investir en bourse est ce qu’il y a de plus rentable à long terme!

Dans le domaine de l’investissement, comme dans plusieurs domaines, il existe des croyances. Une de celles-là est à l’effet qu’investir en bourse est plus rentable à long terme que d’investir dans les titres à revenu fixe (comme les obligations et les certificats de dépôts).

Mais est-ce toujours vrai?

Un siècle de rendement boursier, selon Ben Graham

Au chapitre 4 de son livre L’investisseur intelligent, Graham étudie le comportement du Dow Jones (DJIA) et du S&P 500 de1900 à 1970.

Il distingue principalement 3 phases :

  • De 1900 à 1924, il y a eu une alternance de cycles haussiers et baissiers qui duraient entre 3 et 5 ans. Le rendement annuel moyen était de 3% par an environ.
  • Ensuite, il y a eu un marché haussier suivi de la Grande Dépression de 1929. Jusqu’en 1949, le marché a eu des fluctuations irrégulières. Et sa performance moyenne a été de 1,5% par an. Autant dire qu’en 1949, le nombre de personnes enthousiastes à l’idée d’acheter des actions était considérablement réduit. Était-ce le temps d’acheter?
  • Évidemment, par la suite, le marché fut fortement haussier jusqu’en 1969 ! Il y a bien eu deux récessions importantes en 1956-57 et 1961-62. Mais de courtes durées, et suivies d’une reprise fulgurante. La performance moyenne du DJIA de 1949 à 1969 a été de 11% par an, sans compter les dividendes, qui étaient d’environ 3,5% par an. En 1969, tout le monde pensait que de tels résultats pouvaient continuer indéfiniment…

Et c’est alors que le DJIA s’est effondré de 37% !

La performance de 1949 à 1971 s’est alors établie à 9% par an pour le S&P 500.

Par ailleurs, l’évolution des bénéfices des entreprises a à peu près été constamment en hausse. Il n’y a que deux décennies de baisse (1891-1900 et 1931-1940), ce qui justifie la viabilité d’avoir une partie de ses investissements dans des actions à long terme de manière consistante.

Le ratio cours/bénéfice par action des indices de l’indice S&P 500 n’était que de 6,3 pour le S&P 500 en juin 1949, alors que le dividende était de 7%.

Quand les rendements boursiers et obligataires vont d’un extrême à l’autre

En mars 1961, le PE était de 22,9 pour un dividende de 3%. En d’autres termes, on pouvait acheter les actions de sociétés américaines en ne payant que 6,3 fois leurs bénéfices en 1949. Alors qu’en 1969, il fallait payer 22,9 fois leurs bénéfices, soit environ 3,6 fois plus cher !

Et entre temps, les taux des obligations sont montés de 2,6% en 1949 à 4,5% en 1961. Voilà qui dénote un vrai changement d’attitude envers les actions entre les deux époques. On était clairement prêt à payer les bénéfices des entreprises du S&P 500 beaucoup plus cher en 1961 qu’en 1949.

Bref, le passage des rendements d’un extrême à l’autre doit éveiller la plus grande précaution chez l’investisseur, car cela peut indiquer que le marché actions est surévalué.

En se référant au marché boursier en 1972, Graham dit qu’il faut être prêt à affronter une chute du marché actions pour engranger des profits supérieurs. Le futur lui donnera raison avec la terrible récession de 1973-1974… (Source de cette section)

Voyons le rendement comparatif des actions et des obligations?

Voyons attentivement le rendement comparatif des actions et des obligations au cours de deux longues périodes, soit de 1946-2012 (66 ans) et de 1982-2012 (30 ans).

Il est important de se souvenir que les rendements passés ne sont pas toujours garants des rendements futurs.

Toutefois, on sait que plus on considère une longue période en arrière, moins on devrait se tromper. Généralement, en tout cas!

Les chiffres qui suivent me viennent d’une étude de Desjardins qui s’intitule « Rendement des grandes classes d’actif à long terme ». L’étude date de 2013. Elle exclut donc les excellents rendements boursiers des quatre dernières années. Et j’en suis bien conscient.

Mais, il s’agit d’une étude qui mesure les rendements comparatifs des actions et des obligations canadiennes pour deux longues périodes. Soit :

[table id=1 /]

Des statistiques sur 66 ans et 30 ans

Pour la période 1946-2012, le rendement des actions canadiennes a surpassé celui des obligations de 10 ans du gouvernement canadien par près de 3 %. Impressionnant!

Toutefois, pour la période de trente ans de 1982 à 2012, le taux moyen annuel de rendement de la Bourse de Toronto a été de 9 % approximativement. Et le rendement des obligations canadiennes garanties par l’état, de tout près de 11 %!

Ces chiffres contredisent vraiment la croyance indiquant qu’investir en bourse soit plus rentable que d’investir dans les obligations à long terme.

Mais comment expliquer cela?!

Au cours de la période de 12 ans (2000-2012), le marché boursier canadien a augmenté de 5,4 %. Tandis que sur la même période de 10 ans, les obligations du gouvernement canadien ont rapporté 7,4 %!

Encore un revers pour la croyance voulant qu’il soit toujours plus rentable d’investir dans les actions!

Il faut dire que les années 2000-2009 ont été une décennie perdue pour la bourse avec un rendement boursier moyen annuel de 5,7 % au Canada et -0,09 % aux États-Unis!

Pour la même période de 10 ans, les rendements des obligations d’état de durée fixe de 10 ans ont été respectivement de 6,7 % et 5,9 %.

Quel sera le rendement de la prochaine décennie (2010-2019)?

En théorie, tant que les taux obligataires restent bas et que l’économie semble bien performer, la bourse devrait générer plus de rendement que les obligations.

Mais la vérité, c’est que personne ne le sait vraiment!

Investir en bourse est-il toujours le plus rentable?

La croyance voulant qu’investir en bourse rapporte un rendement supérieur aux autres catégories d’actif est vraie si vous aviez investi sur le marché américain. Mais pas au Canada.

En effet, le marché boursier américain a réellement donné des rendements supérieurs aux obligations américaines de 4,7 % sur 66 ans et de 1,3 % sur 30 ans.

Faudrait-il donc penser investir uniquement sur le marché américain?

Pas nécessairement. Tout change très rapidement. Et on se rend compte depuis quelques années déjà que la production mondiale et l’économie en général se déplace rapidement vers l’Asie…

1 Investir en bourse comporte souvent des avantages fiscaux

Plusieurs pays offrent un avantage fiscal à investir dans les actions au lieu des obligations. Cela incite les investisseurs à prendre plus de risque et ainsi, stimuler leur économie.

Nous ne traiterons pas des différents avantages fiscaux ici. Mais, selon votre situation fiscale (il vaut mieux consulter), le profit lors de la vente des actions ainsi que le revenu de dividende pourrait vous coûter moins cher en impôt que les revenus d’intérêt.

2 Pour investir en bourse, il faut aussi être à l’aise avec sa volatilité

La volatilité se définit comme étant la variation (positive ou négative) de valeur dans le temps.

Et c’est cette volatilité non désirée qui fait peur autant aux petits investisseurs comme vous et moi qu’aux grands investisseurs institutionnels du monde entier.

La volatilité, c’est en quelque sorte le prix à payer pour profiter d’un meilleur rendement à long terme.

3 Bien choisir son gestionnaire

Pour investir avec succès en bourse, il faut bien choisir ses gestionnaires.

Il est connu que 80 % des gestionnaires ne réussissent pas à faire mieux que la moyenne.

