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J’ai réussi à vaincre mes peurs!

J’ai vécu des expériences traumatisantes que j’ai réussi à surmonter à force de volonté, de foi, d’espoir, de persévérance. Et aussi, beaucoup grâce à l’aide de la médecine, de la psychiatrie, de la psychologie et de la spiritualité.

Marlène Leblanc

Comment je suis arrivée à vaincre mes peurs

Je vous partage quelques-uns de mes trucs qui m’ont aidé à vaincre mes peurs telles que la claustrophobie et la peur des foules.

Je ne sortais plus de chez moi!

Moi qui ne sortais plus de chez-moi, j’ai commencé à prendre l’autobus avec un chapelet dans le creux de ma main.

Ce qui pour moi représentait une sécurité, puisque j’avais maintenant la foi en Dieu.

J’avais peur de l’ascenseur!

J’ai commencé à prendre l’ascenseur en commençant par monter un étage. Et redescendre par l’escalier jusqu’à ce que je puisse me rendre au dernier étage d’un édifice.

J’avoue que ce fut difficile mais petit à petit, j’y suis arrivée.

À force de persévérance et de volonté, j’y suis parvenue!

Aller à un spectacle était impossible pour moi!

Aller à un spectacle dans une salle de concert était impossible car je devais sortir en pleine représentation!

J’étouffais et je croyais que j’allais perdre conscience…

C’était la même chose dans les endroits clos (même au resto)…

Et dans une file d’attente ou au supermarché, je devais partir avant de tomber dans les pommes!

Ma solution au début a été d’accepter de prendre une médication pour m’aider à réduire l’anxiété. Ensuite, j’ai suivi plusieurs thérapies et j’ai eu de l’aide psychologique. Et j’ai participé à des groupes de soutien.

Des organismes aussi m’ont aidée en me procurant un sentiment d’appartenance, de compréhension et d’espoir d’un bonheur possible un jour.

 

Les 5 étapes que j’ai suivies pour vaincre mes peurs

Pour arriver à vaincre mes peurs, j’ai suivi les étapes suivantes :

  1. D’abord, il faut accepter que la vie a été difficile pour soi.
  2. Ensuite, il est indispensable de demander de l’aide extérieure (psychologue, groupes de soutien, atelier de croissance personnelle, être suivi par un médecin (possibilité de médication temporaire ou permanente, selon le cas).
  3. Il est bon de rechercher en soi le contact avec le divin qui sommeille en nous, souvent à notre insu.
  4. Et développer une spiritualité par des conférences sur l’Amour de Soi, de groupes de soutien spirituel, des lectures spirituelles qui deviennent une nourriture pour l’esprit et l’âme. Le contact avec la nature est également très apaisant et guérisseur.
  5. Enfin, se trouver une personne de confiance, ami ou conseiller à qui on peut tout révéler sans rien devoir omettre de nos peines ou nos blessures profondes. Et pouvoir partager les moins beaux moments où l’on s’est laissé aller à détester et à maudire la vie et les autres à cause d’un trop grand manque d’amour. Ou si on s’est servi de la manipulation, de la pitié – faire pitié pour attirer l’attention des autres (les proches surtout) – afin de se sentir aimé. Même si tous ces comportements n’apportaient que des résultats temporaires…

 

Le mécanisme de la peur

Les peurs proviennent des blessures subies.

BLESSURES (Peurs) PROVOQUENT
Abandon Dépendance
Rejet Manque
Humiliation Compensation
Injustice Isolement
Trahison Solitude
Amour Anxiété
Amitié Angoisse
Les peurs Panique

Le travail sur soi, sur ses blessures ouvre la porte vers l’Amour de soi. Ça prend un grand ménage, un nettoyage des vieilles émotions et des peurs qui ont été camouflées, qui ont été enfouies au plus profond de soi parce que ça faisait trop mal.

Car elles sont toujours présentes et font encore souffrir de toutes sortes de façon.

Dès qu’un évènement ou une situation similaire à celle qui a déjà été vécue survient, la blessure est réactivée et provoque des réactions et des émotions douloureuses.

Alors, un travail sur soi est essentiel pour retrouver l’estime de soi, la confiance en soi, la joie, la paix, le pardon, etc.

Ce travail de longue haleine se fait au fil du temps et il n’y a pas de plus belle et grande VICTOIRE!

 

Comment je suis parvenue à vaincre mes peurs

Mes peurs ont été provoquées par des blessures de l’enfance et de l’adolescence.

J’ai vaincu mes peurs en les confrontant au fur et à mesure. À petits pas, un jour à la fois.