Et comme la moyenne se traduit par l’indice boursier, vous pourriez tout simplement acheter l’indice boursier (sous la forme d’un fonds indiciel via un ETF). Plutôt que de mandater un gestionnaire ou de tenter vous-même de faire mieux… que la moyenne.

Mais si vous avez déjà un gestionnaire qui obtient de bien meilleurs résultats que la moyenne sur le long terme – et j’en nomme quelques-uns dans mon livre -, vous pourriez allouer une partie de votre patrimoine aux différents marchés boursiers du monde.

Marc Blais 

Catégories
Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement !

Warren Buffett: profitez des corrections boursières!

Les corrections boursières sont la hantise de plusieurs investisseurs.

Pourtant, Warren Buffett, sans doute un des meilleurs investisseurs de notre époque, pense très différemment!

Voici ce qu’il dit des corrections boursières:

Un bon investisseur doit savoir bien évaluer le risque de chaque investissement.

Le marché boursier ne reflète pas toujours la vraie valeur d’un investissement.

Warren Buffett

Les corrections boursières selon Warren Buffet

Pour Warren Buffett, les corrections boursières représentent seulement une baisse temporaire des cours boursiers. Et c’est donc pour lui, un temps idéal pour profiter des rabais. Il n’en fait pas un drame, loin de là!

En somme, c’est comme si votre magasin de vêtements préféré offrait un rabais de 20 %, 30 % ou même 50 % sur un produit que vous convoitez depuis longtemps.

Que feriez-vous?

Seriez-vous triste ou engagé?

Sachant la vraie valeur des produits que vous convoitez depuis longtemps, vous en profiteriez, n’est-ce pas?

Buffett fait exactement cela!

Il achète graduellement des actions de ses compagnies préférées et il les garde très longtemps.

Pour Buffett, le Boxing Day (les soldes de Noël) a lieu lors d’un Bear Market, lors une correction boursière ou après un krach boursier!

 

Un Bear Market

Un Bear Market se définit comme une période de baisse assez longue au cours de laquelle le marché boursier subira une baisse de 20%.

Historiquement, une baisse comme cela se produit en moyenne tout les 4 à 6 ans.

Et pour votre information, le dernier Bear Market s’est terminé en 2009!

Êtes-vous prêt? Et surtout êtes-vous liquide?

 

Une correction boursière

Lorsqu’il y a une baisse de 10 % des indices boursiers, nous appelons cela une correction boursière.

Il s’agit d’une baisse généralement de courte durée qui ébranlera surtout les investisseurs inconscients de la volatilité inhérente aux marchés boursiers.

Plusieurs en profiteront pour augmenter leur participation dans des titres de qualité qui auront trop baissé…

 

Un krach boursier

Un krach boursier, ça énerve tout le monde. Sauf ceux qui ont beaucoup de liquidité!

Car une baisse drastique des cours boursiers, c’est pénible à voir sur un état de compte de nos placements.

Le plus célèbre krach boursier est, bien sûr, celui de 1929.  Alors que les cours avaient baissé de 25 % en un seul jour, un certain 24 octobre 1929.

On en parle encore!

 

Warren Buffett a raison!

Warren Buffett est quand même la 3e fortune mondiale!

Et il a conservé un rendement moyen impressionnant de 20,4 % depuis 1965! C’est un rendement vraiment impressionnant en comparaison au rendement moyen de 9,7% de l’indice S&P500 pour la même période.

Rappelez-vous ce truc pour réussir dans un domaine; il faut faire comme les meilleurs. Et, si possible, les côtoyer!

Mais, vous me direz que Warren Buffet est très riche! Et qu’il a les moyens de tout faire…

En fait, oui il est riche. Mais il ne l’a pas toujours été! Et c’est ce qui fait d’ailleurs sa force. Puisqu’il a développé des qualités d’investisseur en lien avec la volatilité.

Une des stratégies d’investissement le plus rentable de Buffett a été de conserver des liquidités pour profiter des baisses de marché.

Car Buffett sait par expérience qu’un marché boursier ne fait pas que monter… Et qu’il y a toujours des périodes de repos, de stabilité, de consolidation et de baisse plus ou moins longues.

Aussi, c’est nous de savoir en profiter!

Et tout ça est à notre portée dans la mesure où – tout comme lui – nous adoptons une vision à très long terme.

Évidemment, je parle de ceux qui investissent sur un horizon de plus de 10 ans. Cette vision convient à certains de nos investissements, comme pour notre fonds de retraite.

Mais il ne s’agit pas de copier tout ce que font les plus riches!

Puisqu’il faut savoir lier notre façon d’investir à notre personnalité.

Et à notre plan financier.

 

Les corrections boursières et votre personnalité

Cette approche vous convient-elle?

Pensez-vous pouvoir vivre avec la grande volatilité des marchés boursiers actuels et futurs?

Car cette volatilité n’est pas faite pour tout le monde. Malgré ce que disent certains!

Et vous n’êtes pas une poule mouillée si vous dormez mal avec vos placements actuels. Aussi, soyez à la fois lucide et honnête avec vous-mêmes!

Peut-être aussi que vous confondez la volatilité avec le risque, même certains professionnels de l’investissement font cette erreur, selon Warren Buffett.

Continuez de me lire et… investissez intelligemment!

Marc Blais

Catégories
Investir dans l'or et l'argent Investir dans les sociétés minières Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement !

Saurez-vous profiter du nouveau cycle minier?

Un aspect incontournable à la réussite d’un bon investisseur minier est de savoir reconnaitre le début d’un cycle minier haussier et la fin d’un cycle minier baissier.

Et dans le cas qui nous occupe, on cherche l’arrivée du nouveau cycle minier haussier!

 

Mes 3 signaux d’un cycle minier haussier

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de trois signaux qui confirment généralement le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Vous pourrez éventuellement juger par vous-même si ces trois signaux sont en accord avec votre propre perception, mais pour moi c’est clair qu’un nouveau cycle minier est en cours. Plusieurs prédisent même que ce sera le meilleur cycle minier haussier du siècle!

On connait l’importance d’investir au début d’un nouveau cycle minier, pour profiter au maximum du cycle minier et gagner énormément d’argent avec les minières.

Cependant, ce qu’il faut vraiment savoir, c’est de comment reconnaître le début d’un cycle minier haussier?

À mes yeux, un nouveau cycle minier haussier a débuté au tout début de 2016.

 

GDXJ cycle minier haussier

Ce tableau monte un très long cycle minier baissier. Si j’arrondis, on retrouve, entre 2011 et 2016, un haut de 180 et un bas de 20, soit une impressionnante dégringolade du ETF des moyennes et petites capitalisations boursières du secteur minier, de l’ordre de 90%!

En 2016, on a remonté à 50, soit une hausse rapide de 150%!

En avril 2019, on est encore autour de 32…

Nous sommes au tout début de ce qu’on anticipe être un super cycle minier

Et voici trois des signaux les plus importants que j’utilise pour détecter le début d’un nouveau cycle minier haussier.

 

1 La phase de capitulation

Il y a toujours une phase de capitulation avant une reprise boursière des sociétés minières.

Rick Rule

Depuis plusieurs années, je suis conférencier au Mining & Investment Latin America Summit à Lima. Aussi, j’ai saisi cette occasion en 2015, pour interviewer un des meilleurs experts au monde en investissement minier. Il s’agit de Rick Rule de la firme d’investissement Sprott, spécialisée dans le secteur des ressources.

Nous avons discuté de l’état réel de l’économie mondiale et de la crise financière actuelle, qui perdure depuis 2008.  En fait, Rick Rule et moi partageons passablement le même point de vue sur le taux d’inflation réel en comparaison du taux d’inflation officiel. Tout comme nous soupçonnons que les données officielles sur le taux de chômage soient trop positives, que la fragilité du secteur bancaire soit sous-estimée et que la valeur de notre monnaie soit en péril!

Bref, nous avons tous les deux de bonnes raisons de croire que la crise financière soit loin d’être terminée. Enfin, il existe le danger de plus en plus sérieux de bulles financières, comme celles de l’immobilier et celles des marchés boursiers.

Ebook investir dans les mines et métaux en début de cycle minierÉvidemment, nous pensons qu’investir intelligemment dans les métaux précieux et dans certaines matières premières sélectionnées est une des meilleures stratégies disponibles.

Écrivez moi pour recevoir gratuitement le Guide investir dans les mines et métaux.

Maintenant, la question est; quand est-ce que le nouveau cycle minier haussier reprendra pour de bon?

Mais tout d’abord pour compléter l’explication sur mes 3 signaux, voici ce que nous dit la longue expérience de Rick Rule. Selon lui, la fin d’un cycle minier baissier coïncide toujours avec une phase de capitulation des sociétés minières cotées en bourse.

 

Qu’est-ce qu’une phase de capitulation?

Une phase de capitulation à l’intérieur d’un cycle minier se définit par une période au cours de laquelle les leaders de l’industrie minière décident qu’ils en ont assez d’attendre le prochain marché boursier haussier.

Ces dirigeants, l’élite des sociétés minières, considèrent alors qu’ils ont suffisamment attendu que le cours boursier de leurs sociétés actions n’augmente. Ils choisissent alors de financer leurs meilleurs projets miniers maintenant. Et au prix actuel du marché! Même si ce prix est vraiment faible.

Rick Rule: ils acceptent donc de lever du capital aux conditions actuelles du marché même s’ils considèrent que le prix de leurs actions est très bas.

Ils en ont assez d’attendre, ils veulent que leurs projets avancent!

nouveau cycle minier haussier - Rick RuleRick Rule me confiait aussi qu’il se souvenait d’une période de capitulation en particulier, celle de juillet de l’an 2000.

Après 30 mois de marché minier baissier, des entrepreneurs miniers chevronnés comme la famille Lundin, Robert Friedland, Bob Quartermain et Ross Beaty en ont eu assez d’attendre! Et ils décidèrent d’accepter les termes du marché afin de mettre en valeur leurs projets miniers.

Se référant à cette période, il ajouta:

Ces compagnies commencèrent rapidement à générer de bonnes nouvelles…

Et le prix de leurs actions a doublé en moins d’un an. Et il a doublé de nouveau l’année suivante!

Entre 2000 et 2002, la performance de ces sociétés minières a évidemment attiré l’attention de quelques investisseurs!

Et éventuellement, de plus en plus d’investisseurs… ont investi!

Ce qui a eu pour effet de propulser le marché vers le haut, pour quelques années! C’est ainsi que se créé: a new mining bull market (un nouveau cycle minier haussier).

 

À propos de la capitulation du secteur minier en 2015…

la peur d'investir dans le secteur minierJ’avais évidemment ce souvenir à l’esprit lorsque je rencontrai à nouveau Rick Rule  lors d’une convention minière à Vancouver en 2017. Et j’ai alors vérifié son point de vue sur la capitulation du secteur minier.

J’étais curieux de connaître son opinion car à mes yeux, il n’y avait pas eu de vraie capitulation du secteur minier en 2015 et pourtant, on a clairement assisté au tout début de 2016 à un nouveau cycle minier haussier!

Alors que s’était-il passé?

Marc : Je n’ai pas noté de capitulation en 2015. Et pourtant, un nouveau cycle minier haussier est né en 2016. Que s’est-il passé?

Rick : Tu as raison Marc. Il n’y a pas eu de capitulation complète cette fois-ci…

Marc : Mais comment expliquer cela?

Rick : Je soupçonne que cette fois-ci, l’arrivée des taux d’intérêt négatifs instaurée par les banques centrales (qui pénalise l’épargnant en lui enlevant tout rendement sur son capital) a été le déclencheur du nouveau cycle minier haussier.

Clairement, mon signal #1 n’a pas fonctionné cette fois! Voyons pour mon second signal…

 

2 Le découragement de l’investisseur minier

nouveau cycle minier haussierUne des meilleures façons d’investir et c’est d’ailleurs là un secret des investisseurs dans la valeur; c’est d’investir une portion de son capital dans des secteurs ou dans des entreprises négligés, sous-évalués et même détestés.

Avouons qu’actuellement, les sociétés minières se qualifient facilement comme un des secteurs les plus négligés et mal aimés par les investisseurs. Et c’est comme ça depuis quelques années déjà! 

Si vous voulez vérifier, faites le test avec vos amis investisseurs.

Demandez-leur innocemment ce qu’ils pensent d’investir dans le secteur financier, actuellement.

Ensuite, parlez-leur de l’immobilier.

Et enfin, regardez bien leur réaction lorsque vous déclarez que vous croyez que les sociétés minières sont nettement sous-évaluées...!

Vous saurez alors s’il est encore temps d’investir dans le nouveau cycle minier haussier!

 

3 Quand les coûts de production sont supérieurs au prix de l’or!

nouveau cycle minier haussierMalgré ce que l’on raconte, le marché n’est pas toujours efficient! C’est d’ailleurs là-dessus que Warren Buffett a bâti son succès.

Et il arrive à l’occasion, et quelques fois durant plusieurs années, que les coûts de production d’une once d’or, d’une once d’argent, d’une livre de cuivre ou d’une livre d’uranium dépassent largement le prix de vente de ces métaux.

Et c’est ce qui se produit actuellement!

Bien que l’on puisse facilement comprendre qu’une situation comme celle-là est insoutenable à moyen et à long terme, cela pourrait bien perdurer encore quelques mois ou années…

J’en sais quelque chose, ayant survécu à plusieurs crises du secteur minier, alors que j’étais CEO de sociétés minières!

Quand les producteurs produisent à perte, c’est un signal très clair à l’effet qu’un revirement est en cours. Car cette situation n’est pas viable à long terme!

D’une part, on sait que les prix vont remonter à court ou à moyen terme.

D’autre part, on ne sait vraiment pas quand! Et personne ne le sait…

En somme, la bonne nouvelle de ce signal c’est que c’est seulement une question de temps avant que le prix des métaux remonte. Et que marché des sociétés minières ne se redresse…

La question est: êtes-vous assez patient?

Lorsque le secteur minier produit une once d’or ou d’argent à un coût plus élevé que le prix de vente, je sais que je ne peux pas me tromper!

Personnellement, c’est un de mes signaux d’investissement préférés dans le secteur minier!

Ce signal est un signe très solide à l’effet qu’un revirement de marché est en gestation.

Par contre, j’ai déjà vécu des périodes (pourtant totalement insoutenables pour les producteurs de métaux) qui se sont prolongées beaucoup plus longtemps que la patience de l’investisseur moyen! Et aussi, j’oserais dire, de la mienne!

 

L’once d’or se produit à un coût supérieur au prix international

L’or se produit encore en 2018 à un coût supérieur à son prix sur le marché international.

Et cette situation persiste depuis déjà quelques années.