Mes principales peurs étaient :

La peur d’être abandonnée, la peur du rejet, la peur des foules, la peur des endroits clos, la peur des hauteurs, la peur d’être remarquée, la peur de parler en public, la peur que l’on m’adresse la parole et la peur de ne pas être aimée.

Mais ma plus grande PEUR à ce moment-là était qu’on fasse attention à moi! Car il aurait fallu que je réponde quelque chose et je ne sentais rien!

Je me sentais inutile, inexistante car j’ai cru les mots que l’on m’avait dit toute petite…

Je m’étais coupée de toutes émotions à cause de trop de souffrance, sans en être consciente, bien sûr.

Alors, il a fallu d’abord que je pose des gestes de désespoir comme tenter de mettre fin à mes jours…

Ces évènements ont mis sur ma route un médecin compatissant qui m’a fait comprendre que j’avais besoin d’une aide immédiate et qu’il allait faire le nécessaire pour me secourir.

Et cette fois, j’ai accepté d’être secourue…

Ensuite, je suis entrée en thérapie, en clinique où j’ai été confrontée à mes démons intérieurs.

Il a d’abord fallu que je subisse l’étape de désintoxication. Car j’abusais depuis longtemps de médicament contre l’anxiété et de somnifère. J’en prenais en grande quantité et la cure de désintox a été très éprouvante et difficile.

J’ai vécu des souffrances physiques intenses mêlées d’hallucinations et de panique. Bref, pour moi, cela a été un passage obligé.

Ensuite, il y a eu la période de thérapie intensive faite de confrontation, de questionnements et de colère.

 

J’avais à faire un choix!

Et enfin, d’acceptation de me reprendre en main et de comprendre. Surtout, d’intégrer que lorsque j’étais une enfant, je n’avais pas le choix de me soumettre alors que devenue adulte, j’avais à faire un choix.

Soit je resterais une victime ou bien je me servirais de mes expériences de vie comme d’un tremplin pour aller plus loin!

C’est le choix que j’ai fait et la vie est devenue plus supportable pour moi.

Après cette thérapie que j’ai appelée Thérapie par la raison et qui a duré plus de deux ans. J’avais en moi toujours ce vide… Ce manque au fond de moi qui n’était pas comblé.

J’avais la connaissance, la compréhension de ce qui m’était arrivée. Mais il y avait quand même ce vide. Donc, j’ai recommencé à consommer des médicaments pour alléger mon anxiété, mon manque d’Amour…

Et un jour, alors que j’étais attablée dans un bar et que j’étais à nouveau désespérée, un homme s’est approché de moi et m’a dit : tu sembles triste, ton esprit, tu le nourris comment?

J’étais étonnée et même abasourdie que l’on me pose cette question.

Je n’ai pas répondu et il a insisté:  ton esprit, tu le nourris comment?….

– Ton corps a besoin de nourriture pour vivre et ton esprit aussi, alors, tu le nourris comment?

J’ai levé la tête et il avait disparu…

 

Mon réveil, mon éveil

Ouf! Quel réveil j’ai reçu à ce moment-là!

Je suis retournée chez moi à l’instant et en arrivant à la maison, j’ai ouvert une bible que j’avais reçue en cadeau il y avait plus de 20 ans de cela et que je n’avais jamais ouverte…

Et là, je suis tombée sur une parole de Jésus qui disait : venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau et je vous soulagerai.

Cette parole m’a sauvé la vie…

J’ai pleuré toute la nuit à gros sanglots. Et au matin, j’ai vécu une libération de cette angoisse qui m’étreignait depuis si longtemps. Et de là j’ai commencé à cheminer.

Pour connaître et entendre parler d’Amour, je me suis tournée vers Dieu.

En premier lieu, j’ai recommencé, comme quand j’étais petite à aller à l’église, à écouter des sermons, à faire des séminaires de la vie dans l’Esprit.

J’ai été bénévole dans une maison de prières pendant plusieurs années jusqu’à ce que je comprenne que la religion n’est pas nécessairement la spiritualité.

Je me suis alors tournée vers l’Amour universel, sans restriction, sans dogme ni contrainte.  Et là j’ai été comblée au-delà de mes espérances!

Et depuis, j’ai fait des formations et des formations et des formations…

Pour enfin me connaître, savoir qui je suis et quelle est ma plus grande force, quelle est ma mission sur cette planète.

Et maintenant, ce qui m’habite en permanence c’est l’Amour inconditionnel.

Marlène Leblanc, conseillère en relation d’aide.