Pourquoi est-ce que je parle de prix inférieur au coût de production alors que la majorité des sociétés minières affichent des profits?

Eh bien, c’est parce que le calcul du coût complet d’une once d’or, le AISC (all-in-sustainable-cost), n’inclut pas toutes les composantes du coût de production futur d’une once d’or. C’est pourquoi le chiffre que j’avance diffère des AISC publiés.

Mon chiffre et ceux de plusieurs analystes que j’ai consultés convergent vers un coût total de 1400 $US l’once d’or.

On est donc bien loin de 1100US$!

Pourquoi?Livre L'art d'investir à sa façon

Un des éléments qui explique cet écart, ce sont les frais d’exploration et de développement qui sont souvent radiés des livres (impairment). Puisque ces coûts disparaissent des livres, ils ne seront jamais amortis lorsque la mine sera de nouveau en production. (Je traite plus en détail de cette situation dans mon livre L’art d’investir à sa façon.)

Avec un cout de production futur de 1400 $US de l’once, on comprend mieux pourquoi il y aura peu de nouvelles mines en opération au cours des prochaines années!

Et c’est d’ailleurs ce qui explique que le nombre de nouveaux projets miniers et de nouvelles mines est en sérieuse baisse.

Le manque d’investissement en exploration et développement dans de nouveaux projets miniers affectera bientôt à la baisse le niveau mondial de la production aurifère.

Et c’est ce qui fera monter le prix des métaux!

Enfin, un nouveau cycle minier haussier!

Le secteur minier est toujours une extraordinaire opportunité d’investissement en début de cycle.

Un investisseur minier aguerri peut espérer multiplier son investissement par dix et même plus lors d’un cycle minier haussier.

Mais, comme vous l’avez constaté, la difficulté est d’établir le bon moment pour entrer.

Et aussi, pour en sortir!

Car il y aura aussi un risque de tout perdre vos profits accumulés en fin de cycle minier, si vous ne sortez pas assez rapidement.

Il faut donc être prudent si vous n’avez jamais expérimenté l’investissement dans les minières. Aussi, la prudence de base consiste à ne pas trop investir dans un seul secteur et dans une seule société. Surtout, si on ne s’y connait pas encore suffisamment!

Si vous avez aimé cet article, partagez-le avec quelqu’un qui aimerait apprendre à mieux investir dans les sociétés minières et se protéger de la prochaine crise financière.

Marc

Catégories
Investir dans l'or et l'argent Investir dans les sociétés minières Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement !

Comment investir et faire face aux réalités de la crise économique?

C’est tout un défi de percevoir les différentes réalités de la crise économique à travers les journaux, les statistiques et les analyses plus ou moins opaques.

C’est pourquoi j’ai tenté une courte synthèse de la situation de crise que nous vivons, en tentant d’y voir plus clair quant à nos options comme investisseur.

 

L’effet Trump et les marchés boursiers

Dès l’élection de Trump en novembre 2016, nous avons tous noté que le prix de l’or a baissé subitement dans les jours qui ont suivi. Ce qui pourrait être interprété comme un signe de confiance.

Mais l’effet Trump qui s’est manifesté positivement sur les marchés boursiers jusqu’à maintenant pourra-t-il se maintenir quelques mois ou quelques années de plus?

Je n’en sais rien. Mais, je crois que l’effet Trump se dissipera éventuellement et que les réalités de la crise économique nous rattraperont. Ce n’est qu’une question de temps!

Et je crois aussi que le prix de l’or sera remontera vers les niveaux atteints en 2011. Et probablement plus!

Ce qui est clair, c’est que Trump:

  • Ne pourra pas réduire la dette américaine et
  • qu’il ne pourra pas non plus empêcher la création monétaire de se poursuivre intensément aux États-Unis, étant donné qu’il aura besoin de beaucoup d’argent pour son grand programme d’infrastructures et pour la baisse d’impôt aux entreprises.

Toutefois, un élément positif pourrait nous surprendre. La situation de l’emploi qui pourrait s’améliorer en raison de ces investissements massifs. Surtout si le gouvernement de Trump mettait en application ses menaces de protectionnisme.

Mais là aussi, tout peut changer rapidement…

Et que se passera-t-il le jour où de plus en plus de gens soulèveront la question: comment les Américains rembourseront-ils cette dette accumulée de 20 trillions $? (Note: 1T=1000 milliards)

 

Les promesses de Trump  

Le président américain est perçu comme étant la personne la plus puissante au monde.

Et bien que je ne crois que très peu aux politiciens en général pour améliorer l’état du monde (!), il faut être vigilant. Car ils peuvent quelques fois être dangereux pour nos investissements.

Aussi, pour le bien de vos finances, mieux vaut s’en méfier plus que moins!

J’ai constaté au fil des années – et cela m’a rendu de plus en plus méfiant face aux politiciens – que ceux-ci font, une fois au pouvoir, tout à fait le contraire de ce qu’ils avaient promis lors de leur campagne électorale!

Trump avait déjà renversé plusieurs de ses promesses électorales avant même d’être assermenté!

En effet, le président américain s’est déjà contredit à plusieurs reprises (il lui arrive même de se contredire au cours la même journée!):

  1. Il a confirmé qu’il ne poursuivrait pas Hilary Clinton en justice.
  2. Il n’a pas encore conclu sur le cas du fameux mur avec le Mexique. Mais on a tous compris que, soit cela ne se fera pas, soit cela se fera aux frais des US!
  3. Et il a choisi de s’entourer de financiers du secteur bancaire américains, malgré tout ce qu’il a dit contre les grandes banques lors de sa campagne.

Nous constatons donc déjà plusieurs promesses que Trump ne respectera pas

Aussi, on se demande bien ce qu’il pourra changer face aux réalités de la crise économique actuelle…

 

Que fera Trump face aux réalités de la crise économique?

Je crois qu’il lancera son important programme d’infrastructures pour donner un coup de pouce à l’économie américaine. Tout comme la Chine l’a fait après 2008.

Il donnera l’image de quelqu’un qui veut relancer l’économie américaine. Et cela pourrait avoir un impact très positif sur le prix des métaux de base (cuivre, zinc, plomb).

Son plan d’infrastructure aura donc un certain impact sur l’économie mondiale. Mais, ce ne sera pas suffisant pour enrayer la décroissance économique globale actuelle.

Et ce malgré les chiffres positifs publiés récemment. Car la croissance économique actuelle est biaisée par un facteur important; le taux d’inflation réel!

Quel impact le programme d’infrastructure aurait-il sur l’économie?

On peut s’attendre à une légère croissance, possiblement.

Et aussi à un endettement irréversible!

 

La situation réelle du marché de l’or

La réalité du prix de l’or, c’est qu’au prix d’environ 1300$ US, les réserves des producteurs miniers continuent de s’épuiser de jour en jour.

De plus, il faut maintenant quinze ans pour mettre une nouvelle mine en production. Alors qu’il y a une vingtaine d’années, on parlait d’une moyenne de sept ans!

Le coût de production d’une once d’or est élevé

Si l’on considère les vrais chiffres des coûts de production totaux d’une once d’or au niveau mondial, on arrive en pratique à 1400 $US, en moyenne.

(NB: Je sais que les chiffres officiels sont inférieurs à ce chiffre, mais ils ne tiennent compte ni des mines et des zones minières fermées qui pourraient rouvrir rapidement lorsque le prix de l’or augmentera. Les chiffres officiels excluent aussi certaines subtilités comptables…)

 

La demande pour l’or augmentera

Selon le World Gold Council, il existe plusieurs tendances majeures qui alimenteront la demande pour l’or en 2018 et les années à venir.

Aussi, la demande pour l’or continuera d’augmenter!  Car il devient de plus en plus clair – autant pour les pays les plus pauvres (comme l’Inde) que pour les pays plus riches – que l’or est, depuis toujours, la meilleure manière de se protéger en temps de crise

 

Doit-on investir dans l’or ou à la bourse?

Êtes-vous de ceux qui croient:

  1. Qu’un système monétaire doit absolument contenir de l’or?
  2. Que chaque coupure de papier-monnaie (dollar ou euro) imprimée doit avoir une garantie, une contrepartie forte?
  3. Et qu’un système bancaire de confiance (géré par les banques centrales) doit protéger cette garantie forte et son principe?

Si oui, sachez qu’actuellement, ce n’est plus le cas!

Les États-Unis ont abandonné le principe de l’étalon-or en 1971

On a vu dans l’histoire que lorsque les politiciens ne sont pas forcés de respecter les principes d’une monnaie forte, celle-ci s’affaiblit lentement mais sûrement sur plusieurs années.

Voici le résultat – sur le prix de l’or – depuis que le président Nixon a décidé de mettre fin à la convertibilité du dollar en or en 1971.*

Trump et l'or - rendement de l'or et du S&P500 et Dow de 1971 et 2016.

(*Le CAC40 n’a pas été considéré, car il n’inclut pas les dividendes comme c’est le cas pour le Dow et le S&P500.)

Le prix de l’or est libellé en $US, ce qui permet une saine comparaison avec les indices boursiers américains.

On constate une appréciation évidente de l’or face aux marchés boursiers!

Pourquoi?

Hum… Serait-ce, entre autres, en raison de la perte de valeur du dollar américain?

Et aussi, la perte de valeur de notre monnaie (j’inclue le Canada et l’Europe) implique une perte de notre pouvoir d’achat.

Serait-ce que le taux d’inflation officiel est beaucoup plus élevé que le taux d’inflation réel? 

Si oui, on comprendrait mieux pourquoi on a le sentiment de s’appauvrir d’année en année…

Ce qui explique que, pour se protéger face aux réalités de la crise économique, plusieurs milliardaires ont augmenté leur pondération en or.

 

Comment faire face aux réalités de la crise économique?

Plusieurs gestionnaires de portefeuille m’ont confié en privé qu’ils n’ont jamais vu autant d’incertitude sur les marchés. (Certains de ces conseillers ont jusqu’à 40 ans de carrière!)

Est-ce un signe?

Pour moi, cela implique que des changements drastiques vont se produire. Et que cela pourrait être assez pénible!

Quand cela se produira?

Je ne sais pas. Dans deux mois, dans deux ans, qui sait?  

Personne ne sait. Surtout pas les gourous!

 

Investisseurs, c’est le temps de vous protéger!

Mais SVP, n’attendez pas l’évènement qui catalysera cette crise financière qui perdure depuis 2008

Protégez-vous dès maintenant!

Vous avez bien souscrit à une assurance habitation sans savoir si et quand un incendie pourrait se produire! Alors, protégez-vous de la crise!

 

Les obligations d’état sont-elles encore un placement sûr en 2018?

Une des réalités de la crise économique est certainement la situation des titres obligataires des gouvernements, une classe d’actifs qui a été historiquement considérée le refuge des investisseurs en temps d’instabilité boursière.

L’an dernier, lors du Mining&Investment Latin America Summit, un ami conférencier a justement souligné l’importance du grave problème des dettes gouvernementales des pays industrialisés.

LES DETTES DES GOUVERNEMENTS NE SERONT JAMAIS REMBOURSÉES, a-t-il prédit.

Il ajouta que: depuis le début des années 1960, les États-Unis n’ont jamais montré un budget positif, une seule année…!

Les Américains financent évidemment leur déficit avec de la dette, qui s’accumule encore et encore!

Il faut savoir que la dette américaine a été multipliée par 22 depuis les 36 dernières années!

Donc, si vous investissez dans des obligations d’état en pensant que c’est un placement sûr (comme cela a été le cas par le passé), vous vous trompez!

Et si parce que vous êtes canadien ou européen, vous pensez que cette réalité n’existe qu’aux États-Unis, détrompez-vous!

Les chiffres d’endettement par rapport au PIB sont très similaires au Canada, en Europe, en Chine et au Japon.

Pensez tout de suite à comment vous pouvez protéger vos investissements s’il advenait que les dettes d’états ne soient pas honorées!

Protégez-vous et protégez l’avenir de votre famille!

 

La tendance de l’or et des minières pour 2018-2020

Les signaux sont contradictoires sur l’avenir à court terme du prix de l’or. Mais l’avenir à moyen terme semble pratiquement assuré quand on regarde les fondamentaux de l’or, de l’argent et du platine.

En effet, la demande continue d’augmenter pour ces trois métaux précieux tandis que l’offre diminue graduellement…

De plus, leur coût de production complet et réel se situe tout près de leur prix de vente. C’est un « sure shot » pour qui veut investir comme un contrarian à moyen et long terme.

Alors que faire à court terme?

 Il est impossible de prévoir l’avenir, mais on peut essayer de l’anticiper.

Il est toujours très difficile de capter les tendances à court terme d’un marché. Les meilleurs analystes que je connais n’y arrivent qu’à peu près 50% du temps!!

Tout comme vous, je cherche (depuis vingt-cinq ans) le gourou qui me dira quand acheter au plus bas et vendre au plus haut, mais je n’ai pas encore trouvé!

Personnellement, je ne prends pas le risque de tenter de prévoir des mouvements de marché à court terme. J’investis soit sur le moyen terme (3 à 5 ans) ou sur des occasions particulières de marché que je sais reconnaître.

Je suis bien sûr conscient des différents risques inhérents aux réalités de la crise économique actuelle. C’est pourquoi, j’investis dans l’or et les sociétés minières en suivant cette approche, peu importe l’impact Trump, aura sur le prix de l’or et sur les marchés.

Et en tenant compte que l’on est au début d’un nouveau cycle minier haussier qui génèrera de très beaux profits!

Merci de me suivre!

Marc Blais

Catégories
Investir dans l'or et l'argent Investir dans les sociétés minières Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement !

Est-il encore possible d’éviter une crise financière majeure?

Sera-t-il possible d’éviter une crise financière majeure alors qu’une crise financière perdure depuis déjà 10 ans?  Malgré ce que disent les gouvernements; la crise de 2008 est loin d’être terminée!

D’ailleurs, ni Trump, ni Macron, ni Trudeau ni personne d’autre ne peuvent changer que des changements socioéconomiques majeurs vont se produire.

Mais pourrons-nous éviter une crise financière majeure?

Des changements structurels importants doivent émerger si l’on veut que cette crise financière prenne fin!

Car cette crise financière est d’abord une crise de la dette, publique et privée. Les chiffres de l’endettement sont si importants que ce niveau est tout simplement insoutenable sur le long terme.

La réalité, c’est que ces dettes sont – depuis plusieurs années déjà – impossibles à rembourser! Sauf si…

Sauf si l’inflation (ou plutôt l’hyperinflation) règle le problème… Mais ce serait à quel prix?

Notre crise, je dis notre crise car elle est mondiale, en plus d’être à la fois monétaire, bancaire, boursière, immobilière, obligataire et bien sûr… elle est politique.

Et enfin, cette crise est sociale, comme le démontre le mécontentement populaire partout dans les économies développées.

 

L’actualité pour oublier la crise

En lisant les journaux ces temps-ci on a quelques fois l’impression que le danger vient principalement de Trump!

Ou peut-être de Poutine? Ou même de Kim Jong-un ?

Et cela peut nous faire partiellement oublier les vrais problèmes financiers; soit l’endettement irréversible des gouvernements d’Amérique, d’Europe et d’Asie.

Et c’est sans compter le niveau record d’endettement d’une portion importante des ménages en Europe et en Amérique du Nord.

Trump a beau encore menacer de construire le mur avec le Mexique , je crois toujours qu’il ne fera pas grand-chose d’autre que de mêler les cartes et de brouiller les esprits! Et c’est là qu’il y a un vrai danger pour nous, les investisseurs! 

Car il faudra être ou devenir des investisseurs intelligents.

L’investisseur qui se laissera brouiller les esprits par tout ce bruit médiatique risque de perdre beaucoup d’argent!

Plusieurs investisseurs considèrent les déclarations journalières et intempestives de Trump si importantes qu’ils en oublient leur vision de l’investissement!

Aurions-nous soudainement oublié l’ampleur des déficits annuels et cumulés des gouvernements américain, chinois, japonais, canadien et européen?

Ce tableau interactif de la dette publique mondiale, dont la source est le Fonds Monétaire International (FMI), vous rappellera qui sont les pays experts de l’endettement mondial.

Croire que les gouvernements vont solutionner la crise, c’est faire l’autruche.

Protégez-vous, ça presse!

 

Quel risque prendrez-vous?

En fait, vous pouvez, soit espérer que tout se passe bien et que les gouvernements pourront – par magie – nous éviter une crise financière majeure. Ou bien, réagir et tenter de protéger votre avenir et celui de votre famille.

Vous devez considérer le risque d’une crise financière majeure comme un risque dont les probabilités sont très difficiles à évaluer, mais dont l’impact serait potentiellement catastrophique!

Ce risque pourrait se comparer au risque d’incendie de votre maison. Comme je présume que vous êtes bien assuré dans ce cas, pourquoi ne pas faire pareil pour vous éviter une crise financière personnelle?

 

L’exemple de la Syrie!

Le 7 avril 2017, l’armée américaine frappait par surprise la Syrie avec 59 bombes. Toute la planète était tournée vers Trump et les États-Unis. Certains espéraient que cela continue, d’autres que l’on s’arrête là.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est qu’à la fois la Syrie et la Russie aient été prévenues à l’avance de ces frappes surprises!

Selon une autre source européenne, les dommages militaires occasionnés par ce bombardement ont été pratiquement nuls. L’armée syrienne ayant eu tout le temps nécessaire de retirer (pratiquement) tout son arsenal militaire avant le bombardement américain, lequel n’a fait aucun mort du côté des militaires syriens.

 

La stratégie de diversion a fonctionné!

Mais le résultat politique espéré semble avoir été atteint car:

Son intervention, saluée par les alliés de Washington, lui permet de momentanément faire passer au second plan l’affaire de l’ingérence russe dans la campagne électorale, qui ne cesse de rebondir et empoisonne son début de mandat. Dernier épisode en date: Devin Nunes, le président de la Commission du renseignement du Congrès, contraint de se récuser.

En provoquant une réaction courroucée de Vladimir Poutine, Donald Trump se défait des accusations de relations troubles avec Moscou. Les frappes américaines permettent également de masquer les difficultés du président américain sur le plan intérieur, avec la difficile confirmation de la nomination du juge Gorsuch à la Cour suprême, l’échec de l’abrogation de l’Obamacare et les tensions dans son entourage proche. LeTemps

 

Le taux de chômage officiel aux États-Unis

L’exemple des chiffres du chômage…

En décembre 2016, les premiers chiffres officiels du chômage étaient si positifs que c’en était surprenant! (C’était comme si quelque chose d’extraordinaire s’était soudainement produit sans que personne ne l’ait remarqué…)

Et à peu près en même temps, les chiffres de l’emploi au Canada ont battu un record des cinq dernières années.

Sauf que ces chiffres sont fréquemment révisés par la suite!

On pourrait aussi parler du taux d’inflation réel qui me semble très loin du taux d’inflation officiel…

Plus je regarde les données économiques officielles sur le chômage aux États-Unis et plus je me dis qu’ils sont loin de refléter la réalité.

Car si l’on décidait soudainement de ne plus exclure des statistiques de sans-emploi tous ceux qui ne reçoivent plus de prestations, tous ceux qui vivent de l’assistance sociale ou qui travaillent maintenant à temps partiel ou à un salaire moindre, on obtiendrait le taux réel.

Et ce taux ne serait certainement pas 5%! 

 

L’immobilier souffrira de la hausse des taux d’intérêt

Peu importe ce qui arrivera avec Trump au cours des prochaines années – certains disent qu’il pourrait même être destitué! – les taux d’intérêt pourraient bien avoir déjà atteint leur bas historique. Bien que je serais surpris qu’ils augmentent rapidement, vu la faiblesse réelle de l’économie!

Trump n'évitera pas la crise financière - Tbill 10 ans

Source: Rendements des Tbill 10 ans

Les taux d’intérêt sur les T-Bills américains d’une durée de 10 ans n’ont cessé de baisser depuis…  1981!

 

Plus de 35 ans de baisse de taux d’intérêt !

On savait que cela se terminerait un jour, mais rarement a-t-on vu une si longue période de marché obligataire haussier! (Quand les taux baissent, la valeur marchande des obligations à taux (plus élevé) augmente).

D’ailleurs, cette baisse constante des taux d’intérêt, depuis 35 ans, ne peut s’expliquer que par l’intervention divine de nos gouvernements et… des banques centrales.

Les taux pourraient-ils remonter? Bien sûr, tout est possible ! 

Mais un jour, les taux d’intérêt remonteront pour de bon… Et là, l’immobilier et l’économie mondiale souffriront!

Entre autres, parce que la santé financière des jeunes ménages est déjà grandement fragilisée par le niveau élevé d’endettement!

D’ailleurs, une étude mentionnait récemment que quand les taux d’intérêt augmenteront de 1%, la hausse soudaine des coûts d’emprunt pourrait entraîner une baisse de 30 % du prix des maisons, et même la faillite d’une institution financière canadienne prédit la SCHL, qui a élaboré plusieurs scénarios catastrophes. 

Et si les taux américains continuaient à baisser et devenaient négatifs comme en Europe?

Alors, l’immobilier continuerait à monter et la bulle se poursuivrait encore quelques mois, ou quelques années. Personne ne sait!

En fait, l’immobilier est un excellent placement et une très bonne protection contre les crises.

La bulle immobilière en Chine le prouve.

Les Chinois n’ont confiance ni en leur gouvernement ni en leur banque. Alors, ils achètent de l’or et de l’immobilier. Ils ont créé une super bulle immobilière!

On voit donc qu’il sera difficile d’éviter une crise financière majeure.

J’espère juste que tout cela n’éclatera pas en même temps!

 

L’impact d’une hausse des taux d’intérêt 

Les obligations d’état sont un placement à risque. Pourquoi?

D’abord, parce que les émetteurs (les gouvernements) ne peuvent présentement plus rembourser le capital emprunté, sans emprunter à nouveau!

Certains états vont même jusqu’à emprunter pour payer les intérêts!

Ensuite, parce que lorsque les taux d’intérêt augmenteront, il y aura deux impacts:

  • Les obligations de votre portefeuille perdront de la valeur sur le marché. (Qui voudrait d’une obligation à un taux inférieur?) Si par exemple vous possédez une obligation d’une durée résiduelle de 5 ans qui rapporte 1% de moins que le marché, votre obligation vaudra environ 5% de moins!  Sauf si vous choisissez de conserver votre titre obligataire jusqu’à l’échéance. Mais si vous avez investi dans un fonds de titres obligataires, vous serez à perte!
  • Il sera encore plus difficile pour les gouvernements de vous payer, car leur déficit augmentera davantage en raison de hausse des dépenses d’intérêt. Sauf si, bien sûr, ils réussissaient à continuer à emprunter… Mais il y a une fin à ça!

Non, décidément, et surtout malheureusement, on ne pourra éviter une crise financière majeure!

 

Éviter une crise financière majeure ou s’en protéger?

Heureusement pour vous, il y a des solutions pour se protéger.

Vous pourriez, par exemple, décider d’investir dans l’or et profiter du cycle minier haussier. À vous de voir!

Enfin, si vous avez des commentaires ou des questions, écrivez-moi:

Marc Blais

Catégories
Investir dans l'or et l'argent Investir dans les sociétés minières Investir en temps de crise Investir intelligemment, penser autrement ! Les livres de l'investisseur intelligent

« En bourse, investissez dans la valeur! » de J-M Eveillard

Le livre « En bourse, investissez dans la valeur! » de Jean-Marie Eveillard est un livre pour les puristes de la valeur. Êtes-vous comme Peter Lynch, Warren Buffet, Benjamin Graham et plusieurs autres illustres investisseurs?

Croyez-vous que les marchés boursiers ne sont pas efficients?

Heureusement qu’il y a encore des gens qui croient à l’efficience des marchés, car autrement, peu d’entre nous ne pourraient exercer leur jugement et faire beaucoup d’argent!

C’est le cas de Jean-Marie Eveillard qui a battu les principaux indices de référence sur une impressionnante période de 26 ans! Il est d’ailleurs considéré le Warren Buffet de la France!

Ce livre est un peu une rencontre personnelle avec Jean-Marie Eveillard

Dans son livre, M. Eveillard nous explique les principes et les raisons de l’investissement dans la valeur.

Il nous enseigne comment combiner les principes de Benjamin Graham avec l’approche avantage compétitif à long terme de Warren Buffett. Avec sa méthode, vous pourriez gagner beaucoup plus en Bourse qu’en investissant dans les indices (FNB indiciel).

Car durant quelques décennies, il a su concentrer ses investissements dans des entreprises sous-évaluées avec un bon potentiel de croissance à long terme. Et les résultats qu’il a obtenus le rendent suffisamment crédible pour que vous lisiez son livre!

En voici donc quelques pépites.

 

L’investissement dans la valeur est à la fois simple et difficile!

Voici, dans les mots de Jean-Marie Eveillard, le principe de l’investissement dans la valeur :

La plupart du temps les perspectives à court terme sont sombres pour les entreprises que nous finissons par acheter, à cause de raisons spécifiques à l’entreprise ou d’autres raisons cycliques.

Les meilleures opportunités se trouvent généralement dans une compagnie qui est confrontée aujourd’hui à de mauvaises perspectives à court terme. Et qui était auparavant le chouchou de la communauté des investisseurs dans la croissance. Et quand ses problèmes en viennent aujourd’hui à être considérés comme permanents.

Si vous pensez que les problèmes rencontrés ne sont pas vraiment permanents, vous pouvez faire un investissement très attrayant s’il s’avère que vous avez raison.

 

À propos de Wall Street et de Buffett

Quand je suis de bonne humeur, je me dis : « Wall Street n’est rien de plus qu’une machine de promotion. » Le reste du temps, je me dis : « Wall Street est un repaire de voleurs. »

Jean-Marie Eveillard n’aime pas la mentalité de Wall Street et il écorche au passage l’approche technique qui selon lui, ne fonctionne que si suffisamment de monde y croit…

Pour lui, l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers est une plaisanterie qui a du mal à s’éteindre!

Les investisseurs dans la valeur essaient de penser de façon indépendante. C’est pourquoi nous n’aurons jamais deux investisseurs dans la valeur qui obtiendront la même valeur pour une entreprise, explique-t-il.

Contrairement à ce que veut faire croire Wall Street, investir n’est pas si compliqué!

Investir, c’est simple, mais ce n’est pas facile.

Warren buffet

La difficulté d’investir à la Buffet est qu’il faut exercer son jugement. Ce qui explique sans doute l’absence de popularité de la méthode Buffet. Et ce malgré des résultats stupéfiants!

 

L’avenir des marchés…

Et les marchés, pour leurs parts, se comportent occasionnellement de façon erratique. Mais lorsque qu’investisseur intelligent a bien fait son travail, qu’il connaît bien la valeur intrinsèque d’une entreprise, alors il peut en profiter!

Comme le soulignait avec humour Benjamin Graham, l’avenir ne peut être connu.

L’avenir est incertain

Benjamin Graham

 

Investissez dans la valeur sur le long terme

M. Eveillard souligne qu’il n’y a pas que lui et Buffet qui obtiennent des rendements supérieurs à la moyenne sur le long terme. Plusieurs études ont prouvé son point de vue. (Je traite également de ce sujet au chapitre 5 de mon livre Le Guide de l’investisseur intelligent.)

Il se défend bien d’être une marque comme plusieurs fonds de placement qui dépensent énormément en publicité. Ceux-ci sont d’ailleurs gérés par des gens de marketing!

Il ne resterait aujourd’hui qu’environ 5 % de gestionnaires professionnels dans la valeur. La raison de cela?

Un investisseur dans la valeur est un investisseur à long terme. Connaissez-vous beaucoup d’investisseurs à long terme aujourd’hui? Regardez autour de vous…

Pourtant, il est bien plus facile de prévoir ce qui se passera dans disons 10 ans que dans un an!

L’investisseur dans la valeur ne recherche ni à compétitionner les indices boursiers à court terme ni à rester à tout prix dans le troupeau des gestionnaires de son créneau. Ce qui veut dire qu’il accepte d’avance, que de temps en temps il sera à la traîne des indices

 

Investissez dans la valeur, mais acceptez d’être à la traîne des indices!

En outre, Jean-Marie Eveillard précise qu’être à la traîne des indices n’est pas facile… Et cela lui est arrivé à quelques reprises!

La plupart des fonds de placement sont des fonds indiciels déguisés. Autrement dit, leurs portefeuilles restent proches de l’indice afin de ne pas être à la traîne de l’indice à court terme. En d’autres termes, ils n’osent pas sortir du troupeau. Et s’ils le font et que cela ne donne pas très vite satisfaction, ils retournent rapidement dans le troupeau…

Il ne faut pas chercher à nager à contrecourant tout le temps! Mais seulement quand c’est approprié…

Et il ajoute: il faut que cela soit dur, sinon tout le monde le ferait!

Investir dans la valeur exige aussi beaucoup de travail!  Car il existe peu de recherche de qualité disponible. Il faut donc faire le plus gros du travail seul…

 

Et l’économie mondiale, doit-on en tenir compte?

Le plus gros de la croissance économique qui s’est produite aux États-Unis — et parfois ailleurs — a été alimenté par un grand boom de crédit qui a commencé dans les années 1980.

Nous sommes aujourd’hui dans un nouvel environnement économique et financier indéterminé. Car en raison de la récente crise financière, des mesures absolument sans précédent ont été prises par les autorités financières, depuis 2008.

Pourtant cela ne date pas d’hier. M. Eveillard se rappelle, en 1998, avoir vécu le sauvetage du Long Term Capital Management (LTCM) comme une indication de l’extrême fragilité du système financier

 

Et la crise financière?

C’est clair pour Jean-Marie Eveillard que la crise financière est loin d’être terminée.

Aujourd’hui nous sommes entrés dans une époque où les fonds monétaires ne rapportent presque rien parce que la Reserve Fédérale manipule de façon éhontée les taux d’intérêt. En jouant contre les intérêts des épargnants.

La devise à suivre était autrefois « épargnez et investissez » et aujourd’hui c’est plutôt « empruntez et consommez ».

En les poussant vers des actifs risqués comme les actions, puisque les produits à taux fixe ne rapportent presque rien, l’investissement dans les actions est donc devenu l’investissement « par défaut ». Et c’est un développement dangereux d’autant que les taux d’intérêt vont remonter à un moment ou à un autre.

Le futur ne peut pas être connu.

Mais les risques de l’économie actuelle justifient de détenir de l’or, selon Jean-Marie Eveillard.

 

L’or a-t-il sa place dans un portefeuille?

La raison d’être de l’or physique dans un portefeuille diversifié c’est de protéger notre portefeuille lors d’évènements extrêmes qui aboutissent — dans la plupart des circonstances — à la chute des marchés boursiers mondiaux.

Ce que Jean-Marie Eveillard aime de l’or?

L’or n’est la dette de personne, il ne peut pas être imprimé ni dévalué.

Jean-Marie Eveillard

Quand on regarde l’histoire récente, on s’aperçoit que le système classique de l’étalon-or a prévalu jusqu’à la Première Guerre mondiale. Après la guerre, une grande partie du monde a dérivé vers une version faible de l’étalon-or. Et en 1944, l’accord de Bretton Woods en donna une version plus faible encore. Finalement, en 1971, Nixon a suspendu la convertibilité du dollar américain en or grâce à laquelle les autres états pouvaient échanger leurs dollars contre de l’or.

Et donc, nous sommes maintenant, et depuis 45 ans, dans un système d’argent papier pur. Et l’histoire de tels systèmes est tout sauf encourageante.

Ainsi, le regretté Peter Bernstein (auteur du formidable livre The power of gold) avait coutume de dire que l’or offre une protection contre les évènements extrêmes. Et, « une petite position dans l’or est toujours recommandée ». Dans mon esprit, mais les positions diffèrent, 10 % est un bon chiffre.

Au-dessous de 10 %, la position ne présente que peu d’intérêt, et au-dessus cela devient de la spéculation.

 

Acheter de l’or physique ou acheter des minières?

Si comme investisseur, vous considérez l’or comme une monnaie, alors, vous achèterez des lingots.

Si vous voulez un levier sur le prix de l’or, alors vous investirez dans les sociétés minières. Règle générale — bien que cela ne se soit pas vérifié au cours des dernières années… – lorsque le prix de l’or varie de 10 %, le prix des actions du secteur minier varie de 30 %.

 

Investir dans un fonds de placement?

investissez dans la valeurJean-Marie Eveillard qui a géré les Fonds First Eagle a obtenu des résultats impressionnants sur le long terme. Son fonds, le Fonds First Eagle Global a battu l’indice de référence par 4 % avec un rendement annualisé moyen de 15,7 % de 1979 à 2004, soit une période de 26 ans. Ce n’est pas rien!

Il fait quand même la différence entre un fonds de placement efficace et tous les autres fonds qui n’arrivent pas à battre l’indice de référence.

Ou vous possédez un bon fonds de placement qui dépasse l’indice sur le long terme ou vous devriez tout simplement investir dans un fonds indiciel!

Il y a et il y aura toujours des titres sous-évalués par le marché. Il y en a présentement aux États-Unis, en Europe et en Chine, selon lui.

Jean-Marie Eveillard nous prévient tout de même du risque chinois :

L’une des raisons pour lesquelles l’économie chinoise s’en est aussi bien tirée après la crise financière, c’est grâce à la gigantesque expansion du crédit orchestré par les autorités dans le cadre de cette économie planifiée. Et la phase d’expansion va se transformer en phase de récession, d’une façon ou d’une autre…

 

Investir dans les sociétés holding?

Jean-Marie Eveillard aime bien les sociétés holding qui détiennent des positions dans plusieurs compagnies. Et dont les managers décident quand il est temps d’acheter ou de vendre leurs participations.

Ces valeurs peuvent représenter de très bons investissements si la holding peut être acquise avec un fort discount sur la valeur nette des actifs sous-jacents. Et si les managers sont à la fois compétents et eux-mêmes des actionnaires majeurs de la holding. Car leurs intérêts seront alignés sur ceux des actionnaires.

De tels titres ne sont pas sans rappeler les fonds fermés dotés d’actifs de qualité, gérés par de bons managers et s’échangeant à discount sur la valeur de l’actif net du fonds.

Les investisseurs dans de tels véhicules peuvent engranger un double bénéfice. La réduction ou la disparition du discount provoquée par une avancée du prix de la part, plus rapide que celle de l’actif net du fonds. Et une avancée de l’actif net provoquée par une appréciation des business sous-jacents.

 

Investissez dans la valeur comme Jean-Marie Eveillard, Warren buffet ou Benjamin Graham?

À la question « que pensez-vous de l’économie », Benjamin Graham (qui se rappelait trop bien de la crise de 1929) répétait à la blague : « l’avenir est incertain! ».

C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une marge de sécurité dans l’investissement, chose encore plus appropriée aujourd’hui que jamais, selon M. Eveillard.

 

Accepter de souffrir pour gagner!

Être un investisseur dans la valeur implique que vous devez accepter de souffrir! Oui, car être un investisseur dans la valeur, c’est être un investisseur à long terme.

Et cela implique d’accepter que de temps en temps — et durant quelques années — vous soyez en retard sur l’indice. Ce qui est une autre façon de dire que vous allez souffrir!

Et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas tant de gens qui sont intéressés à investir de cette façon. Mais si vous croyez aussi fortement que moi que l’investissement dans la valeur a non seulement du sens, mais que cela marche, alors il n’y a pas vraiment d’alternative crédible. »

 

Graham, Buffet ou Eveillard?

L’approche de Graham est statique, quantitative et focalisée sur les états financiers. Benjamin Graham ne tente pas de se projeter dans l’avenir pour évaluer les aspects qualitatifs d’une société.

La force de Buffet a été de trouver de rares sociétés dotées d’avantages compétitifs soutenables et qui allaient demeurer aussi remarquables dans dix ans. Dans ces situations, l’escompte par rapport à la valeur intrinsèque du titre est faible ou inexistant. Mais nous gagnons de l’argent par la croissance de cette valeur intrinsèque.

Le risque avec l’approche Buffet c’est que si nous nous trompons en ce qui concerne « l’avantage compétitif soutenable », le résultat peut être désastreux! Avec l’approche Graham, le fort escompte sur une valeur fondamentale minimise ce risque.

Jean-Marie Eveillard et ses gestionnaires ont valsé entre ces deux grandes approches durant toutes ces années…

Est-ce que vous investissez pas dans la valeur? Sinon, quelle est votre approche?

Marc Blais